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Astéroïdes : les « sentinelles de l’Espace », pour nous, terriens ; mais quid de notre satellite, la Lune ?…

Dans la nuit du 24 au 25 juillet 2019, à la surprise de la communauté scientifique, qui ne l’a « détecté » que 26 heures avant son passage, « 2019 OK », un astéroïde mesurant entre 57 et 130 mètres, selon la Nasa a frôlé la Terre à 73 000 kilomètres c’est-à-dire cinq fois moins que la distance Terre-Lune qui est de 384 440 kilomètres, dans sa plus longue trajectoire.

C’est l’Observatoire brésilien SONEAR qui l’a repéré dans l’Espace. S’il avait percuté notre planète, il aurait pu raser une ville comme Paris, et il aurait libéré une énergie équivalent à 30 fois celle de la bombe atomique d’Hiroshima !

La Terre, déjà impactée par le passé

Le 15 février 2013, une météorite s’était abattue à 1 500 Km de Moscou, au-dessus de la ville de Tcheliabinsk, se désintégrant en partie seulement lors de son entrée dans l’atmosphère terrestre, libérant des milliers de blocs de rochers qui en tombant, avaient causé de multiples dégâts et blessures, 1 600 personnes ayant été plus ou moins touchées par ses débris.

Par ailleurs, on sait qu’un astéroïde géant avait provoqué l’extinction des dinosaures en s’écrasant sur notre planète à la fin du crétacé.

Les Etats s’organisent

Tandis que, après Philae et Rosetta, petites sondes s’étant posées sur une comète, une autre franco-allemande appelée Mascot se posait fin 2018 sur un astéroïde afin d’en étudier la combinaison, essentiellement du carbone, les Etats, conscients des dangers que peuvent représenter des astéroïdes de 1 Km ou plus si leur trajectoire vient à frôler la Terre voire, pénétrer dans son atmosphère, s’organisent.

Déjà, tous les grands télescopes, terrestres et spatiaux, scrutent le ciel et l’espace à cet effet, les scientifiques repérant les gros astéroïdes à la lumière solaire réfléchie par leur masse rocheuse. Le problème est de « taille », et il est dû précisément à leur « taille » : l’objectif initialement fixé était de détecter ceux atteignant ou dépassant 1 Km, car ils ne pourraient pas se désintégrer en traversant notre atmosphère.

Mais les scientifiques se sont vite rendus compte que même inférieur à 1 Km, des astéroïdes pouvaient commettre de gros dégâts sur Terre, même si la probabilité qu’ils tombent sur des zones habitées reste très faible. Depuis les années 1990, le but est de recenser les objets célestes de dimensions inférieures à 1 Km, mais comme le reconnaît l’astronome australien Alan Duffy, à l’heure actuelle la communauté scientifique n’en a répertorié que 20 à 30% seulement, car les difficultés de détecter d’aussi petits corps célestes sont grandes, même avec des moyens de plus en plus sophistiqués.

Dans le même temps également, la science progresse dans les moyens de parer une retombée sur Terre d’un astéroïde suffisamment important : des moyens sont avancés, comme de tenter de faire dévier l’objet céleste par de puissants rayons laser, ou encore de propulser contre celui-ci un ou plusieurs missiles à tête explosive, afin de dévier sa course ; de leur côté par exemple, l’Agence spatiale européenne (ESA) de même que la NASA déploient des programmes afin de fabriquer des « impacteurs » suffisamment puissants pour faire exploser un astéroïde et le réduire en objets de plus petite taille, susceptibles de se consumer entièrement lors de leur entrée dans notre atmosphère. Le 5 avril dernier, la sonde japonaise Hayabusa 2 a déployé un « impacteur » expérimental muni d’une charge explosive, baptisé « Small Carry-On Impactor » sur l’astéroïde Ryugu (900 mètres de diamètre). Mais ces moyens d’intervention ne seraient d’aucune utilité, sans détection suffisamment « à l’avance », de l’approche d’un astéroïde menaçant notre planète !

Si un de ces corps, de 100 mètres de diamètre ou moins, ne représenteraient probablement aucune menace réelle car se désintégrant complètement, entre 100 mètres et 1 000 mètres ou plus de diamètre, il y a lieu de s’inquiéter, et nombre de savants appellent les agences comme la NASA à renforcer ses programmes de détection, afin de mieux appréhender ces astéroïdes qui menacent notre « vaisseau spatial » !

Mais, qu’en serait-il de la Lune, si un astéroïde venait à la percuter ?

Notre satellite naturel est régulièrement bombardé par de petits astéroïdes, ses cratères en témoignent. Cependant, si notre planète peut – théoriquement au moins – être lourdement impactée par un moyen/ gros astéroïde, pourquoi n’en serait-il pas de même pour la Lune, qui pourtant, ne semble pas constituer la « priorité » des scientifiques en matière de « prévention » ? En effet, aucun ne parle de surveillance particulière la concernant !

Cela est d’autant plus surprenant que chacun connaît les influences très importantes de l’astre sur nous, terriens !

  • La Lune ralentissant la rotation de la Terre, sans elle, ou si, par suite d’une collision majeure avec un gros astéroïde, son orbite venait à changer, le cycle jour/ nuit ne serait plus de 24 heures, mais moins ou… plus, selon ;
  • La nuit, notre planète est éclairée par son satellite : sa lumière influence les êtres vivants, mais également certains animaux marins et le développement du plancton, dont se nourrissent beaucoup de ces animaux ;
  • La Lune on le sait, par ses effets conjugués à ceux du Soleil, exerce sur les océans une pression qui crée les marées ; l’éloignement de la Lune, ou son éclatement en plusieurs lunes modifierait vraisemblablement de manière importante les cycles des marées, entre autres ;
  • Les « marées terrestres » : la croûte terrestre subit aussi l’influence de notre satellite, et la ville de Paris par exemple connaît une oscillation verticale de 0,40 mètres deux fois par jour.

Conclusion

S’il est à la fois rassurant et inquiétant de savoir qu’en cas de survenue d’un astéroïde de plus ou moins 1 Km de diamètre non suffisamment repérée « à l’avance », les « chances » d’en dévier la trajectoire seraient nulles, malgré le fait que cela soit une préoccupation majeure de la Science de l’Espace que de les détecter et de mettre au point des « stratégies » pour les repousser, il est étonnant et même préoccupant que la même communauté scientifique paraisse en tout cas se « désintéresser » de notre satellite naturel, à moins que les prochaines missions spatiales annoncées par certains pays sur la Lune, ne soient pas uniquement aux fins d’exploitation minière, ou de constitution de bases d’observations spatiales et de lancements d’engins d’exploration spatiale, mais qu’elles servent aussi à mettre en place en quelque sorte un « bouclier » visant à protéger la Lune, et en la protégeant, à mieux nous protéger, nous ?

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Bison fûté va voir rouge !

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Est-ce par la grâce du redécoupage des Régions ? Toujours est-il qu’une bonne douzaine d’académies changent de zone (A, B ou C) dans le calendrier scolaire 2015-2016.

Or pour les vacances de la Toussaint, d’Hiver et celles de Printemps, on aurait pu penser qu’un certain équilibre serait recherché, afin d’éviter d’interminables bouchons, de nombreux accidents, souvent mortels, et aussi afin de faire en sorte que Bison fûté n’en perde pas la « boussole« , qu’il ne voie pas « rouge« , mais tenez-vous bien ! Si les zones A et C n’ont pas trop de soucis à se faire ( 9 académies en zone A, et 5 regroupées en zone C dont Paris), il va en être tout autrement de la zone B ! : pas moins de 12 académies qui partiront en même temps, et non des moindres ! :

  • Aix-Marseille
  • Amiens
  • Caen
  • Lille
  • Nancy-Metz
  • Nantes
  • Nice
  • Orléans-Tours
  • Reims
  • Rennes
  • Rouen
  • Strasbourg

On aurait voulu saturer volontairement les réseaux routiers durant ces périodes-là, qu’on ne s’y serait pas pris autrement ! Cela promet une jolie pagaille sur nos routes, à l’aller comme au retour, une police « sur les dents« , une baisse très probable du rendement de nos chers (oui, très chers…) radars dans ces moments-là car c’est certain, les forces de l’ordre auront du mal à verbaliser pour excès de vitesse, tant les bouchons seront interminables !

Voilà ce qui s’appelle du « judicieusement pensé » !….

Sans autres commentaires….

Edithorial37

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Le cauchemar de Fukushima

Image photo: http://www.photosearch.com

Une question de fierté ?

Dans quelques mois, cela fera deux ans qu’est survenue la plus grande catastrophe dans une centrale nucléaire après celle de Tchernobyl.

Au début, les autorités nippones se sont voulues rassurantes: il n’y avait aucun danger de radiations, aucun risque pour la santé, et la société Tepco, qui gère cette centrale (TEPCO, pour Tokyo Electric Power), affirmait haut et fort que lui et ses équipes maîtrisaient la situation.

Et puis il y a eu les premières fuites de radioactivité que l’on connaît, dans l’atmosphère, à la suite de l’explosion d’un premier, puis d’un second réacteur. L’Empire du Soleil Levant, Empereur en tête, a redressé la tête et refusé les aides internationales, se disant capables de faire face. En fait, le monde entier a assisté à une série de « bricolages » inefficaces et non sans dangers mortels, beaucoup y ayant laissé la vie.

Voilà aujourd’hui que, comme un volcan qu’on croit éteint, comme Tchernobyl qu’on croit inerte alors que la radioactivité continue de saper les sols et sous-sols et tout l’environnement, que Tepco annonce un autre type de fuite, liquide cette fois, dans ses réservoirs ayant servi à stocker l’eau qui a contribué au refroidissement des deux réacteurs endommagés.

Encore une fois, Tepco affiche sans faillir sa certitude: aucune inquiétude: elle maîtrise…

Il est cependant permis d’en douter quand on voit l’eau contaminée continuer de s’échapper, malgré les « rustines » appliquées en toute hâte, et la colère contenue du gouvernement japonais qui, lui, semble enfin avoir pris la mesure de l’incompétence et de l’inefficacité de la société TEPCO.

Mais un autre danger bien plus grand, menace l’humanité, pour plusieurs générations, menace la biodiversité aussi, les fonds marins, les espèces animales y vivant: le Pacifique est régulièrement depuis des mois souillé journellement par des centaines de milliers de litres d’eau radioactive, sans que quiconque n’ait jusqu’à présent fait quoi que ce soit.

Faire appel à l’aide internationale ? A quoi bon ! Les japonais sont bien capables de régler ce problèmes !

Là encore, il est permis d’en douter, encore davantage. Et la solution avancée par TEPCO n’est pas faite pour nous rassurer: geler les écoulements radioactifs se jetant dans l’océan… L’ampleur de la tâche, les moyens titanesques qu’il faudrait mettre en oeuvre pour y parvenir, le temps également que cela demanderait, sans aucune garantie que ce soit LA solution, tout cela fait froid dans le dos, tout comme les certitudes nippones, l’assurance bonhomme des techniciens de TEPCO, la relative confiance et tranquillité du peuple japonais, le calme qui semble régner alors qu’en réalité c’est la tempête…

Le cauchemar de Fukushima se poursuivra, tant que la fierté du peuple japonais fera qu’elle n’admettra pas l’aide de puissances étrangères.

Edithorial37

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