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Primaires des présidentielles : sexisme ?

URNE DE VOTE

Force est de le constater : la parité « hommes »-« femmes » ne sera pas respectée une fois encore, à l’occasion du choix des candidats lors des primaires, à droite comme à gauche si elles ont lieu, sauf au premier tour des élections présidentielles, où par hypothèse,  la candidate de l’extrême-droite sera présente.

Pourtant, en principe, il doit y avoir autant de votants potentiels féminins sur le nombre d’électeurs inscrits au plan national, que de votants potentiels masculins, et peut-être même, si on suit une certaine « logique statisticienne » démographique, légèrement plus, soit légèrement plus de 50%…

Si, donc, toutes les femmes de ce pays, lasses d’être déconsidérées, mises à l’écart, tenues pour quantités négligeables, décidaient au premier tour des présidentielles fin avril prochain de voter pour une femme, non seulement elles ne pourraient selon toute vraisemblance le faire que pour un nom : Marine Le Pen (FN),  mais ce faisant elles l’éliraient, sans l’ombre d’un doute !

Sexisme oui, sans doute : il n’est qu’à regarder le spectacle des primaires de la droite. S’il ne peut en être contesté l’impeccable organisation, en revanche tout le monde aura remarqué au premier tour, la seule présence de la vaillante mais malheureuse NKM (Nathalie Koscuskio Morizet), faisant face à un bataillon de candidats plutôt machistes, sa participation ayant été accueillie parfois, au mieux avec scepticime, et au pire sous certaines railleries, pour finir par être rapidement « évincée » du trio de tête.

Si l’on porte le regard à gauche, ça n’est guère mieux, a priori. Aujourd’hui, seule Marie-Noëlle Lienemann semble vouloir défendre le point de vue des femmes, au sein d’une pléthore là aussi, de prétendants masculins (l’article met à-part EEV). Bien sûr la liste des prétendants à la primaire de la gauche n’est pas close, il reste encore un peu de temps, mais nul ne voit, sans changement d’ici là, comment la seule Marie-Noëlle Lienemann pourrait valablement défendre ses chances, face à ses « rivaux » masculins.

Est-ce un manque d’intérêt des femmes pour la vie politique ? Sans doute pas, lorsqu’on remarque la présence de nombre d’entre elles au sein des gouvernements, de gauche comme de droite, qui se succèdent, lorsqu’on voit hors de France que les femmes sont largement capables de tenir les rênes du pouvoir comme Mme Merkel en Allemagne, ou comme aurait pu le faire Hillary Clinton, la candidate malchanceuse américaine. Est-ce le fruit d’un nombre insuffisant de femmes en politique ? Certainement, même si la situation s’améliore d’année en année ou plutôt, d’élections en élections, le Parlement par exemple et en particulier l’Assemblée Nationale comptant dans ses rangs de plus en plus de femmes, les présidences de commissions étant également confiées de plus en plus à des femmes. C’est sans doute aussi le signe que les mentalités sont difficiles et lentes à modifier dans notre pays, et qu’il faudra encore un peu de temps aux femmes pour s’imposer, à tous les niveaux, comme les égales de l’homme et pour ces derniers, d’en accepter le fait.

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Drôle d’époque !…..

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Alors que la « Loi Travail » (qui se veut également être la « Loi El Khomeri ») se vide peu à peu de sa substance, sous l’impact des manifestations de rue, à Paris et dans plusieurs grandes villes, et des « Nuits debout », pacifiques à leur début, mais où se sont invités depuis régulièrement des bandes de casseurs, semant non seulement la pagaille et la peur, mais causant aussi des dégâts inestimables aux commerces avoisinants, aux automobiles proches également, aux équipements urbains, et causant des dommages physiques importants (outre sur des civils, on parle de plus de 300 policiers plus ou moins gravement blessés actuellement depuis l’intervention de ces hordes de sauvages qui ne sont là, manifestement, que pour « casser du flic », le français moyen (contribuable avant tout et qui paie trop souvent qu’à son tour les factures pour tous ces irresponsables de tous bords…) est en droit de s’interroger :

– ne sommes-nous pas, encore actuellement, en « état d’urgence » ? Certes, une réforme constitutionnelle visant à prolonger de plusieurs mois cet « état d’urgence » est à l’étude au Conseil d’Etat, avant transmission au Conseil constitutionnel, et son admission (on connaît les lenteurs administratives…), ce qui n’empêche nullement, entretemps les Préfets (et à Paris, il s’agit du Préfet de police) de prendre un arrêté interdisant dans un ou plusieurs quartiers sensibles, ou dans un périmètre donné, voire, dans toute la ville concernée, toute manifestation de rue propre à nuire à l’ordre public. Or force est de s’interroger sur l’inconséquence des préfets, sur leur laxisme apparent, puisque rien n’est fait en ce sens, tandis que la facture des blessés et des dégâts matériels s’allonge, sans parler des « manque à gagner » en termes de chiffres d’affaires, pour les commerces touchés ;

– ne sommes-nous pas en droit également de penser qu’un projet de loi, qui fait descendre dans les rues un peu partout dans le pays, des centaines de milliers de citoyens mécontents des dispositions de la « Loi El Khomeri » (nous ne parlons pas là, des « casseurs », qui ne pensent rien de ce projet de loi), est de manière patente une mauvaise loi, qu’il faut se hâter de « passer à la trappe », quitte à en reformuler une, mais cette fois-ci après avoir écouté toutes les voix intéressées par cette réforme du Code du travail, jeunes et moins jeunes, syndicats, afin qu’il y ait véritablement une concertation et que la nouvelle « mouture » en soit l’aboutissement, sans discussion !

– voilà que ressurgit, pour l’instant en filigrane, la menace déjà brandie et exécutée de la mise en oeuvre de l’article 49-3 de la Constitution, pour « passer une nouvelle fois en force » ! Seulement voilà, le 49-3 a déjà été utilisé, et il ne peut pas être systématiquement utilisé, car alors ce serait la confiscation pure et simple de la démocratie ! Son usage est heureusement limité et encadré. Mais lorsqu’on force un barrage, c’est bien qu’on brave un « interdit », que quelque chose ou quelqu’un fait obstacle à la voie que l’on veut suivre ! Ce serait le cas de la « Loi Travail » et prouverait s’il en était encore besoin, qu’il s’agit d’un très mauvais projet de loi, juste bon à « passer à la trappe » !

Pendant ce temps, des  Français souffrent de toutes ces tergiversations et violences, pour rien qui plus est.

Ils souffrent également par leur niveau de vie qui, pour des millions d’entre eux, des plus pauvres jusqu’au début de ceux que l’on désigne sous le vocable « classes moyennes« , non seulement stagne mais décroît, de voir s’étaler dans les Médias,  scandales, corruptions, rémunérations mirobolantes, qui ont depuis longtemps dépassé la « mesure » et puent l’indécence.

Ainsi le scandaleux Sepp Blatter, et son « ami » Michel Platini ! Autant on pouvait avoir du respect pour Platini le joueur de football, qui nous a enchantés par son passé de grand joueur, de virtuose du ballon rond, autant cette affaire de cachet à 2 millions d’euros perçus de S. Blatter au plus haut sommet de la FIFA pour une ténébreuse « mission » qui lui aurait été confiée, le tout sur fonds de corruption active à grande échelle à la direction de la FIFA, puisque la Justice américaine a déjà « épinglé » trente-neuf autres fraudeurs, nous révulse, et dépasse là encore l’indécence. Où est passée la morale, dans ce genre de situations ?

Certainement pas dans le football, quand on voit que le footballeur le mieux payé au monde, est L. Messi avec 65 millions d’euros bruts par an auxquels il faut ajouter les contrats publicitaires et autres sources de revenus dérivés, Zlatan Ibrahimovic lui, se « contentant » (si l’on peut dire) de 21,5 millions d’euros annuels en plus des revenus de ses contrats publicitaires, aucun joueur français ne se hissant dans le « Top 10 » mondial, mais pouvant pour certains revendiquer un salaire compris entre 500 000 euros et 1 million d’euros par mois tout de même… Là aussi , où se trouve la morale ?

Voyons alors du côté des entrepreneurs, et pas n’importe lesquels, ceux que la presse nomme souvent les « grands capitaines d’industrie » : « l’affaire Carlos Ghosn » empoisonne actuellement ce monde bien à-part, tout autant que le Gouvernement, et elle embarrasse le MEDEF par la voix de son dirigeant, Pierre Gattaz, qui se dit « non choqué » par le montant (plus de 7 millions d’euros de rémunération annuelle…), peut-être compte-tenu d’une hausse du chiffre d’affaires de Renault de 10% sur l’exercice 2015, mais « troublé, embarrassé » par la décision rapide du Conseil d’Administration qui, en effet, s’est empressé d’avaliser le montant (plus de 7 millions  €) alors même que la majorité des actionnaires s’était opposée la veille à une telle décision ! Une fois encore, la plupart de nos compatriotes se demanderont où sont passées dans cette affaire, la décence et la morale !

Dans une époque de plus en plus dominée par l’argent facile, l’argent souvent « sale », la corruption (active et passive), on est en droit d’attendre de ceux qui ont vraiment le pouvoir en mains, une « grande lessive« , une « prise en mains » énergique assortie de sanctions à l’encontre de celles et ceux qui détournent, profitent, abusent, contournent les lois, la décence, la morale, et détruisent ainsi tous les repères pour la jeunesse d’aujourd’hui, toutes les valeurs auxquelles nous sommes si attachés.

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Une « solution » en trompe-l’oeil…

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Un beau tour de « passe-passe »…

Vous en rêviez ? Le Président Hollande en rêvait ? Mais faire chuter la courbe du chômage n’a jamais été aussi simple ! C’est du moins ce qu’un économiste, Jacques Attali, prétend selon les sources BFMTV et RMC .

En fait, sa « solution  » n’a jamais été aussi simple ! Simpliste diront peut-être certains… En effet, il suffit, vous lisez bien, de faire en sorte que le plus grand nombre possible de chômeurs, 400 000, 500 000, voire bien davantage !, soit mis… en formation ! Que n’y avons-nous pas pensé plutôt !..

Une personne en formation, c’est un chômeur de moins !

C’est si simple, qu’on se demande bien pourquoi personne n’y avait songé jusqu’ici ! Pas sûr pour autant que les chômeurs apprécient la « solution ». Cette dernière ne semble pas reposer sur une analyse profonde des causes (qui sont multiples) de ce chômage de masse se maintenant à haut niveau, mais fait plutôt immédiatement penser à une « mesure-gadget« , ou encore à un tour de « magicien« , afin de faire baisser artificiellement et drastiquement le nombre de chômeurs dans notre pays l’an prochain (n’y aurait-il pas certaines élections… en 2017 ? et l’infléchissement du chômage ne serait-elle pas l’une des promesses de F. Hollande ?).

Il n’est pas certain que les chômeurs apprécient cette idée de « énième formation » pour beaucoup, d’autant que les contours de cette dernière ne sont pas précisés : en formation, certes, mais pour quoi faire, en fin de formation ? Certes, il existe sans doute un besoin de formation, et probablement dans des domaines bien spécifiques, et non de manière généralisée. Pour quelle durée ? Une formation dont le coût serait pris en charge par qui, car il n’est pas certain non plus que cela soit du goût du patronat, s’il faut mettre la main au portefeuille ; et cette formation, M. Attali est-il en mesure d’affirmer qu’à sa sortie, l’ex-chômeur formé se verrait proposer ipso facto un emploi (CDI de préférence) en rapport avec le niveau de qualification atteint (en particulier s’agissant de la rémunération), et sans avoir à attendre des mois et des années pour ça ?

En fait, cet économiste s’est-il réellement demandé quelles étaient les véritables freins actuels à l’embauche ? Il est permis de se le demander. En effet, les médias (et les patrons de TPE/PME) nous disent que 400 000 emplois seraient encore maintenant à pourvoir, sans pour autant trouver preneurs ! A côté de ça, existent et particulièrement au-travers des réseaux sociaux sur le web des milliers et des milliers de témoignages de personnes parfaitement qualifiées, disponibles, battantes, méritantes, dont beaucoup font même preuve d’ingéniosité pour mettre en avant et en valeur leurs atouts, dont les profils correspondent parfaitement à ceux recherchés, mais qui vont d’entretiens en entretiens inutiles, souvent conduits par des responsables RH « à-côté de la plaque » quand ça ne tient pas du délire, ou de dirigeants incapables de se décider, comme si tous ces rendez-vous donnés n’étaient qu’une vaste mascarade, sans vrai besoin, sans lendemain, le plus souvent sans retour d’ailleurs c’est à dire sans prendre la peine, par politesse ce qui n’a jamais été interdit,  d’informer le postulant, en somme, une gigantesque « mise en scène » qui vient justifier une courbe qui n’en finit pas de grimper. De tout cela, le sentiment que le patronat ne veut pas réellement embaucher prédomine, et s’il devait embaucher, il ne faudraitt pas espérer un CDI, la bête noire des chefs d’entreprises, excepté quelques « start-ups » jeunes et dynamiques, qui « jouent encore le jeu« .

Sortir un chômeur longue durée par exemple pour lui faire suivre une formation, supposons longue :

est-ce là vraiment ce qui va permettre à la personne en question de pouvoir vivre normalement ? Comment va-t-elle payer ses factures, son loyer, son chauffage, toutes ses charges, se nourrir, etc ? Est-ce avec ça qu’elle va pouvoir épargner ? Est-ce avec ça qu’elle va pouvoir faire des projets d’avenir ? Prenons un couple dans lequel chacun sera dans la même situation : pas de projet durant la formation, et tant qu’un vrai contrat de travail en CDI n’est pas trouvé en fin de formation !

Une inflexion de la courbe du chômage, avec de tels procédés sans doute, mais très probablement des coûts supplémentaires à la charge des entreprises, et un impact quasi nul sur la consommation et probablement sur l’emploi  lui-même !

La mesure préconisée ne s’attaquant pas aux vraies causes du fléau, il ne faudrait pas en attendre un impact positif sur les entreprises elles-mêmes (pendant qu’un ex-chômeur est en formation, il « n’est peut-être plus chômeur », mais il est totalement inopérant et improductif pour les entreprises), ni sur la consommation (avec quelle rémunération, pour ces ex-chômeurs en formation ?), ni sur l’économie. C’est donc un pur artifice, et une vue de l’esprit.

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Le pardon est-il universel ? Peut-on, et doit-on, toujours pardonner ?

FOND PARDON

« Tout est pardonné ». Ainsi s’annonce la « Une » de la presse française, celle-là même qui a été visée en plein cœur dans ce qu’elle a de plus cher, et qu’elle a raison de défendre, au nom des lois, décrets et règlements de la République, Une et Indivisible, fondée sur le socle des Droits de l’Homme et du Citoyen, et dont les trois piliers sont : liberté, égalité, fraternité.
La liberté d’expression, en particulier celle de la presse, existe donc bel et bien dans notre pays, et elle doit être respectée. Cependant, cette obligation de respect vaut pour tous, ceux qui se sentent offensés, et les offenseurs qui eux-mêmes se sentent offensés.
Après l’offense et les propos infamants, qu’en est-il du pardon ? « Tout est pardonné » : mais le pardon est-il reconnu dans toutes les religions ou confessions ? A-t-on le droit de pardonner, voire le devoir de le faire ? Peut-on refuser le pardon ?
Dans l’Islam, le Coran recommande le pardon. « Pratique le pardon ; ordonne le bien ; écarte-toi des ignorants »
(Coran : 7 : 199) ; « qu’ils pardonnent et absolvent ! N’aimez-vous pas que Dieu vous pardonne ? Et Dieu est pardonneur et très miséricordieux ! (Coran : 24 : 22)
Les musulmans qui ne vivent pas selon les valeurs morales du Coran pensent qu’il est difficile de pardonner aux autres. Cependant, Dieu a conseillé aux croyants le pardon comme une attitude plus correcte : « la sanction d’une mauvaise action est une mauvaise action (une peine) identique. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Dieu » (Coran : 42 : 40) […] « mais si vous les excusez, passez sur leurs fautes et leur pardonnez, sachez que Dieu est pardonneur, très miséricordieux. (Coran : 64 : 14)
Dans le Coran en effet, le pardon occupe une position morale supérieure : « et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution des affaires. » (Coran : 42 : 43) ; les croyants sont des gens qui pardonnent, compatissants et tolérants, révèle le Coran : « qui dominent leur rage et pardonnent à autrui » (Coran : 42 : 43).
L’Islam recommande donc aux croyants, comme bonne pratique, le pardon.
Qu’en est-il de la religion catholique ? Plusieurs versets de la Bible sont consacrés au pardon.
(Psaume 25:11) : « à cause de Votre Nom, Seigneur, Vous me pardonnerez mon péché; car il est grand ».
(Psaume 86:5) : « car Vous êtes, Seigneur, suave et doux, et plein de miséricorde pour tous ceux qui Vous invoquent ».
(Proverbe 28:13) : « celui qui cache ses crimes ne réussira point; mais celui qui les confesse et s’en retire, obtiendra miséricorde ».
(Matthieu : 5:7) : « bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront eux-mêmes miséricorde ».
(6:12) : « et remettez-nous nos dettes, comme nous les remettons nous-mêmes à ceux qui nous doivent ».
(6:14-15) : « car si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi vos péchés. Mais si vous ne pardonnez point aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos péchés ».
(Marc 11:25) : « et lorsque vous vous tiendrez debout pour prier, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui, afin que votre Père qui est dans les Cieux vous pardonne aussi vos péchés ».
(Luc 6:36-37) : « soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez point, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez point, et vous ne serez pas condamnés; pardonnez, et on vous pardonnera».
La théologie chrétienne a toujours pensé qu’il est du devoir de chacun de toujours pardonner un criminel, le pire fut-il, et sans condition, sauf un cas « d’impardonnabilité » mentionné dans le Nouveau Testament, et qui vise ceux qui rejettent le Saint Esprit. En effet, le Nouveau Testament considère le fait de rejeter le Saint Esprit comme une offense et un péché impardonnable : (Marc 3 : 28-30) : « Je vous le dis, tous les péchés et tous les blasphèmes que les gens prononcent seront pardonnés. Mais celui qui blasphème contre le Saint- Esprit ne sera jamais pardonné, car il est coupable d’un péché éternel ». Ce principe est réaffirmé par l’évangéliste Matthieu (12:31).
Dans la religion catholique, donc, le pardon n’est plus seulement « recommandé », il est (sauf une exception) du devoir de chacun : c’est donc à soi-même de pardonner aux autres, tout comme il leur appartient de nous pardonner nos péchés.
Et dans la religion Juive ? Les autorités religieuses juives, ont toujours enseigné que Dieu est prêt à pardonner tous les péchés qui sont commis contre Lui, même par ceux qui nient son existence (différence avec ce qui vient d’être dit du catholicisme). Ce principe est clairement énoncé dans la Mishnah : « concernant les péchés commis à l’égard de Dieu, le Jour du Grand Pardon (Yom Kippour) effectue le pardon. Concernant les péchés commis à l’égard de notre prochain, le Jour du Grand Pardon n’effectuera le pardon qu’après que nous soyons réconciliés avec la personne offensée » (Traité Yoma, 8:9.)
Il n’y a aucun doute à ce sujet : afin d’obtenir le pardon pour les péchés commis envers nos semblables, il nous incombe de nous réconcilier avec eux. Selon la loi juive, seules les victimes d’une offense peuvent pardonner à ceux qui les ont commises, car Dieu ne saurait pardonner un criminel aussi longtemps que sa victime continue à souffrir des conséquences de son crime. Seule la victime peut donc pardonner à son agresseur. Ce changement exige donc une réconciliation entre l’offenseur et la victime, pour que le pardon s’opère.
Qu’est-ce alors que le pardon, chez les Protestants ? Pour eux, la repentance et le pardon de Dieu jouent un rôle central. Dans la liturgie réformée, se situe un moment appelé l’acte de repentance ou aussi la confession du péché. C’est à ce moment que les Protestants déposent devant Dieu ces choses qui pèsent sur leur conscience et qu’ils demandent pardon à Dieu. Il s’agit donc d’une confession communautaire.
Les protestants disent que c’est Dieu , seul, qui peut accorder le pardon.
Dans le Bouddhisme, pardon et réconciliation prennent un sens tout différent des précédents. Le concept ou mot du « pardon » n’existe pas réellement ni en sanskrit ni en pali.
Le pardon et la réconciliation dans le bouddhisme ont un sens sensiblement différent que celui qu’il a dans les monothéismes. D’abord, selon les érudits, le mot même de pardon n’a d’équivalent exact ni en sanskrit ni en pali.
L’aboutissement du bouddhisme, c’est l’Eveil, c’est-à-dire de se libérer de cycles d’existences conditionnées, et les bodhisattvas subordonnent leur entrée en nirvana à la libération de tous les êtres. La loi du karma ou loi de causalité n’émane pas d’une justice divine, mais elle est naturelle. Tout acte positif aura des conséquences positives sur soi mais aussi sur les autres, tout acte négatif aussi, mais en nous entraînant dans la souffrance et vers des renaissances passées. Le pardon paraît donc la seule solution rationnelle. Le coupable devra subir la rétribution de son acte, et personne n’y peut rien, mais s’il est pardonné, la chaîne des actes négatifs consécutifs à la faute sera rompue, et celui qui aura pardonné se rapprochera de son côté de l’Eveil.
Bien que non exhaustive, car loin d’avoir abordé toutes les religions, cette petite analyse montre au demeurant que la notion de « pardon » existe bel et bien quasiment partout dans le monde, qu’elle est donc universelle, même si c’est dans son application – ou non-application – que le pardon diffère, n’étant qu’une « recommandation » pour les uns, une obligation ou plutôt un devoir pour les autres, sauf exception, une attitude positive dictée par la raison pour d’autres, dans le but d’alléger leur karma et en même temps, d’accéder plus facilement à l’Eveil, un acte volontaire de repentance et de réconciliation pour le judaïsme, qui doit suivre la confession du péché, mais qui, chez les Protestants,  ne précède le pardon que parce que ce dernier n’est accordé que par Dieu, et personne d’autre. Dans certaines situations on peut donc pardonner ; dans d’autres, on ne le peut pas : seul Dieu le peut.
Cela dit dans notre religion catholique, qui incite donc à pardonner les fautes (des autres), comme on nous a pardonné (les nôtres), existe la notion d’impardonnabilité ; au reste, l’adjectif « impardonnable » figure depuis très longtemps dans tous les dictionnaires. Doit-on alors toujours pardonner ? En pardonnant, on libère sa conscience, et on la soulage d’un poids, en même temps qu’on libère une autre conscience, que l’on soulage également. Normalement selon l’Eglise catholique, le pardon serait sans limites, applicable même envers des actes criminels. Reste l’acceptation qualificative de l’impardonnabilité, très subjective, qui peut exister lorsque la douleur subie est et reste trop intense, lorsque la souffrance infligée résulte d’actes inqualifiables et d’une violence particulière et intentionnelle : il est des situations dans lesquelles il est possible de comprendre que les victimes ne puissent pas pardonner. Ne doit-on pas les pardonner justement de cela, au lieu de les en blâmer ? Les auteurs de crimes aussi atroces, ne doivent-ils pas admettre que leurs actes ne puissent pas être pardonnés ? N’est-ce pas là, aussi, « l’esprit » du pardon ?

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Et si le véritable gendarme d’internet, c’était l’argent ?

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Au commencement, lorsque les premières connexions se sont faites sur la Toile, bien avant l’avènement des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, LinkedIn, Viadeo et autres, bien avant également l’apparition des premiers sites marchands, il était possible de trouver tout, son contraire et même, n’importe quoi sur internet, du meilleur au pire, mais tout cela, gratuitement, et… à petite vitesse, car à cette époque, il fallait s’y connecter grâce à un laborieux petit modem, qui émettait le son strident du fax, lorsque la liaison était établie.

Bien vite, la technique a beaucoup évolué, et parallèlement, les internautes, c’est ainsi qu’on les a appelés, se sont multipliés de façon exponentielle. Mais très vite aussi, il est apparu qu’internet était un subtil et merveilleux mélange de bon, même de très bon, et de mauvais, voire franchement mauvais ou dangereux.

Beaucoup ont alors commencé à évoquer la possibilité de réglementer tout ce trafic d’échanges d’informations, toujours gratuites, les grands principes de l’internet d’alors étant, la gratuité, et une totale liberté.

Mais à y bien réfléchir, personne n’a jamais vu quel genre d’   » autorité  régulatrice  » pourrait venir se mêler des millions de communications en tous genres échangées chaque jour (et nuit) sur le Net.

En revanche, dans le même temps, n’ont cessé de croître les nombres de sites marchands, de blogs aussi, dont beaucoup marchands également, et le développement parfois gigantesque des réseaux sociaux.

Au fur et à mesure, les internautes ont constaté que, sur tel site donnant telle information gratuitement auparavant, eh bien désormais il fallait pour y accéder, s’inscrire comme membre, adhérer (en payant) à sa  » News Letter  » ; là où avant il était possible, c’est un exemple parmi une multitude d’autres, de consulter un ou des articles juridiques complets gratuitement, il fallait de plus en plus payer pour les consulter ; et tout le monde sait bien que si l’accès au statut de membre d’un réseau social est en général gratuit, c’est en accès limité, car pour avoir la disposition complète de toutes les fonctionnalités, il faut payer un abonnement annuel, parfois coûteux ; c’est la même chose ( il faut payer) pour pouvoir utiliser les versions complètes de pratiquement tous les logiciels, toutes les applications qui s’offrent aux internautes, une version gratuite existant encore, mais, soit très limitée dans le temps, ou bridée, juste de quoi leur permettre de se faire une idée du produit pour l’acheter éventuellement.

En même temps, et tandis que l’aspect financier a freiné significativement les téléchargements sauvages, et évincé ceux dangereux, car vecteurs de virus informatiques, qui ont tant empoisonné notre existence, et porté l’internet, de simple outil de comunication qu’il était à ses débuts, au statut de place forte de la vente et plaque tournante du e-commerce, l’argent n’a pas encore totalement réussi à faire le grand ménage parmi les personnes sans scrupules et malhonnêtes : ainsi existent encore en grand nombre des sites (d’arnaques) promettant  » monts et merveilles  » aux gogos qui s’y laissent prendre : des fausses locations de vacances, aux faux travaux à domicile rémunérés et soi-disant sérieux, aux mails que vous recevez d’anonymes, prétendument héritiers d’une grosse fortune, mais sans famille et (pas de chance décidément…) en phase terminale d’une terrible maladie, et qui vous contactent pour vous faire don de cette fortune, après vous avoir bien entendu soutiré vos coordonnées bancaires, les abus de ce genre vont bon train.

En somme, si l’avènement de l’internet marchand, de l’internet qui permet de rémunérer certains services également, a mis nettement de l’ordre et dépoussiéré en le débarrassant de beaucoup d’ indésirables, ce merveilleux instrument du savoir et des échanges, quels qu’ils soient, et ce par l’introduction de transactions (sécurisées) en argent, a aussi, et c’est l’aspect pervers qu’il faut bien constater, attiré la convoitise de très nombreux internautes sans scrupules, et prêts à tout pour nous dépouiller, sans que l’on ne s’en aperçoive immédiatement, bien souvent.

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Ne les  » mélenchon  » pas tous !!!

S’il ne s’agissait là que d’un de ces vilains jeux de mots, il n’y aurait rien de répréhensible ; ce qui en revanche est plutôt gênant, et a fait tache ce week-end à La Courneuve à la fête de l’Huma, c’est l’opportuniste et volontiers agitateur et provocateur Jean-Luc Mélenchon, encore réputé être sympathisant de gauche, donner l’accolade à Jérôme Kerviel, ex-homme  » de la Finance « , celle-là même à laquelle le  » va-t’en guerre  » de l’époque François Hollande voulait s’attaquer…, et recevoir comme un héros celui qui, il est vrai, sans être totalement le  » lampiste « , a tout de même été l’exécutant et a été condamné pour cela, en liberté mais porteur d’un bracelet électronique.

Ce  » coup médiatique  » n’aura trompé personne, mais il décridibilise à la fois la gauche toute entière, et Jean-Luc Mélanchon lui-même, l’homme de tous les écarts, pourvu qu’il attire l’attention des médias, écarts de langage, écarts et même dans ce cas précis,  » grand-écart  » avec les relations privilégiées qu’il semble entretenir avec des personnes de la société civile, comme c’est le cas de M. Kerviel, encore une fois, venu du  » monde de la Finance « , auquel il est certes permis d’accorder un peu de sympathie (après tout, il n’est pas un criminel ; il n’a pas non plus été appréhendé pour trafic d’armes ou de stupéfiants, ni n’a exécuté qui que ce soit).

De plus, il est bien acquis dans l’opinion publique, que s’il a été exécutant, il était également le fusible qui devait sauter, et que tous les vrais protagonistes de  » l’affaire Kerviel  » n’ont jamais été entendus, Jérôme Kerviel leur servant d’exutoire et de paravent. C’était probablement pour lui, se taire ou risquer de perdre sa place. Il a choisi de se taire, et on peut le comprendre.

Finalement, il a tout de même perdu son emploi, mais ce n’est pas parce qu’il a entrepris récemment un périple à la limite du  » mystique « et du  » méditatif « , quand bien même il aurait accompli le voyage à genou jusqu’à Saint Jacques de Compostelle, qu’il ne laissera point dans les mémoires, l’image de celui qui a passé ces ordres démentiels, ayant conduit à des pertes de près de cinq milliards d’euros en 2008 par la Société Générale qui l’employait. Rappelons aussi que ses manipulations illégales ont coûté à l’Etat Français, donc aux contribuables, un milliard d’euros.

Ce singulier rapprochement à La Courneuve, a eu de quoi en surprendre plus d’un ! Certainement  » bonne opération  » pour J. Kerviel, il n’est pas sûr que ça en soit une pour J-L. Mélenchon ni pour la Gauche dans son ensemble. Par ses initiatives mal contrôlées, ses écarts de langage, J-L. Mélenchon engage parfois son propre mouvement d’idées dans des chemins de traverse qui ne sont pas dépourvus d’ornières…

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Ni droite, ni gauche, ni centre……

Dimanche prochain, les Français de métropole et d’Outre mer,  vont être appelés à voter, pour le premier tour des Municipales 2014.

Image (photo guglielmi.fr)

Qu’en est-il du sempiternel clivage droite – gauche pour l’opinion publique ? De ce balancement continuel droite – gauche que l’on nomme alternance ? Et qu’en est-il du Centre, qui devrait être le plus facile à situer, mais qui parfois a presque disparu de la scène politique, avant de réapparaître, écrasé entre les deux forces (droite/ gauche), et de ce fait plus ou moins excentré, un coup rejeté plus à droite, un autre rejeté plus à gauche, mais jamais au vrai centre ?

Ce ne sont pas les nombreux scandales en tous genres, qui ont émaillé la scène politique française depuis l’ère Pompidou jusqu’à ce jour, qui vont réconcilier nos concitoyens avec elle, même s’il s’agit cette fois, de « politique de clochers », théoriquement sans enjeu national.

Les récents déboires d’un Copé englué dans une affaire de trafic d’influence, avec des dissensions au sein même de son propre parti, d’un Sarkozy poursuivi par la presse – people et des soupçons de financements occultes, d’un Dassault dont l’immunité parlementaire a été levée dans le cadre d’une enquête sur des suppositions de fraude électorale et trafic d’influence, les grandes manoeuvres pour succéder à Delanoë à la Mairie de Paris, et qui font s’écharper MMes Hidalgo et Kosciusko – Morizet, les mêmes basses manoeuvres pour l’accession à la Mairie de Marseille, achèvent d’écoeurer le citoyen « lambda » de ce qui est, il faut bien le dire, à droite comme à gauche et au centre,  devenu un gigantesque panier de crabe où s’étrillent joyeusement les futurs « élus », souvent au détriment de véritables volontés de servir une ville, des citoyens, et davantage pour satisfaire un besoin plus carriériste.

Le citoyen « lambda », maintes fois éprouvé et échaudé, n’est dupe de rien et ne tombera probablement pas dans le « panneau » dimanche prochain, selon deux directions possibles:

  • celle d’une abstention record, très fréquemment observée pour un premier tour, surtout si la clémence du temps que l’on connaît actuellement se poursuit. En effet, beaucoup de nos compatriotes préfèreront sans doute la promenade, la sortie ou la réunion en famille ou entre amis, sous le soleil, au chemin vers les urnes, peu intéressés qu’ils sont devenus, par toute échéance électorale;
  • les courageux qui tiendront à accomplir leur devoir électoral, penseront peut-être qu’il est enfin temps de sonner la « mise à mort » de cette perpétuelle alternance « gauche – droite » qui a fait tant de mal dans notre pays, les uns passant leur temps une fois installés aux commandes, quelles qu’elles soient, à « détricoter » ce que les précédents ont fait, et vice versa. En effet, de plus en plus fleurissent dans nos communes, des listes mixtes, sans distinction de croyance ou d’appartenance politique, mais qui réunissent simplement des personnes de bon sens et de bonne volonté, capables de s’entendre sur un « programme commun » acceptable par tous.

Ne serait-ce pas là, car le « ras le bol de la politique politicienne en général » résonne dans toutes les contrées, accentué par les récentes affaires, et renforcé par l’impression de n’être plus gouvernés, au plan national, tout simplement parce que personne à part nos gouvernants eux-mêmes, ne perçoit réellement les effets positifs de leurs réformes, le temps de sonner le glas du clivage « gauche – droite » et de faire confiance à la synergie de listes ni de droite, ni de gauche, ni du centre, mais composées de femmes et d’hommes de croyances différentes certes, mais qui ont tous quelque chose de positif à apporter à la vie de leur commune ?

Il n’est en effet pas besoin d’être fin observateur, pour constater que, aussi bien l’UMP que le PS sont en perte de vitesse brutale et même en chute libre dans l’opinion. Nos gouvernants n’ont jamais atteint une cote de satisfaction aussi basse, et en face, l’opposition est empêtrée dans ses multiples affaires et contradictions, non crédible et même d’apparence « usée ».

Quant au centre, il n’est là qu’à titre symbolique, et déjà quelques fissures peuvent être perceptibles. Reste le FN, mais qui ne devrait pas profiter de la situation, en principe.

Si les votes devaient se reporter massivement sur ce type de listes « mixtes », (il faudra attendre évidemment les résultats du second tour), il sera intéressant pour les commentateurs et politologues, d’en évaluer les conséquences possibles sur les échéances électorales futures, qui pourraient alors donner lieu à une redéfinition totale du paysage politique français.

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Syrie: une diplomatie en « dents de scie »….

Image  Un pas en avant, deux en arrière. C’est à peu près l’allure des diplomaties des pays occidentaux, face à ce qu’il convient de faire pour dissuader une fois pour toutes le gouvernement syrien d’avoir recours aux armes chimiques de destruction massive, et qui touchent surtout les enfants.

Les USA comme toujours, donnent le ton et ont dans ce domaine le leadership. Le monde peut compter sur le refus d’avance et systématique de la Chine et de la Russie, pour toute intervention, mandat des U.N., approbation, dès lors que l’initiative ne vient pas d’eux. Les dirigeants de ces deux grands pays ne sont probablement pas moins sensibles que les autres au scandale que constitue l’usage massif d’armes chimiques pour détruire des populations, mais relégués comme ils le sont au rang de simples « consultants » à qui l’on consent à demander un avis, il n’apparaît pas très étonnant que la « coalition » contre la Syrie n’obtienne d’eux qu’un veto, un refus catégorique d’une participation quelconque,  et la désapprobation d’une opération militaire, fut-elle bien préparée.

De plus, les « forces » sur le terrain – et hors mandat de l’O.N.U. – sont cette fois-ci plutôt maigres, puisque hormis les USA, l’Europe ne sera présente que par la France, puisque que le Premier Ministre britannique Cameron a du céder à l’opinion publique anglaise, non acquise à une quelconque participation militaire, qui avance sur place un navire Frégate flambant neuf mais incapable de tirer le moindre missile sur la Syrie, peut-être le porte-avion Charles de Gaulle, mais pour cela, il faudrait qu’il soit déchargé et détourné de la mission pour laquelle il est normalement prévu de façon imminente, et une poignée de Mirages et de Rafales, capables de tirer des missiles à moyenne portée, et dans une zone tout juste hors de portée de la défense anti-aérienne syrienne. A la France s’ajouterait la Ligue arabe.

Pour quels enjeux ? Stratégiques, certainement. Conserver le leadership et, pour la France, gagner du terrain sur la Grande Bretagne, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, certainement aussi. Humanitaires avant tout, à n’en pas douter.

Reste que le terrain est « miné » et que cette région du globe est un baril de poudre: le Liban n’est pas loin, Israël non plus, et Bachar El Assad peut très bien pousser à son paroxysme sa propre folie meurtrière et destructrice, pour mettre « à feu et à sang » toute la région, et entraîner les « gendarmes » occidentaux bien plus loin que prévu.

La personnalité du dirigeant syrien est très complexe et bien connue des observateurs: « jusqu’auboutiste »,  on sait qu’il peut entraîner son pays et toute la région , et il le fera, dans le chaos total. Ceci explique peut-être les mises en garde chinoises et russes, la prudence britannique, le statut quo de grandes puissances comme l’Allemagne et bien d’autres. Bien malin en effet serait celui qui serait capable de prévoir aujourd’hui le comportement du dirigeant syrien face à une ou des attaques occidentales. Non seulement on peut craindre l’embrasement de toute une région militairement et géopolitiquement stratégique, mais aussi des vagues d’attentats en Europe contre nos intérêts et nos ressortissants.

Entre deux maux il faut choisir le moindre, dit-on… Là, on peut dire que le dirigeant syrien a presque toutes les cartes en main.

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Complément du 12 septembre 2013:

Depuis l’écriture de cet article, Vladimir Poutine a décidé de « prendre la main » sur le conflit syrien, et ainsi d’occuper le devant de la scène politique internationale, coupant ainsi l’herbe sous le pied du président Obama, et du même coup de F. Hollande dont les pas s’étaient peut-être imprudemment inscrits dans les siens, le suivant comme son ombre.

Voilà: sans faire oublier le moins du monde le fait que le président du Kremlin est un homme très rusé, et donc sans aucune naïveté ni crédulité sur ses réelles intentions, force est de constater que, ainsi que le mentionnait cet article, l’intention première de V. Poutine était de s’opposer au « leadership » américain, excédé et peut-être même vexé que les USA s’interposent dans chaque conflit comme étant les « gendarmes » du Monde. Poutine aura voulu tout à la fois montrer que l’URSS, grand pays également, pouvait très bien jouer également ce rôle, et ridiculiser le couple américano – français en montrant qu’il était possible de régler ce conflit sans avoir recours à la force armée, donc sans pertes humaines supplémentaires inutiles.

Cela dit, personne n’est dupe d’un certain obscurantisme qui entoure le dispositif de contrôle des armes chimiques préconisé par la Russie (il ne doit pas être très compliqué de déplacer et de cacher en des endroits secrets, des stocks de ces armes), et tout le monde connaît le rôle protecteur que semble jouer depuis longtemps la Russie sur la Syrie.

Il reste que V. Poutine a bien réussi son « coup médiatique », coupant sans coup férir l’élan d’Obama, et en écho celui de Hollande. Il est qu’on le veuille ou non aujourd’hui, dans la résolution du problème syrien, le personnage incontournable, dont on connaît la rigidité dès qu’il s’agit du vote d’une résolution des Nations Unies, ou d’une opération de frappe militaire. Il faudra compter de toute façon sur son veto (comme son homologue chinois), et se plier à ses conditions quant au contrôle du retrait et démantèlement des armes chimiques détenues par Bachar El Assad (sous les réserves déjà soulevées, de crédibilité).

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Le cauchemar de Fukushima

Image photo: http://www.photosearch.com

Une question de fierté ?

Dans quelques mois, cela fera deux ans qu’est survenue la plus grande catastrophe dans une centrale nucléaire après celle de Tchernobyl.

Au début, les autorités nippones se sont voulues rassurantes: il n’y avait aucun danger de radiations, aucun risque pour la santé, et la société Tepco, qui gère cette centrale (TEPCO, pour Tokyo Electric Power), affirmait haut et fort que lui et ses équipes maîtrisaient la situation.

Et puis il y a eu les premières fuites de radioactivité que l’on connaît, dans l’atmosphère, à la suite de l’explosion d’un premier, puis d’un second réacteur. L’Empire du Soleil Levant, Empereur en tête, a redressé la tête et refusé les aides internationales, se disant capables de faire face. En fait, le monde entier a assisté à une série de « bricolages » inefficaces et non sans dangers mortels, beaucoup y ayant laissé la vie.

Voilà aujourd’hui que, comme un volcan qu’on croit éteint, comme Tchernobyl qu’on croit inerte alors que la radioactivité continue de saper les sols et sous-sols et tout l’environnement, que Tepco annonce un autre type de fuite, liquide cette fois, dans ses réservoirs ayant servi à stocker l’eau qui a contribué au refroidissement des deux réacteurs endommagés.

Encore une fois, Tepco affiche sans faillir sa certitude: aucune inquiétude: elle maîtrise…

Il est cependant permis d’en douter quand on voit l’eau contaminée continuer de s’échapper, malgré les « rustines » appliquées en toute hâte, et la colère contenue du gouvernement japonais qui, lui, semble enfin avoir pris la mesure de l’incompétence et de l’inefficacité de la société TEPCO.

Mais un autre danger bien plus grand, menace l’humanité, pour plusieurs générations, menace la biodiversité aussi, les fonds marins, les espèces animales y vivant: le Pacifique est régulièrement depuis des mois souillé journellement par des centaines de milliers de litres d’eau radioactive, sans que quiconque n’ait jusqu’à présent fait quoi que ce soit.

Faire appel à l’aide internationale ? A quoi bon ! Les japonais sont bien capables de régler ce problèmes !

Là encore, il est permis d’en douter, encore davantage. Et la solution avancée par TEPCO n’est pas faite pour nous rassurer: geler les écoulements radioactifs se jetant dans l’océan… L’ampleur de la tâche, les moyens titanesques qu’il faudrait mettre en oeuvre pour y parvenir, le temps également que cela demanderait, sans aucune garantie que ce soit LA solution, tout cela fait froid dans le dos, tout comme les certitudes nippones, l’assurance bonhomme des techniciens de TEPCO, la relative confiance et tranquillité du peuple japonais, le calme qui semble régner alors qu’en réalité c’est la tempête…

Le cauchemar de Fukushima se poursuivra, tant que la fierté du peuple japonais fera qu’elle n’admettra pas l’aide de puissances étrangères.

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Après « le mur des cons », « le printemps des cons »: « la cour des cons » ?

Notre pays, nous le savons, ne cesse de creuser chaque jour, chaque minute qui passe, son déficit abyssal, et nombreux sont les prédicateurs d’une impossibilité patente à rembourser nos dettes.

Pendant ce temps, de « fins limiers » sont lancés sur les pistes d’économies possibles, voire de rentrées d’argent quasi-immédiates. Dans ce climat de guerre contre le gaspillage, et de chasse à la fraude en même temps qu’à l’inutile ou au « peu utile »,[ …..    passage supprimé le 10 mai 2013 par l’auteur, suite à la censure dont il a fait l’objet de la part d’un  « lecteur nomade wordpressé » n’ayant rien compris « au film », et aussi pour avoir la paix].

Personnellement, me souvenant de mes cours d’économie, j’ai toujours appris qu’on résorbait ce genre de déficits par des mesures économiques et fiscales, à la fois en faveur des entreprises, afin d’améliorer leur compétitivité et d’améliorer notre balance commerciale, l’investissement et l’emploi, et en faveur des particuliers par une amélioration de leur pouvoir d’achat: car toutes nos industries et entreprises n’exportent pas, et à quoi bon produire plus, si les consommateurs, serrés qu’ils sont plus que jamais ils ne l’ont été à la ceinture, ne peuvent pas dépenser ? Or nous ne voyons arriver aucune mesure allant dans ce sens là…

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La « Pourriecratie », qui masque notre Vème République…

Et si c’était Mélenchon qui avait raison ? Il n’a de cesse d’appeler de ses voeux l’enterrement de la Vème et l’avènement d’une VI ème République propre, morale, digne, pour en finir avec cette longue succession, au gré de l’alternance droite – gauche, de scandales politico-financiers, indignes d’une démocratie comme la nôtre !

Il y a Cahuzac (et avant lui, bon nombre se sont succédé à la barre, et sont plus ou moins ressortis « blanchis », la machine judiciaire française étant devenue au fil du temps une « machine à blanchir » les femmes et hommes politiques, d’Etat ou pas), voici aujourd’hui qu’on évoque la possibilité pour Laurent Fabius, un autre « pilier » de l’actuel gouvernement, d’avoir « planqué » de l’argent sur un compte en Suisse !…., sans parler qu’on ne peut empêcher la rumeur de répercuter des doutes sur un peu tout le monde, du Président à P. Moscovici, même sans preuves !

Voyez bonnes gens, avec quel aplomb nos dirigeants mentent ! C’est à s’y tromper ! Je ne sais pas si c’est à l’ENA notamment qu’on apprend à mentir aussi bien, mais si tel est le cas, il faudrait peut-être fermer ces « grandes écoles » inutiles et en revenir aux fondamentaux, et à une sélection plus sévère (et approfondie), sans concession, de ceux qui ont tous en main une parcelle de pouvoir et qui ont les capacités de permettre ou d’interdire: i r r é p r o c h a b l e s : voilà ce que chacune et chacun se doit, désormais d’être réellement, pas dans la fourberie.

Et demain ? A qui le tour ?

Ce n’est malheureusement pas le jeu des devinettes à la mode, et qui fait rire les français, ceux qui se lèvent tôt le matin, qui rentrent tard le soir, qui « bossent », qui « triment », qui ne parviennent plus à rembourser les prêts, ceux chez qui il est facile d’aller chercher des « poux » dans la tête, pendant que d’autres défient fièrement les lois de la République, et se moquent pas mal du sort de leurs concitoyens. Ils ont la mentalité « Madoff », et leur devise pourrait être, détournée, celle des Mousquetaires: « un pour tous, tous pourris » !

Alors ce « grand coup de balai » auquel aspire tant J-L Mélenchon, ne serait-ce pas temps d’y songer, et de le passer ?

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Les « effets Cahuzac »

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Gardons nous de frapper un homme à terre ! L’affaire « Cahuzac – Mediapart » déshonore la classe politique française entend-on et lit-on. Et alors ? Les faits sont très graves, certes, mais ils sont loin d’être exceptionnels sous les lambris de la Vème République, et pareils scandales ont existé sous d’autres régimes !

Epargnons la cohorte de politiques « aux responsabilités », de droite comme de gauche, confondant ou ayant confondu politique et affaires, mêlés à des histoires de trafics d’influence, ou de trafics d’armes, ou encore de prises illégales d’intérêts, ou de financement occulte de partis, ou d’emplois fictifs, voire de blanchiment d’argent, etc, etc….  Ils (et elles) sont légion, et sur le nombre, seule une poignée a retenu l’attention des juges et purgé une peine: A. Carignon; M. Noir; H. Emmanuelli; A. Juppé; F. Léotard; et quelques autres, ce qui n’en a pas empêché certains, par la suite, de revenir « en politique » !

S’agissant de Jérôme Cahuzac, peut-être en sera-t-il finalement de même, de l’homme. Il peut bien être accusé de fourberie, de tromperie, et s’il ne s’agissait pas d’un ex-ministre (et non des moindres), mais d’un haut fonctionnaire, d’aucuns l’accuseraient volontiers de forfaiture.

Il y va surtout des « effets » portés par ce coup fatal.

  • sur la crédibilité du Premier Ministre et du Président de la République: ils savent décidément bien mal choisir leurs plus proches collaborateurs, et ne savent pas s’entourer;
  • sur l’image de notre pays aux yeux des autres gouvernements: même si certains d’entre eux ne sont pas non plus des modèles de vertu, cela ne fait pas du tout sérieux, dans « le concert des Nations », selon l’expression consacrée;
  • sur la crédibilité surtout de la politique fiscale engagée dans notre pays, qu’il s’agisse des simples contrôles fiscaux effectués auprès des citoyens, de ceux diligentés à l’encontre des entreprises, petites, moyennes ou grandes, ou de la lutte contre la fraude fiscale internationale, contre le blanchiment de l’argent sale (drogue, prostitution, etc…), en liaison avec Tracfin, contre l’évasion fiscale vers les paradis fiscaux, ou enfin de la lutte contre l’économie souterraine.

Comment en effet à présent, après les affaires Woerth, DSK, Cahuzac, et d’autres noms précédemment impliqués à la tête de Bercy, accepter la rigueur fiscale imposée au « citoyen lambda », la rigueur et la pression fiscale souvent imposées aux contrôles des entreprises (vérifications de comptabilité), des particuliers également (ECSFP), comment accepter ça, quand ceux qui exercent leur autorité de tutelle sur les services déconcentrés de contrôles de l’Etat, ne sont même pas capables d’être intègres et de montrer l’exemple ? C’est la fameuse réplique du « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais » !!! Et comment donner de la crédibilité et de l’autorité aux fonctionnaires dont les missions sont précisément d’exercer tous ces contrôles ? Comment la population française dans son ensemble, qu’elle soit actrice de l’économie ou simple consommatrice, peut-elle continuer à accepter une situation aussi intolérable et qui existe depuis trop longtemps maintenant, sans que quiconque ne se soit soucié un tant soit peu, et certainement pas le législateur ou encore la Cour des Comptes, si prompte habituellement à réagir et à taper sur le fonctionnement qu’elle juge souvent « délabré » des services publiques, de venir mettre de l’ordre une bonne fois pour toutes dans cette pagaille, dans cette gabegie ?

Va-t-il falloir, désormais, « mettre systématiquement et préventivement en examen », ou tout au moins soumettre à la « question » (pas la torture moyenâgeuse, mais la procédure parlementaire), chaque futur ministre, avant sa désignation officielle ?

Mais où allons nous ?….Et pourtant…. L’habit ne fait pas le moine, preuve en est une fois de plus, et il n’est plus possible du tout, de juger de la probité de quelqu’un sur sa bonne mine, son air sympathique, son aplomb. Faudra-t-il envisager dans l’avenir des tests ? Une enquête préliminaire (avant « embauche », en quelque sorte !…), ou encore une audition du type « Congrès américain » ?

Une chose est sûre: la Gauche qui passait jusqu’à présent pour plus moralisatrice que la droite, a du plomb dans l’aile ! Il va être temps qu’elle prenne ce problème « à bras le corps » !

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Le flair de Poutine, ou ce comique qui s’ignore….

Ainsi Vladimir a accordé la nationalité russe à Depardieu, qui ne sera donc plus « Depardiou » mais plutôt « Depardiof » ou « Depardieutchof »: et Brigitte Bardot, notre célèbre égérie cinématographique de lui emboîter le pas!

A n’en pas douter, Poutine nous exécute là un numéro comique, de « pince sans rire », de blagueur « à froid » (normal!…), digne des réminiscences du KGB et de la guerre froide, et sur le plan artistique s’apparentant aux prestations d’un Buster Keaton.

On peut dire en effet que le dirigeant du Kremlin n’ a pas son pareil pour dénicher pour son pays les « étoiles artistiques montantes », les « forces vives du spectacle », (rires évidement…), car en l’occurrence pour Depardiof ou Depardieutchof, il s’agirait plutôt « d’étoiles filantes », et pour certaines, « qui s’éteignent lentement et retombent » et on s’inquiète un peu de savoir quel sera le (ou la ) troisième exilé(e)…

Notre Vladimir a certainement une idée derrière la tête, et même sans doute plusieurs. Nous connaissons tous les liens historiques unissant la Grande Russie à la France, les liens d’amitié entre ces deux pays. Lorsque vous allez par exemple à Moscou, vous êtes frappés par le  nombre de moscovites connaissant et parlant parfaitement notre langue (cherchez l’inverse ici en France !…) et pas seulement, puisqu’ils connaissent l’histoire de la France mieux que bon nombre de nos concitoyens ! En accueillant Depardieu (et peut-être Brigitte Bardot) dans son pays, Poutine veut peut-être importer chez lui, une part du « rayonnement culturel et intellectuel  » de la France !… Et quel rayonnement ! (rires, évidemment…): en l’occurrence, venant du pays des Lumières, il s’agirait plutôt de lumières « basse énergie ».

Mais après tout qu’importe  ! Tandis que Brigitte Bardot (ce n’est pas encore fait, d’ailleurs) « s’étiolera » à Moscou, Depardiof (ou Depardieutchof) troquera son doucereux vin de table d’Anjou contre la Vodka et autres alcools très forts qui peuvent aussi éventuellement servir à la ménagère russe pour décaper, assainir et nettoyer, auxquels il s’abreuvera comme on l’imagine, et il pourra ainsi rouler « à tombeau ouvert »  sur son énième scooter, sur les routes le plus souvent enneigées, à droite, à gauche ou au milieu, alternativement et comme il le voudra, et tout son saoul [oui, les deux orthographes sont admises, avec soûl ], tout en déclamant ses tirades favorites, sans être embêté par qui que ce soit.

Depardieu devenu « grand voyageur » ! Depardieu découvrant le monde, le monde « invisible » (c’est à dire là où il est « invisible ») ! Mais ce monde est immense, et l’acteur a encore de quoi faire ! Il pourrait lui être conseillé par exemple les Inuits, d’autant que parmi eux, il aurait le choix entre diverses nationalités! Ah c’est sûr, ils ne connaissent pas le vin de table d’Anjou, et puis il y a également Raoni, qui pourrait peut-être faire quelque chose pour lui ! L’Amazonie c’est magnifique! Ah bien sûr, ça manque de cinoches et de réalisateurs, et il n’y a pas foule, mais…, et… pourquoi n’a-t-il pas demandé conseil à Florent Pagny, autre exilé fiscal ? La Patagonie, c’est chouette également, ces grandes étendues sauvages, avec le vent qui souffle 360 jours sur 365 à plus de 130 Kms/h, et où l’on s’ennuie merveilleusement, et il faut parcourir des milliers de Kms avant de rencontrer âme qui vive (mais ça manque aussi de cinoches, de réalisateurs, producteurs, tout)!

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La Française des Jeux, ses bénéfices colossaux, ses super-cagnottes et nos déficits abyssaux…

La Française des Jeux, Nationale s’il en est, est, c’est bien connu, une entreprise qui ne connaît pas la crise…, comme dans une célèbre chanson.

Tous les mois, voire plusieurs fois par mois, et parce que aucun joueur n’a gagné au 1er rang de ses loteries, la somme qui représentait le gros lot (Loto, Superloto, Keno, Euromillion) est mise dans une cagnotte et remise en jeu la fois suivante, et ainsi de suite.

Ce système conduit aux aberrations que tout le monde connaît: un beau jour, un seul gagnant va empocher une somme fabuleuse, dont il n’aura même pas idée tellement le montant donne le vertige et fait oublier les repères normaux des valeurs. Les malheureux qui, eux arriveront aux 2ème et 3ème rangs – et a fortiori – au-delà, ne devront se « contenter » que de…. miettes….

En ces temps difficiles, particulièrement même pour de nombreuses couches de la population, et en ces périodes où nos responsables politiques de tous bords se grattent la tête à la recherche de solutions leur permettant de combler tous ces déficits abyssaux de la France, de réduire significativement la dette publique, et ne trouvent pas mieux que de « racketter » une fois encore les braves gens, ceux dont les revenus sont plus que moyens, souvent guère supérieurs au SMIC, en se servant, en prenant directement dans leurs poches, la Française des Jeux, si riche, s’honorerait de « mettre au pot » du désendettement du pays, et non des sommes déjà suffisamment conséquentes comme ça de ses loteries, les gains non trouvés (actuellement remis en jeu sous la forme de « super-cagnottes », ainsi que les gains jamais réclamés (c’est rare mais ça arrive tout de même parfois).

Voilà un idée à méditer, la solidarité dans le combat contre l’endettement et la pauvreté devant être l’affaire de tous, et non seulement de certains. Il avait été question il y a peu de taxer les casinos: pourquoi la Française des Jeux ne montrerait pas l’exemple, le temps de réduire significativement la dette publique de la France ? Ensuite, elle pourrait reprendre ses anciennes habitudes, c’est à dire remettre en jeu les sommes non distribuées. Mais elle devrait aussi un jour ou l’autre, à mon sens, revoir de fond en comble ses grilles de répartition des gains, totalement iniques pratiquement dans tous ses jeux.

Aujourd’hui, qu’un chômeur gagne le gros lot et empoche 160 millions d’euros: tant mieux pour lui évidemment !, mais ça n’a plus de sens, ni pour lui (pour qui 50 millions auraient probablement suffi amplement), ni pour les « gagnants » des rangs suivants, qui n’ont de « gagnants » que le nom puisqu’ils recueillent… des « clopinettes », ce qui constitue un procédé assez limite, et proche peut-être de la malhonnêteté, en tout cas certainement de l’iniquité.

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Retraité ou pensionné, en France: le nouveau « paria » ?

Notre pays compterait en 2012, tous régimes confondus, environ 16 millions de retraités et pensionnés. « D’heureux retraités et pensionnés », devrais-je écrire, si l’on en juge par la manière dont ces « inactifs », comme la société les nomme également, non sans, parfois, une certaine malice, sont (si l’on peut s’exprimer ainsi) « considérés », en particulier par les Pouvoirs publics, c’est à dire bien mal.

Tout va mal? C’est en partie à cause de ces profiteurs de retraités, qui jouissent paisiblement d’un repos qu’ils pensent avoir bien mérité, pendant qu’une majorité de leurs concitoyens s’épuisent dans leurs recherches d’emploi, pendant que d’autres, encore loin de la retraite, se retrouvent dehors du jour au lendemain parce que la fiscalité est moins lourde ailleurs que dans notre pays.

Il y a des déficits abyssaux à résorber? C’est en partie à cause de ces égoïstes de retraités, qui ne mettent pas la main  à la poche, alors qu’ils en ont les moyens, puisque, c’est bien connu, quand on est retraité, on se suffit à soi-même et vit avec presque rien: tout dans les économies!!!

L’économie française ne repart pas? L’équilibre de nos Caisses de Retraite, contrairement à ce que l’on nous affirmait à peine deux ans plus tôt, ne sera pas atteint en 2020, mais au contraire, c’est à un déficit de 20 milliards d’euros auquel nous aurons à faire face? C’est en partie de la faute de ces indifférents de retraités et pensionnés, qui ne pensent qu’à se payer des voyages à l’étranger! Après tout, ne leur demandons pas leur avis, et prenons dans leur poche, servons-nous!

Oui, ça c’est la façon de voir très simpliste pour ne pas dire plus, de nos gouvernants et de leurs (soi-disant) « conseillers ».

En 2012 par exemple – chiffres officiels – le montant moyen brut mensuel que perçoit un retraité est de 1 250 € !!!!!

Effectivement, avec une retraite aussi conséquente, ils doivent « s’en mettre plein les poches » ces égoïstes de retraités! Franchement: quelle indécence!

Car effectivement, indécence il y a: mais pas où l’on croit!

Rappelons tout d’abord les paroles qu’avait prononcé en public Nicolas Sarkozy, alors Président de la République, lors d’un déplacement en province: il avait estimé qu’en France, le niveau des retraites (tous régimes confondus encore une fois), était trop bas. Il n’a pas pour autant modifié la donne, et nous savons que l’évolution des retraites est loin d’avoir suivi le rythme de l’inflation!

Nous savons aussi qu’en France, il y a essentiellement des petites retraites, les « gros retraités », disons à partir de 3 000 € par mois et plus, représentant un très faible pourcentage.

Par ailleurs, les diverses augmentations qui se sont succédé au cours des derniers mois (4 augmentations successives des prix du gaz; augmentation des prix du fioul domestique; alignement du prix du diesel sur celui de l’essence sans plomb; hausse des tarifs d’assurance; déremboursements médicaux; hausse des tarifs des Mutuelles; hausse généralisée de divers produits de consommation courante, etc, etc…), ont sérieusement amputé le pouvoir d’achat, et par la même occasion le moral de ces retraités et pensionnés, lesquels ont bien souvent entamé leur Livret A pour s’en sortir.

Bien loin de là, donc, les voyages aux Bahamas, les escapades à Las Vegas ou Honolulu ! Les préoccupations de plus de 80% de nos retraités et pensionnés sont bien plus « terre à terre » que ça! Certains d’entre eux ne peuvent même plus, comme ils le faisaient il y a des années, aider financièrement leurs enfants, et gâter leurs petits enfants !

Eh bien, figure-vous que notre Gouvernement a, sérieusement, ces jours-ci, envisagé parmi les trois « pistes » qui lui étaient suggérées pour ramener à l’équilibre nos Caisses de Retraites, de choisir la plus facile pour lui, la plus injuste et la plus lâche aussi: prendre dans la poche, une nouvelle fois, de ces « nantis » de retraités et pensionnés !

C’est sûr que ce Gouvernement n’a pas à craindre de voir défiler dans les rues des grandes villes, banderoles à la main, tout ou partie des 16 millions de retraités, et encore moins de trouver parmi eux des « casseurs »!!!

Je rappelle les deux autres « pistes », brièvement:

– allonger la durée du temps de travail;

– aligner l’âge de départ à la retraite pour tout le monde à 63 ans. (Actuellement certaines catégories socio-professionnelles partent à 57 ans).

Les lecteurs jugeront…

Si la ligne droite est souvent la meilleure, la plus rapide et la plus sûre, la facilité ne l’est peut-être pas tant que ça.

En effet, c’est oublier que ces retraités et pensionnés contribuent largement (pour combien de temps encore ?) au succès du Livret A, lequel est supposé servir, entre autres, à l’octroi de prêts, notamment à nos entreprises, qui en ont bien besoin.

De plus, c’est aussi un fait connu que, jusqu’à maintenant du moins, les retraités et pensionnés consommaient, et contribuaient pour une part non négligeable dans la consommation, qui est un des moteurs de notre économie !

Leur pouvoir d’achat, en l’état d’être menacé d’une nouvelle amputation, risque fort d’apporter un coup de frein brutal à leur consommation !

Enfin, arithmétiquement tout au moins, à défaut de données précises et officielles, 16 millions de retraités représentent 16 millions d’électeurs, dont on peut raisonnablement estimer afin de ne froisser personne, pour respecter le clivage actuel droite/ gauche, que 8 millions d’entre eux sont susceptibles de faire partie de l’électorat de droite ou de gauche, et que, s’ils s’abstenaient de voter aux prochaines échéances majeures dans ce pays, en guise de protestation, ou s’ils votaient « blanc »……

Enfin il est permis de s’interroger sérieusement sur les réelles compétences de ces « experts » et autres « conseillers » ayant présidé aux dernières réformes de nos retraites, comme de ceux qui « s’interrogent actuellement » sur les équilibres budgétaires à l’horizon 2020, 2030, 2050…. Même si, c’est vrai, le monde ne cesse de bouger, et l’économie ouverte que nous connaissons ne cesse de nous jouer des tours, quel crédit peut-on légitimement accorder à des femmes et des hommes qui se fient les yeux bandés à des calculs informatisés établis suivant des « modèles » prévisionnels? En quoi ces derniers seraient-ils fiables et crédibles? Connaissent-ils l’avenir? Qui aujourd’hui dans ce monde, est sérieusement capable sans pouvoir être démenti ne serait-ce que dans un ou deux ans, ce que seront l’économie mondiale, et par rapport à elle, l’économie française en 2030 ?

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« Citoyen » Depardieu …….

L’acteur ayant choisi de s’expatrier en Belgique pour des raisons uniquement fiscales, a créé l’évènement médiatique de la semaine, faisant même dans la provocation, en écho aux propos plus que subjectifs du premier ministre M. Ayrault et de son ministre de l’économie M. Sapin.

Gérard Depardieu en effet a choisi de s’engager dans une voie qui ne sera peut-être pas à son avantage, s’il persiste. Il déclare solennellement « rendre son passeport français » et se permet d’apostropher le premier ministre français comme il le ferait avec n’importe quel citoyen!

Il oublie qu’en 1988, à l’occasion de sa ré-élection à la Présidence de la République, François Miterrand – socialiste s’il en est – avait décerné la Légion d’Honneur à Gérard Depardieu.

Cette très haute distinction, censée récompenser un comportement citoyen exemplaire, ne devrait-elle pas lui être retirée sur le champ ?

L’acteur ne se grandit pas, en croisant ainsi le fer avec les autorités d’un pays qui l’a beaucoup aidé à devenir ce qu’il est aujourd’hui, même s’il y a également dans sa réussite certainement une part de lui-même.

S’il choisit aussi l’exil total – et pas seulement fiscal – il doit en toute logique rendre à la France ce qu’il lui doit, à commencer par sa Légion d’Honneur. Ensuite, il appartiendra aux belges d’apprécier s’ils ont hérité là, d’un grand acteur, d’un génie du cinéma comme les médias l’ont très souvent présenté, et comme un génie tout court.

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It’s so shocking!!!!!

Mais quelle est donc cette société britannique, si prompte à donner des leçons et rire des autres?

Quelle est donc cette Presse anglaise, « 2Days », qui se moque des règles d’éthique journalistique? Depuis quand, lorsqu’on est journaliste, créée-t-on de l’information virtuelle en usurpant une identité par des moyens frauduleux, susceptibles on le sait puisqu’ils l’ont fait en étant certains que ça fonctionnerait!, de tromper n’importe quelle personne de bonne foi?

Quelle est donc cette famille Royale, qui ne fait pas manifestement donner   de consignes spéciales au personnel de l’accueil (réception et téléphone) de l’hôpital Edward VII de Londres, pour une telle hospitalisation, celle de Kate Middleton?

Quelle est donc cette direction de cet hôpital, Edward VII, pour que l’infirmière qui a réceptionné l’appel soit retrouvée morte le lendemain matin à son domicile? Les premières constatations n’étant pas celles de l’homicide (il ne manquerait plus que cela…),

  • soit l’infirmière était gravement malade et l’ignorait et elle est décédée de causes naturelles (curieux, ne trouvez-vous pas ???);
  • soit elle s’est donnée la mort (curieux également, ne trouvez-vous pas ???? Quelle coïncidence étrange tout de même!!!!). Alors, cette infirmière (ça aurait pu être n’importe qui d’autre) a nécessairement reçu, soit un blâme de son employeur, soit des menaces, soit l’annonce de sa mise à pied, ou autres pressions de ce genre!!!! On ne décide pas, comme ça, de se suicider du jour au lendemain, sans aucune raison!!!

D’ailleurs, preuve est qu’il y a eu manquement à l’éthique et déontologie journalistique, puisque les deux journalistes de la chaîne « 2 Days » ont été suspendus de leurs fonctions!

La famille Royale, elle, s’en tire par un laconique « communiqué » exprimant son chagrin…

En attendant, drôle de société britannique, et drôles de sociétés tout court, car chez nous aussi en France, comme dans la plupart des pays, ces « méthodes » pitoyables ont été utilisées, le plus souvent pour piéger des politiques.

A mon sens, on n’empêchera jamais l’imbécilité humaine de se manifester de cette manière, surtout avec les moyens technologiques de communication modernes dont nous disposons. Le plus grave selon moi, ce sont les manquements inacceptables de ces deux journalistes, qui ne méritent ni leur titre ni leur carte: lorsqu’on a en charge de diffuser de l’information « grand public », on se doit, c’est une règle fondamentale, de vérifier auparavant la véracité de cette information, sa provenance, sa fiabilité, d’en connaître les sources. En aucun cas on ne créée du virtuel! Jamais! Rappelez-vous en France à cet égard le scandale d’un célèbre journaliste TV qui avait falsifié un reportage pour faire croire à un « direct » à l’étranger, sur le théâtre d’opérations de guerre, et les répercussions qui ont suivi! Or là, les deux « journalistes » anglais ont fait pire: ils ont inventé, en utilisant une « méthode » de nature à tromper l’opinion, à commencer par celle de cette jeune infirmière hélas disparue. Tout aussi grave selon moi est le fait (non vérifié mais simplement supposé au moment de la rédaction de cet article), qu’aucune directive particulière n’aurait été donnée par sa direction au personnel de l’accueil de cet hôpital afin qu’il ne réponde pas en direct en tout cas, aux demandes de ce type par téléphone!

Une prise de conscience collective et généralisée de tous les médias du monde entier, sous quelque forme qu’ils s’expriment, radio, chaînes internet, chaînes TV, presse écrite, est de plus en plus souhaitable afin de définir partout les mêmes règles strictes et fixer des limites à ne jamais franchir, puisque aujourd’hui, nous le voyons bien, il peut y aller de la vie des gens.

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Ah oui ? La fin du Monde le 21 décembre 2012 ?

Ainsi donc les rumeurs se font persistantes un peu partout dans le monde et en particulier chez nous, sur la « fin du Monde » qui, selon le calendrier maya, serait inéluctable et se produirait le 21 décembre 2012…

Non seulement comme déjà plusieurs fois par le passé, cette annonce a fait le « buzz », mais la Toile est pleine d’élucubrations en tous genres, les dernières émanant de groupements aux abords du Pic de Bugarach, près de Camps sur l’Agly, endroit « merveilleux » s’il en est, où d’aucuns « ressentiraient des choses », et qui constituerait un « rempart » protégeant de l’Apocalypse annoncée, parce que c’est bien de cela qu’il s’agit.

En effet, la « fin du Monde » selon les Mayas est la disparition totale de toute espèce vivante sur la planète, que seule une gigantesque collision avec un non moins gigantesque astéroïde ou objet céleste pourrait – et encore… – provoquer.

Disparition totale de toute espèce vivante, avons-nous dit. Autrement dit : extermination totale de l’Humanité. Or, la première ineptie et contradiction des illuminés de Bugarach, réside précisément dans la possibilité de protection et de survie, qu’offrirait ce site. Comment parler alors de « fin du Monde » ?

Mais les incohérences ne s’arrêtent pas là. Les « sentinelles du ciel » qui scrutent en permanence l’espace en de nombreux points de notre vaisseau spatial qu’est notre bonne vieille Terre, justement pour y traquer à l’avance l’approche d’astéroïdes ou autres objets menaçants, ne font état d’aucun signalement dangereux et avant très longtemps, c’est-à-dire des centaines de milliers d’années et encore, il ne serait pas certain que cela représente une menace quelconque. En tous les cas : rien pour le 21 décembre 2012 !….

Alors quoi ? Il n’y a plus moyen maintenant d’avoir les moyens de ses croyances ? Un fort séisme, alors ! Deux même ! Oui mais voilà : ici encore, des « sentinelles », des scientifiques veillent et ne prévoient rien pour le 21 décembre 2012. De plus il faudrait vraiment que toute la planète soit secouée par toute une série de tremblements de terre de très grande magnitude, et même que tous les volcans se réveillent, pour provoquer des dégâts absolument considérables. Et encore….. Cela suffirait-il pour que toute forme de vie ait disparu à la surface de la Terre ?

Prenons l’Amérique latine par exemple, et les peuples, nombreux, qui vivent à 4 000 mètres d’altitude sur l’Altiplano. Seraient-ils affectés par plusieurs séismes ? Probablement pas : il faudrait vraiment que toutes les chaînes montagneuses du globe s’écroulent, ce qui semble impossible. Seraient-ils affectés par quelque pollution que ce soit ? Probablement que non, compte tenu de la haute altitude à laquelle ils vivent. Même chose au Népal, au Tibet. Seraient-ils affectés par une ou plusieurs explosions de centrales nucléaires ou de bombes nucléaires ? Probablement que non. Point n’est besoin donc d’aller se réfugier au Pic de Bugarach, ridicule en proportion des chaînes de la Cordillère des Andes ou de l’Himalaya, pour ne pas subir le moindre effet. Qui peut dans ces conditions, affirmer que le 21 décembre 2012 sera la « fin du Monde » ?

A moins… Oui, à moins que par « fin du Monde », on entende : « fin d’un monde », « fin d’une certaine façon de vivre, de nous comporter », « fin de nos modèles économiques désuets et à bout de souffle », « fin de modes de vie condamnables, sans prise de conscience », « fin d’états d’esprit belliqueux », au profit d’une nouvelle conscience, de nouveaux paradigmes économiques, sociaux, environnementaux, très respectueux de la Nature, de l’Homme, de ce qui nous a été donné de plus beau : la Vie, et une meilleure répartition des richesses sur cette planète. Peut-être est-ce là, effectivement, « la fin d’un certain monde », pour un renouveau. Souhaitons-le.

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Quelle résolution prendre ?

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Non, vous n’êtes pas occupés à choisir un appareil photo ou un mini caméscope, ni à vous soucier de la définition d’images, en pixels, de votre écran TV, de votre écran d’ordinateur ou de votre tablette tactile, non.

En cette (presque) fin de l’été, comme chaque année, qui n’a pas éprouvé l’envie et même soudain le besoin, sur les plages comme ailleurs, en haut d’un sentier de montagne ou en volant dans les airs, l’espace d’un instant, de repartir d’un autre pied à la rentrée, d’essayer de donner une autre orientation ou signification à sa vie ?

Cela s’explique par l’action des journées les plus longues de l’année, souvent les plus ensoleillées, sur le corps bien sûr, mais aussi sur le moral, le psychisme. Souvent on se sent pousser des ailes en été, et d’innombrables personnes « refont le monde » dans des discussions qui semblent interminables sur les plages, aux terrasses des cafés, un peu partout.

« c’est décidé, au retour je fais un régime et je m’y tiens« ;

– « c’est sûr, c’est la dernière fois que je fume: j’arrête définitivement dès mon retour de vacances« ;

– « Allez ! A la rentrée, j’arrête mon job, qui ne me plaît pas et où j’ai pas mal de problèmes: je créée mon activité« ;

– « C’est la dernière fois que je viens en vacances ici: 21 ans ça commence à faire ! J’ai envie de voyager un peu ! »

– « En rentrant, je refais toutes les tapisseries du rez de chaussée et des chambres: je ne peux plus les voir ! »

Combien de fois, ne vous êtes-vous pas fait l’une ou l’autre de ces réflexions, combien de fois n’avez-vous pas fait tel ou tel projet, en pensant « dur comme fer » que vous alliez modifier un aspect de votre vie, voire votre destin lui-même, comme ça, de votre seule volonté ? Et combien de fois avez-vous tenu votre pari ? Les statistiques diraient que bien peu souvent ces bonnes résolutions sont réellement suivies d’effets.

Il existe d’ailleurs dans l’année, d’autres périodes favorables à de telles promesses que l’on se fait à soi-même (mais que l’on ne tient pas forcément): à Noël, période privilégiée pour formuler des voeux, pour les autres mais aussi pour soi-même; aux dates anniversaires: la conscience de « reprendre » une année y est peut-être pour quelque chose…; le Printemps qui, chez la plupart des individus provoque un changement hormonal qui peut expliquer qu’à ce moment là également, « on se sente pousser des ailes« .

Peut-être alors, pourrions-nous conclure, comme le philosophe, que:

« vouloir vraiment c’est vouloir ce qu’on ne veut pas » (Renouvier).

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  A quoi bon débattre ?

 

 

A quoi bon débattre ?

 

Tiens ?  Beaucoup vont se dire en lisant ce titre : « en voilà une question ! ». Et à la réflexion, ils vont trouver qu’il n’est pas inutile de se la poser…

D’abord parce qu’il y a débat et débat. Il semblera évident pour tout le monde qu’il est des circonstances où le débat est non seulement utile, mais indispensable, incontournable. De multiples exemples illustreraient ce propos, mais prenons uniquement les fonctions politiques, celles de nos gouvernants, et celles du Parlement. Il faut des lois (et décrets d’application) pour régenter un Etat, et il ne peut être concevable qu’un pays légifère sans aucun débat, sans écouter les oppositions, sans amendements. Nous tomberions alors dans l’anarchie ou pire, l’autocratie.

Laissons donc de côté ce type de débats, et intéressons-nous à tous les autres. Pour avoir parcouru pendant plusieurs mois, sur plusieurs réseaux sociaux et en dehors de ceux-ci, les forums sur Internet, voici concrètement ce qu’inspirent les milliers de pages de commentaires, réactions, critiques, suggestions, faisant suite à un thème généralement « lancé » par un internaute, comme début de « discussion ».

On distinguera d’abord les « habitués » des débats, les irréductibles du brouillage, ceux qui vous torpillent des échanges en moins de deux, par des propos venimeux, des invectives n’ayant plus rien à voir avec le sujet abordé ;

Il y a ceux qui viennent lire le thème proposé, et les commentaires, puis se retirent sans observation : ni vu ni connu ;

La majorité, il faut le reconnaître, « entre » dans le débat avec une honnêteté intellectuelle irréprochable, simplement pour apporter sa pierre à l’édifice, ou encore faire bénéficier la communauté de son expérience personnelle, ou bien pour s’informer, tout simplement. Mais ce peut être tout aussi bien pour adresser à l’auteur du sujet de débat une demande d’éclaircissement ! La plupart du temps, à ce stade nous entrons dans des échanges plus ou moins cordiaux, plus ou moins vifs, plus ou moins policés, de points de vue.

Au même stade, les dérapages incontrôlés ne sont pas exclus, loin s’en faut, et même très souvent, les discussions s’enflammant, on constate certaines dérives, les internautes étant rendus à émettre leurs opinions souvent divergentes à propos d’un thème qui n’a plus qu’un lointain rapport avec celui de départ. Souvent, les internautes jouent entre eux le rôle de « modérateur » et remettent sur les rails, la discussion.

Mais se pose une question. Quelqu’un parmi vous, chères lectrices et chers lecteurs, a-t-il déjà eu l’occasion de connaître d’un débat clos, c’est-à-dire définitivement fermé, parce que par exemple il n’y avait plus rien à dire ? A-t-on déjà vu un débat se concluant par une phrase du genre : « c’était donc là, la vraie réponse à apporter à la question qui nous était posée initialement » ? Non, évidemment.

L’observation des groupes de discussion en réseaux par exemple, montre que les débats sont souvent fermés après un nombre assez variable d’échanges, par son initiateur, qui par lassitude ou parce que, momentanément, les lecteurs se trouvant « à court » d’arguments, il n’y a plus lieu à débattre. Pour autant, ces débats ne sont pas clos au sens défini précédemment. Ainsi il suffit par exemple qu’un nouveau membre parcourant le groupe dans lequel figure le débat, en lise toutes les réactions, et que par un trait de génie, pose une question à laquelle jamais personne n’avait songé jusque là, pour que ce débat là soit ré-ouvert.

Relancé, ce débat va de nouveau susciter une salve de réactions, sans jamais parvenir à une conclusion indiscutable, irréfutable, qui s’impose à tous et fasse que la discussion soit close.

C’est le propre d’un très grand nombre de thèmes, et le fait de la diversité des cultures, des raisonnements, des manières d’aborder le sujet, de le cadrer dans notre société, etc…

N’y a-t-il pas quelque chose de gênant, voire de stérile, dans le fait de se renvoyer interminablement des arguments dont aucun ne l’emportera jamais sur les autres ? Même le présent article et son titre racoleur « à quoi bon débattre ? » ne devrait pas manquer de provoquer ce phénomène assez étrange.

Justement, qu’en pense le lecteur ?

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20 août 2012 · 19:29