Des déficits abyssaux devenus incontrôlables, comme ça a été le cas dans d’autres Etats membres de l’U.E. ; Bruxelles qui malicieusement fait pression pour faire encore plus, sachant qu’on s’apprête à dépasser les bornes du raisonnable : face aux dictats de Bruxelles, de l’Allemagne, de partenaires de l’UE et du FMI, en quoi pourrait consister, par exemple, une « politique » de « charlots » ?

Maîtriser la dépense publique, c’est très bien, mais ça ne suffit pas.

Restreindre les moyens de l’Etat, c’est bien, mais ça ne suffit pas, et c’est même franchement « à côté de la plaque » quand ça ne produit aucun effet véritable sur le redressement de notre économie, et qu’en plus les services publics s’en trouvent dégradés.

Supprimer les « niches » fiscales, c’est bien mais ça ne suffit pas, et c’est même franchement idiot et inutile lorsque, avant d’avoir été baptisées « niches », elles avaient une réelle utilité sociale, pour une certaine justice fiscale et sociale.

Ne pas relever les tranches du barème de l’impôt sur le revenu c’est bien, mais ça ne suffit pas, et c’est même carrément contre-productif : agissant sévèrement sur le pouvoir d’achat des ménages moyens jusqu’à ceux les plus défavorisés, c’est un coup de frein brutal pour ne pas dire un coup d’arrêt que l’on donne à la consommation : partant, le même effet se fait sentir sur la production, l’embauche, le chômage, les investissements, les fermetures et délocalisations d’entreprises.

Supprimer la grande majorité des charges déductibles du revenu global, comme supprimer la quasi-totalité des charges ouvrant droit à une réduction ou à un crédit d’impôt, par les fameux « coups de rabot », c’est bien, mais ça n’est pas suffisant et c’est même totalement imbécile, inique, irréfléchi. Si ces réductions ou crédits d’impôts ont été un jour instaurées, ce n’était pas pour le plaisir de distribuer des cadeaux fiscaux à certains, mais pour répondre à une politique, économique, favorisant l’achat de tel ou tel bien, la réalisation de tels ou tels travaux, ou de tels ou tels investissements, toutes choses dont la visée était de relancer à la fois la production dans les secteurs concernés, donc l’embauche et l’investissement, la consommation aussi, donc de faire rentrer de grandes quantités de recettes dans les caisses de l’Etat.

Obliger les gens à travailler beaucoup plus longtemps, c’est bien, mais ça n’est pas suffisant, et ça ne tient compte que de statistiques globales, non d’innombrables situations particulières. De plus penser que, parce que les statistiques disent qu’hommes et femmes vivent en moyenne plusieurs années de plus grâce aux progrès de la science, et en tirer la croyance que tous nos concitoyens sont obligatoirement concernés par ce bain de jouvence, c’est purement idiot là aussi : nombreux sont ceux qui n’ont pas, hélas, cette chance de vivre aussi longtemps et en bonne santé ! Si donc on prend la responsabilité de faire travailler les gens de façon à ce qu’ils ne puissent pas prendre leur retraite avant d’avoir fêté leur 70 ème anniversaire voire plus, il faudra certainement que nos entreprises prévoient dans leurs murs, la présence d’un médecin et d’un service médicalisé, avec défibrilateur, etc…

Retirer aux retraités et pensionnés la bonification due au nombre d’enfants qu’ils ont élevés, c’est bien mais ça ne sera pas suffisant, et de surcroît, anti-natalité : si une bonification a de longue date été instaurée, c’est pour les mêmes raison que le complément familial l’a été, ainsi que les allocations familiales ! Revenez sur ces dispositions, et dans quelques années, la France aura remplacé l’Allemagne, niveau natalité…, avec les conséquences nombreuses qui en découlent…

Diminuer la retraite ou pension de celles et ceux qui sont déjà inactifs, c’est bien mais ça ne suffira pas, et c’est là encore, contre-productif : les retraités et pensionnés sont parmi ceux qui consomment encore un peu, et pour les plus lotis d’entre eux, voyagent. Réduire de 15 ou 20% leur retraite serait, pour reprendre une expression qui se trouve dans le dictionnaire et le jargon politique : « minable ». C’est l’enterrement assuré de la consommation, et de nombreuses fermetures d’entreprises et de commerces, donc une hausse massive du chômage.

Que penser alors d’une « politique » gouvernementale dont le seul outil est le rabot ? Supprimer, tout le monde sait le faire : inutile d’avoir fait les Grandes Ecoles pour ça, ni de se regarder dans le blanc des yeux en face à face autour d’une table de conseil des ministres pendant des heures. C’est facile. Il faut se méfier de ce qui est facile. La facilité va souvent de pair avec l’incompétence, la volonté affichée de ne pas vouloir rechercher les vraies solutions, l’iniquité, l’injustice, pour ne pas dire simplement… la bêtise.

Comment peut-on croire, que tout gouvernement se prétendant sérieux, compétent, à l’écoute des administrés que nous sommes tous, appliquerait de telles « recettes » (qui se résument en fait à un seul et unique moyen : le rabotage) ?

Non ! Un gouvernement « aux responsabilités » (et responsable), se voulant sérieux, compétent, et juste, ne chercherait pas purement et simplement et uniquement à enlever, à reprendre d’une main ce qu’il a donné de l’autre (« donner c’est donner ; reprendre c’est voler »), faire des coupes sombres, raboter ! Il chercherait des voies novatrices, libérant enfin le marché du travail et de l’emploi, rendant enfin nos entreprises, petites, moyennes et grandes, et nos industries plus compétitives à l’international, il diminuerait significativement le poids des prélèvements obligatoires qui pèse sur tous les employeurs, pas de façon gratuite mais avec des contreparties, et à court terme, des embauches, des CDI, empêchant des cessations ou délocalisations, maintenant et créant des emplois, et à court terme donc, produisant les mêmes effets, la consommation des ménages serait relancée, l’économie repartirait réellement, avec au final des rentrées d’argent substantielles dans les caisses de l’Etat.

Car que fait en fin de compte un Etat qui sert les boulons de partout, coupe les robinets, rabote, rogne, restreint, revient sur les avantages acquis, sans jamais se préoccuper d’apporter aux pourvoyeurs d’emplois, comme aux employés, ouvriers, salariés en général, et aux retraités, LA bouffée d’oxygène qui permettrait d’accepter et de supporter tout cela ? Un Etat qui pratiquerait ainsi est un Etat qui s’appauvrirait lui-même, inévitablement.

 

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Inverser la courbe du chômage avant la fin de cette année…

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Au cours de sa dernière conférence de presse, de même qu’à l’occasion de ses rencontres avec les partenaires européens, et de divers déplacements, y compris dans des entreprises qui menacent de déposer le bilan et de licencier en masse, le Président de la République n’a de cesse de marteler « qu’il s’est engagé à inverser la courbe du chômage avant la fin de cette année, et qu’il s’y tiendra ».

Nous allons entamer le mois de juin, et dans la continuité, les deux mois de grandes vacances, qui traditionnellement nous éloignent pour un court moment des soucis du quotidien. L’affirmation du Chef de l’Etat pourrait donc prêter à sourire, et même à rire, s’il n’y avait pas derrière cela, des vies et carrières menacées, des souffrances et du désespoir. Certains esprits malins pourraient même répondre, à ceux qui diraient que l’affirmation de M. Hollande n’a pas de sens, que si, au contraire, elle a un sens ! l’inversion d’une courbe: celle du chômage !

Inutile de se mettre en frais de rappels économiques théoriques, le bon sens devrait suffire. Aujourd’hui, il n’est perçu nulle part, dans aucun secteur , et dans aucune structure , le moindre commencement de début de frémissement de reprise de notre économie, et tout le monde cherche quelles mesures secrètes, invisibles apparemment, auraient bien pu être prises afin de favoriser le redémarrage de l’emploi des jeunes, des moins jeunes, et des seniors.

Avec les grandes vacances qui s’annoncent, cela nous reporte donc… à septembre prochain. Fort de ce constat, nul ne voit par quel miracle, les statistiques de septembre se trouveraient meilleures que les dernières publiées, catastrophiques.

On est par conséquent en droit de conclure que le Gouvernement, alerté par la poursuite des mauvais résultats, en particulier en matière d’emploi, tiendra obligatoirement à la rentrée de septembre un, voire plusieurs Conseils extraordinaires, afin d’examiner les mesures d’urgence à prendre.

Or M. Hollande a pris devant les Français, le pari d’inverser la courbe du chômage avant la fin de cette année. Ce n’est donc pas le 31 décembre qu’il va décider de ces mesures, ni le 30, ni même le 1er décembre, mais bien avant.

Mais il ne lui restera, début septembre prochain, que quatre mois pour gagner son pari. Encore ne se base-t-il que sur ce qu’il connaît de la situation du pays ! Car que sait-il de ce que sera l’économie mondiale, au cours des six prochains mois ? Que connaît-il des répercussions que celle-ci pourrait induire, en bien comme en mal, sur notre économie ?

Le Gouvernement peut légiférer par décrets, évidemment, mais si l’on additionne le temps passé en réunions (pour décider des mesures à prendre), celui passé à rédiger les textes, à les adopter puis à les faire appliquer, il n’y a aucune mesure qui, prise mi-septembre ou fin septembre, et a fortiori en octobre ou novembre, qui puisse avoir le temps de produire des effets positifs immédiats sur l’emploi avant le 31 décembre 2013.

Pour que M. Hollande gagne son pari, il ne resterait alors plus qu’une solution: modifier une fois de plus le mode et les règles de recensement et de comptage des chômeurs et demandeurs d’emploi: une autre manière, artificielle,  d’inverser la courbe du chômage.

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Après « le mur des cons », « le printemps des cons »: « la cour des cons » ?

Notre pays, nous le savons, ne cesse de creuser chaque jour, chaque minute qui passe, son déficit abyssal, et nombreux sont les prédicateurs d’une impossibilité patente à rembourser nos dettes.

Pendant ce temps, de « fins limiers » sont lancés sur les pistes d’économies possibles, voire de rentrées d’argent quasi-immédiates. Dans ce climat de guerre contre le gaspillage, et de chasse à la fraude en même temps qu’à l’inutile ou au « peu utile »,[ …..    passage supprimé le 10 mai 2013 par l’auteur, suite à la censure dont il a fait l’objet de la part d’un  « lecteur nomade wordpressé » n’ayant rien compris « au film », et aussi pour avoir la paix].

Personnellement, me souvenant de mes cours d’économie, j’ai toujours appris qu’on résorbait ce genre de déficits par des mesures économiques et fiscales, à la fois en faveur des entreprises, afin d’améliorer leur compétitivité et d’améliorer notre balance commerciale, l’investissement et l’emploi, et en faveur des particuliers par une amélioration de leur pouvoir d’achat: car toutes nos industries et entreprises n’exportent pas, et à quoi bon produire plus, si les consommateurs, serrés qu’ils sont plus que jamais ils ne l’ont été à la ceinture, ne peuvent pas dépenser ? Or nous ne voyons arriver aucune mesure allant dans ce sens là…

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Relieur: un métier artisanal et d’art peu connu.

 

 

 

 

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Images ci-dessus:

  • pose d’un fleuron à chaud, sur feuille d’or fin, sur dos, entre deux nerfs;
  • livre, dos chagrin, plats papier reliure; 6 faux nerfs; 4 fleurons et un titre doré à l’or fin à chaud.

A l’heure des e-books, des tablettes tactiles et autres liseuses électroniques, le livre papier survit et vit même encore bien: une centaine de nouveaux titres paraissent chaque semaine en moyenne, des plus petits recueils aux « pavés » de 500 pages ou plus, des plus petits éditeurs aux plus grandes maisons d’édition, provoquant un certain engorgement des librairies et surfaces spécialisées de vente, dans lesquels on finit par remarquer la difficulté qu’il y a à établir une « hiérarchie » dans les ouvrages que choisissent de retenir les libraires, et à les mettre en valeur.

De ce point de vue, le livre numérique montre sans problème sa supériorité, à beaucoup d’égards:

  • désengorgement des points de vente;
  • plus grand choix offert aux lecteurs, lesquels peuvent feuilleter et lire des extraits avant d’acheter;
  • inaltérabilité du livre numérique, contrairement à la version papier, fragile;
  • immense possibilité de stockage en un volume très réduit, à l’opposé du livre papier.

Pour autant, un livre papier vit, il possède une âme, il a aussi une senteur, qui dépend du papier utilisé par l’imprimeur, de l’encre, de son âge aussi, des endroits où il a « vécu ».

A l’inverse de la liseuse numérique, il existe avec le livre papier, le plaisir du « toucher »: ce plaisir vaut déjà avec un bel ouvrage neuf; il vaut d’autant plus avec un bel ouvrage d’art, et il vaut davantage lorsque le livre possède une « mémoire du passé », lorsqu’un ou des liens historiques le relient à un ou plusieurs personnages célèbres.

Le livre papier est donc fragile, et pour traverser les siècles et être à l’épreuve du temps, il doit, comme nous, les humains, se faire soigner de temps en temps. Il passe alors entre les mains expertes d’un « chirurgien – plasticien » du livre: c’est le relieur.

Lui seul est capable, en une soixantaine d’opérations, de défaire totalement un livre relié, et le ré-assembler (relier: religare en latin, qui signifie relier), et le doter d’une très solide couverture, d’un dos non moins solide, le tout recouvert soit de cuir soit de toile soit de papiers chamarés, et agrémenté de tranches dorées, d’enluminures, de fleurons, de titres dorés à l’or fin, voire de mosaïques et d’incrustations.

Ce très bel art qui remonte avant le Vème siècle avant Jésus Christ, a connu un premier essor à la Renaissance, avec des reliures à peu près semblables à celles d’aujourd’hui, puis son âge d’or au XV ème siècle, avec l’ajout des dorures, enluminures et mosaïques qui ont fait du simple livre relié avant tout par utilité, pour pouvoir le consulter sans l’abîmer, un livre relié – en même temps objet d’art, que l’on place fièrement sur un rayon de sa bibliothèque.

Il existe encore de nos jours environ 200 relieurs établis à leur compte en France, et on accède à ce très beau métier par plusieurs filières.

C’est ce qu’un auteur, lui-même fils de relieur d’Art, décrit minutieusement dans un livre à paraître bientôt, intitulé « Art de la Reliure et  Reliure d’Art »:

 

Un bel ouvrage à consulter pour en apprendre beaucoup sur ce métier très valorisant et passionnant, la reliure, et pourquoi pas, vouloir aller plus loin par la suite dans sa connaissance, afin éventuellement de le pratiquer soi-même !

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Opération « portes ouvertes »…

C’est un peu ainsi que l’on pourrait baptiser l’opération « mains propres » qu’ont décidé de lancer notre président et son premier ministre…

– « Approchez, approchez, bonnes gens ! Regardez ! Voilà ce que nous déclarons posséder, déclarer et percevoir ! Nous sommes donc honnêtes ! »

Au risque d’en enfoncer d’autres, des portes ouvertes, disons seulement que:

  • la déclaration de patrimoine n’engage que son auteur, et demanderait, pour avoir un quelconque accent de sincérité, à être vérifiée, comme le sont chaque année quelques 40 000 déclarations de contribuables français, particuliers, sociétés, associations, commerçants, professions libérales, artistes, sportifs, etc…;
  • cette déclaration de patrimoine, à supposer qu’elle ait été faite avec sincérité, ne témoigne que d’un état d’enrichissement à un instant « T », mais pas « T + 6 (mois) ou « T + 5 (ans) »…;
  • cette même formalité n’intéresse en réalité pas les français. Ce qui les intéresse, c’est de savoir si « untel ou unetelle » est fiable, et dit toujours la vérité, ou si il ou elle ment comme il ou elle respire;
  • ce genre d’initiative risque fort de tourner au voyeurisme, et n’est qu’un écran de fumée qui fait oublier les Cahuzac, Moscovici, Fabius etc… En effet, sera-ce parce que nos ministres et élus auront publié leur patrimoine que M. Cahuzac en sera automatiquement lavé de tout soupçon ? Non bien sûr !
  • ce type d’initiative va très vite virer au cauchemar pour beaucoup:

             – les plus riches vont se trouver mal à l’aise aux côtés d’autres collègues qu’ils côtoient mais qu’ils croyaient riches également;

             – les moins riches vont se trouver très mal à l’aise et complexer par rapport à certains barons de la politique, qui sont incommensurablement plus fortunés qu’eux.

Il va se créer parmi tous ces politiques, qu’ils exercent des responsabilités au Gouvernement ou dans les couloirs des Assemblées, des dissensions, et une ambiance vite délétère, malsaine.

Avec ce dispositif, le président et son premier ministre n’ont rien réglé pour l’avenir. Ils n’ont pas davantage assaini le monde politique. Ils ne l’ont pas plus moralisé. Ils n’ont fait que de détourner « l’affaire Cahuzac (et consorts…) », et provoqué la convoitise de certains, la mauvaise conscience pour d’autres, le dégoût pour beaucoup.

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La « Pourriecratie », qui masque notre Vème République…

Et si c’était Mélenchon qui avait raison ? Il n’a de cesse d’appeler de ses voeux l’enterrement de la Vème et l’avènement d’une VI ème République propre, morale, digne, pour en finir avec cette longue succession, au gré de l’alternance droite – gauche, de scandales politico-financiers, indignes d’une démocratie comme la nôtre !

Il y a Cahuzac (et avant lui, bon nombre se sont succédé à la barre, et sont plus ou moins ressortis « blanchis », la machine judiciaire française étant devenue au fil du temps une « machine à blanchir » les femmes et hommes politiques, d’Etat ou pas), voici aujourd’hui qu’on évoque la possibilité pour Laurent Fabius, un autre « pilier » de l’actuel gouvernement, d’avoir « planqué » de l’argent sur un compte en Suisse !…., sans parler qu’on ne peut empêcher la rumeur de répercuter des doutes sur un peu tout le monde, du Président à P. Moscovici, même sans preuves !

Voyez bonnes gens, avec quel aplomb nos dirigeants mentent ! C’est à s’y tromper ! Je ne sais pas si c’est à l’ENA notamment qu’on apprend à mentir aussi bien, mais si tel est le cas, il faudrait peut-être fermer ces « grandes écoles » inutiles et en revenir aux fondamentaux, et à une sélection plus sévère (et approfondie), sans concession, de ceux qui ont tous en main une parcelle de pouvoir et qui ont les capacités de permettre ou d’interdire: i r r é p r o c h a b l e s : voilà ce que chacune et chacun se doit, désormais d’être réellement, pas dans la fourberie.

Et demain ? A qui le tour ?

Ce n’est malheureusement pas le jeu des devinettes à la mode, et qui fait rire les français, ceux qui se lèvent tôt le matin, qui rentrent tard le soir, qui « bossent », qui « triment », qui ne parviennent plus à rembourser les prêts, ceux chez qui il est facile d’aller chercher des « poux » dans la tête, pendant que d’autres défient fièrement les lois de la République, et se moquent pas mal du sort de leurs concitoyens. Ils ont la mentalité « Madoff », et leur devise pourrait être, détournée, celle des Mousquetaires: « un pour tous, tous pourris » !

Alors ce « grand coup de balai » auquel aspire tant J-L Mélenchon, ne serait-ce pas temps d’y songer, et de le passer ?

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Les « effets Cahuzac »

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Gardons nous de frapper un homme à terre ! L’affaire « Cahuzac – Mediapart » déshonore la classe politique française entend-on et lit-on. Et alors ? Les faits sont très graves, certes, mais ils sont loin d’être exceptionnels sous les lambris de la Vème République, et pareils scandales ont existé sous d’autres régimes !

Epargnons la cohorte de politiques « aux responsabilités », de droite comme de gauche, confondant ou ayant confondu politique et affaires, mêlés à des histoires de trafics d’influence, ou de trafics d’armes, ou encore de prises illégales d’intérêts, ou de financement occulte de partis, ou d’emplois fictifs, voire de blanchiment d’argent, etc, etc….  Ils (et elles) sont légion, et sur le nombre, seule une poignée a retenu l’attention des juges et purgé une peine: A. Carignon; M. Noir; H. Emmanuelli; A. Juppé; F. Léotard; et quelques autres, ce qui n’en a pas empêché certains, par la suite, de revenir « en politique » !

S’agissant de Jérôme Cahuzac, peut-être en sera-t-il finalement de même, de l’homme. Il peut bien être accusé de fourberie, de tromperie, et s’il ne s’agissait pas d’un ex-ministre (et non des moindres), mais d’un haut fonctionnaire, d’aucuns l’accuseraient volontiers de forfaiture.

Il y va surtout des « effets » portés par ce coup fatal.

  • sur la crédibilité du Premier Ministre et du Président de la République: ils savent décidément bien mal choisir leurs plus proches collaborateurs, et ne savent pas s’entourer;
  • sur l’image de notre pays aux yeux des autres gouvernements: même si certains d’entre eux ne sont pas non plus des modèles de vertu, cela ne fait pas du tout sérieux, dans « le concert des Nations », selon l’expression consacrée;
  • sur la crédibilité surtout de la politique fiscale engagée dans notre pays, qu’il s’agisse des simples contrôles fiscaux effectués auprès des citoyens, de ceux diligentés à l’encontre des entreprises, petites, moyennes ou grandes, ou de la lutte contre la fraude fiscale internationale, contre le blanchiment de l’argent sale (drogue, prostitution, etc…), en liaison avec Tracfin, contre l’évasion fiscale vers les paradis fiscaux, ou enfin de la lutte contre l’économie souterraine.

Comment en effet à présent, après les affaires Woerth, DSK, Cahuzac, et d’autres noms précédemment impliqués à la tête de Bercy, accepter la rigueur fiscale imposée au « citoyen lambda », la rigueur et la pression fiscale souvent imposées aux contrôles des entreprises (vérifications de comptabilité), des particuliers également (ECSFP), comment accepter ça, quand ceux qui exercent leur autorité de tutelle sur les services déconcentrés de contrôles de l’Etat, ne sont même pas capables d’être intègres et de montrer l’exemple ? C’est la fameuse réplique du « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais » !!! Et comment donner de la crédibilité et de l’autorité aux fonctionnaires dont les missions sont précisément d’exercer tous ces contrôles ? Comment la population française dans son ensemble, qu’elle soit actrice de l’économie ou simple consommatrice, peut-elle continuer à accepter une situation aussi intolérable et qui existe depuis trop longtemps maintenant, sans que quiconque ne se soit soucié un tant soit peu, et certainement pas le législateur ou encore la Cour des Comptes, si prompte habituellement à réagir et à taper sur le fonctionnement qu’elle juge souvent « délabré » des services publiques, de venir mettre de l’ordre une bonne fois pour toutes dans cette pagaille, dans cette gabegie ?

Va-t-il falloir, désormais, « mettre systématiquement et préventivement en examen », ou tout au moins soumettre à la « question » (pas la torture moyenâgeuse, mais la procédure parlementaire), chaque futur ministre, avant sa désignation officielle ?

Mais où allons nous ?….Et pourtant…. L’habit ne fait pas le moine, preuve en est une fois de plus, et il n’est plus possible du tout, de juger de la probité de quelqu’un sur sa bonne mine, son air sympathique, son aplomb. Faudra-t-il envisager dans l’avenir des tests ? Une enquête préliminaire (avant « embauche », en quelque sorte !…), ou encore une audition du type « Congrès américain » ?

Une chose est sûre: la Gauche qui passait jusqu’à présent pour plus moralisatrice que la droite, a du plomb dans l’aile ! Il va être temps qu’elle prenne ce problème « à bras le corps » !

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Mali: une bataille gagnée…., mais la guerre ?

Le Chef de l’Etat annonce aujourd’hui triomphalement qu’aidé des troupes françaises qui ont repris Tombouctou et le Nord du pays, grtand comme deux fois la France, les 3 000 soldats maliens sont en passe d’avoir gagné la bataille contre l’invasion terroriste islamiste d’AQMI au Mali.

Si les premières interventions militaires, les premières frappes françaises ont été meurtrières (des deux côtés), depuis 18 jours maintenant que cette offensive a été lancée, force est de constater, non sans étonnement d’ailleurs ni questionnements, que la reprise , des principaux points névralgiques du pays s’est effectuée pratiquement sans combats, sans affrontements, par la coalition militaire franco-malienne.

Le Chef de l’Etat français aurait-il tort de se réjouir aussi vite d’un tel « triomphe » ? N’avons-nous pas l’impression qu’en opérant comme elle l’a fait, l’armée française n’a fait que de donner « un coup de pied dans la fourmilière » d’AQMI, avec une sorte de risque « d’atomisation » de ce mouvement composite mais animé des mêmes intentions, vers et dans des pays limitrophes du Mali, pays dans lesquels l’Occident, et la France en particulier, possèdent des intérêts, sinon stratégiques, du moins économiques ?

Un mouvement islamique extrémiste aussi hétéroclite, fondu dans diverses populations, sera difficile à déceler: n’était-ce pas ce qu’il fallait éviter ? Bien sûr, provisoirement les maliens retrouvent peu à peu leurs libertés, mais… pour combien de temps ?

Ces djihadistes sont non seulement déterminés et bien armés et entraînés, ils connaissent beaucoup mieux le terrain que nos troupes, qui ont « débarqué » sur le sol malien avec…. des cartes périmées…., mais ils ont maintenant la faculté de disparaître aussi vite qu’ils sont apparus, et de se regrouper très rapidement, à n’importe quel endroit. Certes ils ont subi quelques pertes en hommes et matériels, mais à ce qu’il est possible de juger, cela ne paraît pas suffisamment important pour pouvoir prétendre avoir anéanti toute velléité et possibilité d’invasion du Centre Afrique par ces groupes terroristes.

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Florence, Cassée….

Facile, dirons certains, c’est vrai…. Si nous nous réjouissons tous ce matin, les larmes aux yeux parfois, de la libération de Florence Cassez et de son retour imminent en France, parmi les siens, la décision de la Cour Suprême de Mexico de la libérer, la nuit dernière, après 7 années d’emprisonnement pour rien, l’accusation reposant sur un dossier vide ou plutôt émaillé de doutes, de trucages, de faux témoignages, d’allégations non démontrées, si elle tend à libérer un peu les relations entre notre pays et le Mexique, plutôt tendues depuis cette malheureuse affaire, ne solde pas pour autant cette dernière.

En effet, 7 années de geôle lorsqu’on est innocent, lorsque rien ne vient étayer l’accusation, lorsque l’obstination de certains a contribué à vouloir voir en Florence la coupable idéale, ce sont aussi 7 années de privation de libertés, de frustrations, 7 années coupée de sa famille, de ses parents et amis, 7 années sans travail, sans revenus, sans vie affective, sans rien.

Il y a non seulement un préjudice moral énorme, mais aussi humain, financier, que les avocats de Florence Cassez s’emploieront sans doute prochainement à estimer, afin de présenter la « facture » au Gouvernement mexicain, pour réparation des préjudices causés par des enquêtes policières bâclées ou « arrangées », des procès et appels des sentences qui ont pesé lourd sur le moral de la jeune femme et de sa famille, car dans le préjudice, il faudra distinguer celui – énorme – subi par Florence, mais également celui subi également par ses proches.

Enfin, la réparation financière ne fera pas tout. Notre compatriote aura très certainement besoin d’un soutien psychologique, car 7 années d’emprisonnement pour erreurs policières et judiciaires, et au Mexique de surcroît, ce n’est pas rien.

Souhaitons la bienvenue à Florence et qu’elle se ré-adapte à une vie normale de jeune femme, libre à présent.

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Le flair de Poutine, ou ce comique qui s’ignore….

Ainsi Vladimir a accordé la nationalité russe à Depardieu, qui ne sera donc plus « Depardiou » mais plutôt « Depardiof » ou « Depardieutchof »: et Brigitte Bardot, notre célèbre égérie cinématographique de lui emboîter le pas!

A n’en pas douter, Poutine nous exécute là un numéro comique, de « pince sans rire », de blagueur « à froid » (normal!…), digne des réminiscences du KGB et de la guerre froide, et sur le plan artistique s’apparentant aux prestations d’un Buster Keaton.

On peut dire en effet que le dirigeant du Kremlin n’ a pas son pareil pour dénicher pour son pays les « étoiles artistiques montantes », les « forces vives du spectacle », (rires évidement…), car en l’occurrence pour Depardiof ou Depardieutchof, il s’agirait plutôt « d’étoiles filantes », et pour certaines, « qui s’éteignent lentement et retombent » et on s’inquiète un peu de savoir quel sera le (ou la ) troisième exilé(e)…

Notre Vladimir a certainement une idée derrière la tête, et même sans doute plusieurs. Nous connaissons tous les liens historiques unissant la Grande Russie à la France, les liens d’amitié entre ces deux pays. Lorsque vous allez par exemple à Moscou, vous êtes frappés par le  nombre de moscovites connaissant et parlant parfaitement notre langue (cherchez l’inverse ici en France !…) et pas seulement, puisqu’ils connaissent l’histoire de la France mieux que bon nombre de nos concitoyens ! En accueillant Depardieu (et peut-être Brigitte Bardot) dans son pays, Poutine veut peut-être importer chez lui, une part du « rayonnement culturel et intellectuel  » de la France !… Et quel rayonnement ! (rires, évidemment…): en l’occurrence, venant du pays des Lumières, il s’agirait plutôt de lumières « basse énergie ».

Mais après tout qu’importe  ! Tandis que Brigitte Bardot (ce n’est pas encore fait, d’ailleurs) « s’étiolera » à Moscou, Depardiof (ou Depardieutchof) troquera son doucereux vin de table d’Anjou contre la Vodka et autres alcools très forts qui peuvent aussi éventuellement servir à la ménagère russe pour décaper, assainir et nettoyer, auxquels il s’abreuvera comme on l’imagine, et il pourra ainsi rouler « à tombeau ouvert »  sur son énième scooter, sur les routes le plus souvent enneigées, à droite, à gauche ou au milieu, alternativement et comme il le voudra, et tout son saoul [oui, les deux orthographes sont admises, avec soûl ], tout en déclamant ses tirades favorites, sans être embêté par qui que ce soit.

Depardieu devenu « grand voyageur » ! Depardieu découvrant le monde, le monde « invisible » (c’est à dire là où il est « invisible ») ! Mais ce monde est immense, et l’acteur a encore de quoi faire ! Il pourrait lui être conseillé par exemple les Inuits, d’autant que parmi eux, il aurait le choix entre diverses nationalités! Ah c’est sûr, ils ne connaissent pas le vin de table d’Anjou, et puis il y a également Raoni, qui pourrait peut-être faire quelque chose pour lui ! L’Amazonie c’est magnifique! Ah bien sûr, ça manque de cinoches et de réalisateurs, et il n’y a pas foule, mais…, et… pourquoi n’a-t-il pas demandé conseil à Florent Pagny, autre exilé fiscal ? La Patagonie, c’est chouette également, ces grandes étendues sauvages, avec le vent qui souffle 360 jours sur 365 à plus de 130 Kms/h, et où l’on s’ennuie merveilleusement, et il faut parcourir des milliers de Kms avant de rencontrer âme qui vive (mais ça manque aussi de cinoches, de réalisateurs, producteurs, tout)!

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La Française des Jeux, ses bénéfices colossaux, ses super-cagnottes et nos déficits abyssaux…

La Française des Jeux, Nationale s’il en est, est, c’est bien connu, une entreprise qui ne connaît pas la crise…, comme dans une célèbre chanson.

Tous les mois, voire plusieurs fois par mois, et parce que aucun joueur n’a gagné au 1er rang de ses loteries, la somme qui représentait le gros lot (Loto, Superloto, Keno, Euromillion) est mise dans une cagnotte et remise en jeu la fois suivante, et ainsi de suite.

Ce système conduit aux aberrations que tout le monde connaît: un beau jour, un seul gagnant va empocher une somme fabuleuse, dont il n’aura même pas idée tellement le montant donne le vertige et fait oublier les repères normaux des valeurs. Les malheureux qui, eux arriveront aux 2ème et 3ème rangs – et a fortiori – au-delà, ne devront se « contenter » que de…. miettes….

En ces temps difficiles, particulièrement même pour de nombreuses couches de la population, et en ces périodes où nos responsables politiques de tous bords se grattent la tête à la recherche de solutions leur permettant de combler tous ces déficits abyssaux de la France, de réduire significativement la dette publique, et ne trouvent pas mieux que de « racketter » une fois encore les braves gens, ceux dont les revenus sont plus que moyens, souvent guère supérieurs au SMIC, en se servant, en prenant directement dans leurs poches, la Française des Jeux, si riche, s’honorerait de « mettre au pot » du désendettement du pays, et non des sommes déjà suffisamment conséquentes comme ça de ses loteries, les gains non trouvés (actuellement remis en jeu sous la forme de « super-cagnottes », ainsi que les gains jamais réclamés (c’est rare mais ça arrive tout de même parfois).

Voilà un idée à méditer, la solidarité dans le combat contre l’endettement et la pauvreté devant être l’affaire de tous, et non seulement de certains. Il avait été question il y a peu de taxer les casinos: pourquoi la Française des Jeux ne montrerait pas l’exemple, le temps de réduire significativement la dette publique de la France ? Ensuite, elle pourrait reprendre ses anciennes habitudes, c’est à dire remettre en jeu les sommes non distribuées. Mais elle devrait aussi un jour ou l’autre, à mon sens, revoir de fond en comble ses grilles de répartition des gains, totalement iniques pratiquement dans tous ses jeux.

Aujourd’hui, qu’un chômeur gagne le gros lot et empoche 160 millions d’euros: tant mieux pour lui évidemment !, mais ça n’a plus de sens, ni pour lui (pour qui 50 millions auraient probablement suffi amplement), ni pour les « gagnants » des rangs suivants, qui n’ont de « gagnants » que le nom puisqu’ils recueillent… des « clopinettes », ce qui constitue un procédé assez limite, et proche peut-être de la malhonnêteté, en tout cas certainement de l’iniquité.

Edithorial37

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Retraité ou pensionné, en France: le nouveau « paria » ?

Notre pays compterait en 2012, tous régimes confondus, environ 16 millions de retraités et pensionnés. « D’heureux retraités et pensionnés », devrais-je écrire, si l’on en juge par la manière dont ces « inactifs », comme la société les nomme également, non sans, parfois, une certaine malice, sont (si l’on peut s’exprimer ainsi) « considérés », en particulier par les Pouvoirs publics, c’est à dire bien mal.

Tout va mal? C’est en partie à cause de ces profiteurs de retraités, qui jouissent paisiblement d’un repos qu’ils pensent avoir bien mérité, pendant qu’une majorité de leurs concitoyens s’épuisent dans leurs recherches d’emploi, pendant que d’autres, encore loin de la retraite, se retrouvent dehors du jour au lendemain parce que la fiscalité est moins lourde ailleurs que dans notre pays.

Il y a des déficits abyssaux à résorber? C’est en partie à cause de ces égoïstes de retraités, qui ne mettent pas la main  à la poche, alors qu’ils en ont les moyens, puisque, c’est bien connu, quand on est retraité, on se suffit à soi-même et vit avec presque rien: tout dans les économies!!!

L’économie française ne repart pas? L’équilibre de nos Caisses de Retraite, contrairement à ce que l’on nous affirmait à peine deux ans plus tôt, ne sera pas atteint en 2020, mais au contraire, c’est à un déficit de 20 milliards d’euros auquel nous aurons à faire face? C’est en partie de la faute de ces indifférents de retraités et pensionnés, qui ne pensent qu’à se payer des voyages à l’étranger! Après tout, ne leur demandons pas leur avis, et prenons dans leur poche, servons-nous!

Oui, ça c’est la façon de voir très simpliste pour ne pas dire plus, de nos gouvernants et de leurs (soi-disant) « conseillers ».

En 2012 par exemple – chiffres officiels – le montant moyen brut mensuel que perçoit un retraité est de 1 250 € !!!!!

Effectivement, avec une retraite aussi conséquente, ils doivent « s’en mettre plein les poches » ces égoïstes de retraités! Franchement: quelle indécence!

Car effectivement, indécence il y a: mais pas où l’on croit!

Rappelons tout d’abord les paroles qu’avait prononcé en public Nicolas Sarkozy, alors Président de la République, lors d’un déplacement en province: il avait estimé qu’en France, le niveau des retraites (tous régimes confondus encore une fois), était trop bas. Il n’a pas pour autant modifié la donne, et nous savons que l’évolution des retraites est loin d’avoir suivi le rythme de l’inflation!

Nous savons aussi qu’en France, il y a essentiellement des petites retraites, les « gros retraités », disons à partir de 3 000 € par mois et plus, représentant un très faible pourcentage.

Par ailleurs, les diverses augmentations qui se sont succédé au cours des derniers mois (4 augmentations successives des prix du gaz; augmentation des prix du fioul domestique; alignement du prix du diesel sur celui de l’essence sans plomb; hausse des tarifs d’assurance; déremboursements médicaux; hausse des tarifs des Mutuelles; hausse généralisée de divers produits de consommation courante, etc, etc…), ont sérieusement amputé le pouvoir d’achat, et par la même occasion le moral de ces retraités et pensionnés, lesquels ont bien souvent entamé leur Livret A pour s’en sortir.

Bien loin de là, donc, les voyages aux Bahamas, les escapades à Las Vegas ou Honolulu ! Les préoccupations de plus de 80% de nos retraités et pensionnés sont bien plus « terre à terre » que ça! Certains d’entre eux ne peuvent même plus, comme ils le faisaient il y a des années, aider financièrement leurs enfants, et gâter leurs petits enfants !

Eh bien, figure-vous que notre Gouvernement a, sérieusement, ces jours-ci, envisagé parmi les trois « pistes » qui lui étaient suggérées pour ramener à l’équilibre nos Caisses de Retraites, de choisir la plus facile pour lui, la plus injuste et la plus lâche aussi: prendre dans la poche, une nouvelle fois, de ces « nantis » de retraités et pensionnés !

C’est sûr que ce Gouvernement n’a pas à craindre de voir défiler dans les rues des grandes villes, banderoles à la main, tout ou partie des 16 millions de retraités, et encore moins de trouver parmi eux des « casseurs »!!!

Je rappelle les deux autres « pistes », brièvement:

– allonger la durée du temps de travail;

– aligner l’âge de départ à la retraite pour tout le monde à 63 ans. (Actuellement certaines catégories socio-professionnelles partent à 57 ans).

Les lecteurs jugeront…

Si la ligne droite est souvent la meilleure, la plus rapide et la plus sûre, la facilité ne l’est peut-être pas tant que ça.

En effet, c’est oublier que ces retraités et pensionnés contribuent largement (pour combien de temps encore ?) au succès du Livret A, lequel est supposé servir, entre autres, à l’octroi de prêts, notamment à nos entreprises, qui en ont bien besoin.

De plus, c’est aussi un fait connu que, jusqu’à maintenant du moins, les retraités et pensionnés consommaient, et contribuaient pour une part non négligeable dans la consommation, qui est un des moteurs de notre économie !

Leur pouvoir d’achat, en l’état d’être menacé d’une nouvelle amputation, risque fort d’apporter un coup de frein brutal à leur consommation !

Enfin, arithmétiquement tout au moins, à défaut de données précises et officielles, 16 millions de retraités représentent 16 millions d’électeurs, dont on peut raisonnablement estimer afin de ne froisser personne, pour respecter le clivage actuel droite/ gauche, que 8 millions d’entre eux sont susceptibles de faire partie de l’électorat de droite ou de gauche, et que, s’ils s’abstenaient de voter aux prochaines échéances majeures dans ce pays, en guise de protestation, ou s’ils votaient « blanc »……

Enfin il est permis de s’interroger sérieusement sur les réelles compétences de ces « experts » et autres « conseillers » ayant présidé aux dernières réformes de nos retraites, comme de ceux qui « s’interrogent actuellement » sur les équilibres budgétaires à l’horizon 2020, 2030, 2050…. Même si, c’est vrai, le monde ne cesse de bouger, et l’économie ouverte que nous connaissons ne cesse de nous jouer des tours, quel crédit peut-on légitimement accorder à des femmes et des hommes qui se fient les yeux bandés à des calculs informatisés établis suivant des « modèles » prévisionnels? En quoi ces derniers seraient-ils fiables et crédibles? Connaissent-ils l’avenir? Qui aujourd’hui dans ce monde, est sérieusement capable sans pouvoir être démenti ne serait-ce que dans un ou deux ans, ce que seront l’économie mondiale, et par rapport à elle, l’économie française en 2030 ?

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« Citoyen » Depardieu …….

L’acteur ayant choisi de s’expatrier en Belgique pour des raisons uniquement fiscales, a créé l’évènement médiatique de la semaine, faisant même dans la provocation, en écho aux propos plus que subjectifs du premier ministre M. Ayrault et de son ministre de l’économie M. Sapin.

Gérard Depardieu en effet a choisi de s’engager dans une voie qui ne sera peut-être pas à son avantage, s’il persiste. Il déclare solennellement « rendre son passeport français » et se permet d’apostropher le premier ministre français comme il le ferait avec n’importe quel citoyen!

Il oublie qu’en 1988, à l’occasion de sa ré-élection à la Présidence de la République, François Miterrand – socialiste s’il en est – avait décerné la Légion d’Honneur à Gérard Depardieu.

Cette très haute distinction, censée récompenser un comportement citoyen exemplaire, ne devrait-elle pas lui être retirée sur le champ ?

L’acteur ne se grandit pas, en croisant ainsi le fer avec les autorités d’un pays qui l’a beaucoup aidé à devenir ce qu’il est aujourd’hui, même s’il y a également dans sa réussite certainement une part de lui-même.

S’il choisit aussi l’exil total – et pas seulement fiscal – il doit en toute logique rendre à la France ce qu’il lui doit, à commencer par sa Légion d’Honneur. Ensuite, il appartiendra aux belges d’apprécier s’ils ont hérité là, d’un grand acteur, d’un génie du cinéma comme les médias l’ont très souvent présenté, et comme un génie tout court.

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It’s so shocking!!!!!

Mais quelle est donc cette société britannique, si prompte à donner des leçons et rire des autres?

Quelle est donc cette Presse anglaise, « 2Days », qui se moque des règles d’éthique journalistique? Depuis quand, lorsqu’on est journaliste, créée-t-on de l’information virtuelle en usurpant une identité par des moyens frauduleux, susceptibles on le sait puisqu’ils l’ont fait en étant certains que ça fonctionnerait!, de tromper n’importe quelle personne de bonne foi?

Quelle est donc cette famille Royale, qui ne fait pas manifestement donner   de consignes spéciales au personnel de l’accueil (réception et téléphone) de l’hôpital Edward VII de Londres, pour une telle hospitalisation, celle de Kate Middleton?

Quelle est donc cette direction de cet hôpital, Edward VII, pour que l’infirmière qui a réceptionné l’appel soit retrouvée morte le lendemain matin à son domicile? Les premières constatations n’étant pas celles de l’homicide (il ne manquerait plus que cela…),

  • soit l’infirmière était gravement malade et l’ignorait et elle est décédée de causes naturelles (curieux, ne trouvez-vous pas ???);
  • soit elle s’est donnée la mort (curieux également, ne trouvez-vous pas ???? Quelle coïncidence étrange tout de même!!!!). Alors, cette infirmière (ça aurait pu être n’importe qui d’autre) a nécessairement reçu, soit un blâme de son employeur, soit des menaces, soit l’annonce de sa mise à pied, ou autres pressions de ce genre!!!! On ne décide pas, comme ça, de se suicider du jour au lendemain, sans aucune raison!!!

D’ailleurs, preuve est qu’il y a eu manquement à l’éthique et déontologie journalistique, puisque les deux journalistes de la chaîne « 2 Days » ont été suspendus de leurs fonctions!

La famille Royale, elle, s’en tire par un laconique « communiqué » exprimant son chagrin…

En attendant, drôle de société britannique, et drôles de sociétés tout court, car chez nous aussi en France, comme dans la plupart des pays, ces « méthodes » pitoyables ont été utilisées, le plus souvent pour piéger des politiques.

A mon sens, on n’empêchera jamais l’imbécilité humaine de se manifester de cette manière, surtout avec les moyens technologiques de communication modernes dont nous disposons. Le plus grave selon moi, ce sont les manquements inacceptables de ces deux journalistes, qui ne méritent ni leur titre ni leur carte: lorsqu’on a en charge de diffuser de l’information « grand public », on se doit, c’est une règle fondamentale, de vérifier auparavant la véracité de cette information, sa provenance, sa fiabilité, d’en connaître les sources. En aucun cas on ne créée du virtuel! Jamais! Rappelez-vous en France à cet égard le scandale d’un célèbre journaliste TV qui avait falsifié un reportage pour faire croire à un « direct » à l’étranger, sur le théâtre d’opérations de guerre, et les répercussions qui ont suivi! Or là, les deux « journalistes » anglais ont fait pire: ils ont inventé, en utilisant une « méthode » de nature à tromper l’opinion, à commencer par celle de cette jeune infirmière hélas disparue. Tout aussi grave selon moi est le fait (non vérifié mais simplement supposé au moment de la rédaction de cet article), qu’aucune directive particulière n’aurait été donnée par sa direction au personnel de l’accueil de cet hôpital afin qu’il ne réponde pas en direct en tout cas, aux demandes de ce type par téléphone!

Une prise de conscience collective et généralisée de tous les médias du monde entier, sous quelque forme qu’ils s’expriment, radio, chaînes internet, chaînes TV, presse écrite, est de plus en plus souhaitable afin de définir partout les mêmes règles strictes et fixer des limites à ne jamais franchir, puisque aujourd’hui, nous le voyons bien, il peut y aller de la vie des gens.

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Ah oui ? La fin du Monde le 21 décembre 2012 ?

Ainsi donc les rumeurs se font persistantes un peu partout dans le monde et en particulier chez nous, sur la « fin du Monde » qui, selon le calendrier maya, serait inéluctable et se produirait le 21 décembre 2012…

Non seulement comme déjà plusieurs fois par le passé, cette annonce a fait le « buzz », mais la Toile est pleine d’élucubrations en tous genres, les dernières émanant de groupements aux abords du Pic de Bugarach, près de Camps sur l’Agly, endroit « merveilleux » s’il en est, où d’aucuns « ressentiraient des choses », et qui constituerait un « rempart » protégeant de l’Apocalypse annoncée, parce que c’est bien de cela qu’il s’agit.

En effet, la « fin du Monde » selon les Mayas est la disparition totale de toute espèce vivante sur la planète, que seule une gigantesque collision avec un non moins gigantesque astéroïde ou objet céleste pourrait – et encore… – provoquer.

Disparition totale de toute espèce vivante, avons-nous dit. Autrement dit : extermination totale de l’Humanité. Or, la première ineptie et contradiction des illuminés de Bugarach, réside précisément dans la possibilité de protection et de survie, qu’offrirait ce site. Comment parler alors de « fin du Monde » ?

Mais les incohérences ne s’arrêtent pas là. Les « sentinelles du ciel » qui scrutent en permanence l’espace en de nombreux points de notre vaisseau spatial qu’est notre bonne vieille Terre, justement pour y traquer à l’avance l’approche d’astéroïdes ou autres objets menaçants, ne font état d’aucun signalement dangereux et avant très longtemps, c’est-à-dire des centaines de milliers d’années et encore, il ne serait pas certain que cela représente une menace quelconque. En tous les cas : rien pour le 21 décembre 2012 !….

Alors quoi ? Il n’y a plus moyen maintenant d’avoir les moyens de ses croyances ? Un fort séisme, alors ! Deux même ! Oui mais voilà : ici encore, des « sentinelles », des scientifiques veillent et ne prévoient rien pour le 21 décembre 2012. De plus il faudrait vraiment que toute la planète soit secouée par toute une série de tremblements de terre de très grande magnitude, et même que tous les volcans se réveillent, pour provoquer des dégâts absolument considérables. Et encore….. Cela suffirait-il pour que toute forme de vie ait disparu à la surface de la Terre ?

Prenons l’Amérique latine par exemple, et les peuples, nombreux, qui vivent à 4 000 mètres d’altitude sur l’Altiplano. Seraient-ils affectés par plusieurs séismes ? Probablement pas : il faudrait vraiment que toutes les chaînes montagneuses du globe s’écroulent, ce qui semble impossible. Seraient-ils affectés par quelque pollution que ce soit ? Probablement que non, compte tenu de la haute altitude à laquelle ils vivent. Même chose au Népal, au Tibet. Seraient-ils affectés par une ou plusieurs explosions de centrales nucléaires ou de bombes nucléaires ? Probablement que non. Point n’est besoin donc d’aller se réfugier au Pic de Bugarach, ridicule en proportion des chaînes de la Cordillère des Andes ou de l’Himalaya, pour ne pas subir le moindre effet. Qui peut dans ces conditions, affirmer que le 21 décembre 2012 sera la « fin du Monde » ?

A moins… Oui, à moins que par « fin du Monde », on entende : « fin d’un monde », « fin d’une certaine façon de vivre, de nous comporter », « fin de nos modèles économiques désuets et à bout de souffle », « fin de modes de vie condamnables, sans prise de conscience », « fin d’états d’esprit belliqueux », au profit d’une nouvelle conscience, de nouveaux paradigmes économiques, sociaux, environnementaux, très respectueux de la Nature, de l’Homme, de ce qui nous a été donné de plus beau : la Vie, et une meilleure répartition des richesses sur cette planète. Peut-être est-ce là, effectivement, « la fin d’un certain monde », pour un renouveau. Souhaitons-le.

Edithorial

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La conscience (environnementale) se diluerait-elle dans le temps ?

Image      Ce ne sont pas les réunions et conférences internationales qui ont fait défaut, ces dernières années et ces derniers mois, pour actionner de nombreuses fois le signal d’alarme, et alerter l’opinion sur les dangers que nous, humains, faisons courir à notre environnement et à notre planète.

Regardez bien cette photo: elle regroupe deux éléments fondamentaux: d’abord l’eau, qui comme on le sait est une matière vivante, corpusculairement et sur un plan ondulatoire, essentielle à la vie sur Terre (seulement les 1% d’eau douce, par rapport à la masse considérable aqueuse sur notre vaisseau), ensuite une des représentations de la vie, l’Homme (ici une femme), mais cette dernière apparaît en noir, comme dématérialisée. C’est bien ce qui risque de se produire si les prises de conscience ne sont jamais suivies d’effets.

A Fukushima dernièrement, on se « contente » de relever laconiquement que le taux de présence de poissons anormaux au large des côtes japonaises est en constante augmentation, sans que quiconque ne tape sur la table et dise: « ça suffit ! C’est maintenant qu’il faut agir ! »: non. Tout le monde a l’air blasé, et semble s’en ficher.

Un chercheur découvre qu’un certain type d’OGM induit un taux de mortalité inquiétant par cancers et tumeurs chez les rats, mais là encore, d’une part on conteste parfois la validité de l’information, et d’autre part on semble s’en moquer.

Par ailleurs, une juridiction vient pour la première fois, ce qui fera peut-être jurisprudence, de reconnaître l’implication directe des ondes émises par les téléphones cellulaires, les portables que tout le monde à commencer par les jeunes et parfois… dès 13 ou 14 ans…. (on se demande qui sont leurs parents…), a été reconnue comme responsable de l’apparition d’un cancer généralisé et mortel chez l’homme, mais là encore, regardez autour de vous, ça téléphone, tweete, etc, à qui mieux mieux, dans l’indifférence générale.

On pourrait comme ça continuer la liste: elle serait très longue. A l’heure où l’on va précisément en changer, il serait peut-être bon de rappeler quelques petites choses. Le temps n’existe pas: s’il existe c’est conventionnellement par l’homme (heures, minutes, secondes, jours, semaines, etc), et le véritable temps ne cesse de varier, se contractant, se dilatant. En réalité seul ce qui existe au temps présent est réel: ce qui s’est fait hier ou avant appartient au passé et non plus au temps comme on le conçoit à l’instant même, et demain n’existe pas encore du point de vue du temps, tel qu’on le conçoit actuellement, et ce qui pourrait s’avérer exact pour demain (un évènement par exemple) pourra très bien ne plus l’être demain. Pour autant, il serait illusoire de penser qu’on a bien le temps (sans jeu de mot) pour penser à tous ces problèmes de pollution de l’eau, de l’air, etc., car cette dégradation de nos conditions de vie elle, est bel et bien réelle, et très inquiétante. Il y va de la survie, d’abord d’espèces végétales et animales, puis de notre propre survie. Ne croyez pas que ce sera « dans longtemps ». Les premiers signes avant-coureurs sont déjà là, au présent.

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Nouveaux radars à tronçons, pièges à… (suite)

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Le 24 août dernier, un premier article ici-même se faisait l’écho de l’illégalité soupçonnée de ces nouveaux radars-tronçons qui, le prétend-on, vont fleurir bientôt le long ou plutôt au-dessus de nos routes et autoroutes.

Illégalité à plus d’un titre, dont celui de leur non conformité avec les normes imposées avait été évoquée.

Aujourd’hui, 30 septembre 2012, la presse dans son ensemble confirme officiellement l’illégalité de ces nouveaux radars, du seul fait de leur non-homologation par non parution au Journal Officiel !

Mais l’article précédent d’Edithorial37 allait beaucoup plus loin, et invitait les spécialistes à investiguer un peu côté technique, et des conditions mêmes dans lesquelles a bien pu se faire l’homologation  de ces nouvelles « machines à sous ».

En effet, selon les informations qui ont couru jusqu’ici sur ce nouveau dispositif, un premier signalement (n° minéralogiques, date, heures, minutes, secondes) capté sous un premier portique, serait transmis par infrarouge à un second portique, distant d’exactement 2 kilomètres, qui ferait le même type de relevé et qui, grâce à un ordinateur, calculerait en simultané la vitesse moyenne de tous les véhicules passés entre ces deux points.

Or lorsque l’on connaît la portée maximum d’un signal par infrarouge et la capacité de ce dernier à se disperser dans l’air, sauf à utiliser un transport du signal par fibre optique ce qui n’est pas prouvé dans ce genre d’installation, on a des soucis à se faire quant à la fiabilité des calculs en question, surtout sur une distance de 2 kilomètres, et qui plus est si la portion contrôlée est légèrement ou significativement en ligne courbe, également s’il existe dans les parages le moindre objet réfléchissant…. Un écart de temps de transmission même infime, peut induire, sur une valeur aussi courte (2 Kms) et à des vitesses supérieures à 70 Km/h, des erreurs non négligeables pouvant fausser les résultats et pénaliser des automobilistes qui ne sont pas, en réalité, en infraction.

Il serait souhaitable que les pouvoirs publics communiquent davantage sur ce point technique.

Edithorial37

 

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Quelle résolution prendre ?

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Non, vous n’êtes pas occupés à choisir un appareil photo ou un mini caméscope, ni à vous soucier de la définition d’images, en pixels, de votre écran TV, de votre écran d’ordinateur ou de votre tablette tactile, non.

En cette (presque) fin de l’été, comme chaque année, qui n’a pas éprouvé l’envie et même soudain le besoin, sur les plages comme ailleurs, en haut d’un sentier de montagne ou en volant dans les airs, l’espace d’un instant, de repartir d’un autre pied à la rentrée, d’essayer de donner une autre orientation ou signification à sa vie ?

Cela s’explique par l’action des journées les plus longues de l’année, souvent les plus ensoleillées, sur le corps bien sûr, mais aussi sur le moral, le psychisme. Souvent on se sent pousser des ailes en été, et d’innombrables personnes « refont le monde » dans des discussions qui semblent interminables sur les plages, aux terrasses des cafés, un peu partout.

« c’est décidé, au retour je fais un régime et je m’y tiens« ;

– « c’est sûr, c’est la dernière fois que je fume: j’arrête définitivement dès mon retour de vacances« ;

– « Allez ! A la rentrée, j’arrête mon job, qui ne me plaît pas et où j’ai pas mal de problèmes: je créée mon activité« ;

– « C’est la dernière fois que je viens en vacances ici: 21 ans ça commence à faire ! J’ai envie de voyager un peu ! »

– « En rentrant, je refais toutes les tapisseries du rez de chaussée et des chambres: je ne peux plus les voir ! »

Combien de fois, ne vous êtes-vous pas fait l’une ou l’autre de ces réflexions, combien de fois n’avez-vous pas fait tel ou tel projet, en pensant « dur comme fer » que vous alliez modifier un aspect de votre vie, voire votre destin lui-même, comme ça, de votre seule volonté ? Et combien de fois avez-vous tenu votre pari ? Les statistiques diraient que bien peu souvent ces bonnes résolutions sont réellement suivies d’effets.

Il existe d’ailleurs dans l’année, d’autres périodes favorables à de telles promesses que l’on se fait à soi-même (mais que l’on ne tient pas forcément): à Noël, période privilégiée pour formuler des voeux, pour les autres mais aussi pour soi-même; aux dates anniversaires: la conscience de « reprendre » une année y est peut-être pour quelque chose…; le Printemps qui, chez la plupart des individus provoque un changement hormonal qui peut expliquer qu’à ce moment là également, « on se sente pousser des ailes« .

Peut-être alors, pourrions-nous conclure, comme le philosophe, que:

« vouloir vraiment c’est vouloir ce qu’on ne veut pas » (Renouvier).

Edithorial37

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Les nouveaux radars-tronçon: piège à ……

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Vient d’être inauguré près de Besançon, le premier radar-tronçon, avec deux caméras distantes de 2 Kms.

Automobilistes: ne vous laissez pas piéger et contestez systématiquement les contraventions qui résulteront de ce type de contrôle !

Pour comprendre, il faut savoir comment fonctionnent ces nouveaux radars (source; http://www.radars-auto.com):

Le fonctionnement du radar tronçon est le suivant.

Une première caméra enregistre le passage de toutes les voitures à l’entrée du tronçon contrôlé. Un ordinateur reconnait automatiquement la plaque d’immatriculation et enregistre l’heure exacte de passage au dixième de seconde près.

A la sortie du tronçon, une autre caméra enregistre le passage des véhicules et l’ordinateur enregistre la plaque et l’heure.

Connaissant la distance entre les deux caméras, l’ordinateur calcule la vitesse moyenne de circulation sur le tronçon et adresse automatiquement le PV en cas de dépassement de la vitesse autorisée.

Or, automobilistes, ce qui n’est précisé nulle part, sur aucun site internet pas même sur http://www.radars-tronçon.fr, ni dans aucun magazine, c’est que le dispositif ne semble comprendre qu’un seul ordinateur.

Logiquement donc, cet ordinateur doit nécessairement se situer au second point de contrôle, à la sortie, pour effectuer le calcul de la vitesse moyenne à partir des données des deux caméras, et logiquement toujours, il doit pour ça avoir reçu de la première caméra de contrôle (du premier contrôle), un signal d’identification des véhicules, sinon nous ne voyons pas comment l’ordinateur pourrait déterminer le calcul de la vitesse moyenne entre ces deux points.

Or c’est précisément là où ça se corse ! Les pouvoirs publics se gardent bien d’expliquer de quelle manière est transmis ce signal, de la première caméra,  à l’ordinateur qui est relié à la seconde caméra.

Quel type de signal est utilisé ? Selon quelle technologie (quelles ondes) ? Sur une distance de 2 Kms (même moins), ne risque-t-il pas alors d’y avoir une dispersion plus ou moins grande de ce signal, agissant significativement sur le temps calculé et risquant de fausser tous les résultats (qui plus est si le tronçon de contrôle est situé en ligne courbe ou légèrement courbe !…) ; les caméras ne peuvent-elles pas se dérégler, avec le temps (qui passe, mais aussi les intempéries) ; ne devront-ils pas de toute manière faire l’objet de contrôles plus fréquents que les radars classiques, par des organismes agréés ?

Voilà les raisons pour lesquelles il convient d’être non seulement vigilant, mais de contester la validité d’un tel type de mesures. Le fait que ces radars soient déjà en service dans d’autres pays ne prouve absolument rien et ne peut être en soi un gage de validité.

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Les nouvelles mesures fiscales de cette fin août 2012

Le gouvernement pense en premier lieu « donner de l’air » à l’économie française, et aux entreprises, en rehaussant à deux reprises le plafond de dépôt sur les livrets A, source numéro 1 d’épargne de nos concitoyens, supposée aider les entreprises dans leurs besoins d’investissements.

Chacun appréciera, mais le niveau de richesse, ou plus exactement de « détention d’argent à placer en épargne » ayant considérablement baissé depuis plusieurs années, mouvement accentué ces derniers mois, cette mesure ne peut intéresser et encore, que les plus riches, d’où le peu de retentissement probable sur l’économie, et une déception à attendre sur les effets escomptés.

Ensuite, ce même gouvernement annonce un « Nième » coup de rabot sur l’ensemble des niches fiscales, qui entretemps, selon la définition qu’en donne maintenant le ministre concerné, constituent pêle-mêle l’ensemble de tout ce qui donnait lieu avant à réduction d’impôts, à charges déductibles sur le revenu global, à crédits d’impôts, tout ceci pour en limiter le bénéfice et l’impact à 10 000 € au total par an et par foyer fiscal, quelles que soient les composantes de ceux-ci. Le même ministre concerné justifie cette mesure par un exemple qui paraît ridiculement faire exception par rapport à la masse silencieuse des principaux contributeurs de l’impôt sur le revenu, c’est à dire toujours les mêmes, les classes moyennes ! Il cite en effet le cas de contribuables qui bénéficiaient jusqu’ici de « plusieurs centaines de milliers d’euros de réductions d’impôts »: il n’est pas besoin d’être grand Clerc pour savoir que cet exemple ne peut être extrait des couches moyennes de la population, et encore moins des moins favorisés…

Mais encore, avec les difficultés liées à la baisse constante du pouvoir d’achat, l’augmentation du chômage et des demandeurs d’emploi, partout mais surtout chez les jeunes, non seulement les habitudes de consommation ont toutes été revues à la baisse, mais en plus, dans de nombreux foyers, ce que l’on a nommé le « syndrome Tanguy » il y a quelque temps et qui a donné lieu à un film à succès, s’est réellement généralisé: dans de telles conditions, plafonner à 10 000 € le total des allègements d’impôts par an et par foyer, semble être une absurdité.

Ajoutons à cela qu’il n’est toujours pas question de relever les tranches du barème progressif de l’impôt sur le revenu, ce qui par effet de cliquet, revient à salaires stagnants, à générer une baisse constante du pouvoir d’achat des ménages, très mauvais signal lancé en direction de notre économie, des prétentions de relance de la croissance et des embauches.

Enfin, ce n’est pas par la mesure symbolique qu’il prend sur les prix à la pompe des carburants, que les consommateurs vont être incités à rouler plus et dépenser plus, bien au contraire: une nouvelle habitude est née: rares sont en effet ceux qui, désormais, font le plein de leur réservoir.

Ces « mesures« , en tous cas annoncées comme telles et supposées en adéquation avec les problèmes que rencontrent les français, ressemblent bien plus à des « mesurettes » sans incidence positive, ni sur les entreprises, ni sur l’économie en général, ni sur le portefeuille des français.

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