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Relieur: un métier artisanal et d’art peu connu.

 

 

 

 

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Images ci-dessus:

  • pose d’un fleuron à chaud, sur feuille d’or fin, sur dos, entre deux nerfs;
  • livre, dos chagrin, plats papier reliure; 6 faux nerfs; 4 fleurons et un titre doré à l’or fin à chaud.

A l’heure des e-books, des tablettes tactiles et autres liseuses électroniques, le livre papier survit et vit même encore bien: une centaine de nouveaux titres paraissent chaque semaine en moyenne, des plus petits recueils aux « pavés » de 500 pages ou plus, des plus petits éditeurs aux plus grandes maisons d’édition, provoquant un certain engorgement des librairies et surfaces spécialisées de vente, dans lesquels on finit par remarquer la difficulté qu’il y a à établir une « hiérarchie » dans les ouvrages que choisissent de retenir les libraires, et à les mettre en valeur.

De ce point de vue, le livre numérique montre sans problème sa supériorité, à beaucoup d’égards:

  • désengorgement des points de vente;
  • plus grand choix offert aux lecteurs, lesquels peuvent feuilleter et lire des extraits avant d’acheter;
  • inaltérabilité du livre numérique, contrairement à la version papier, fragile;
  • immense possibilité de stockage en un volume très réduit, à l’opposé du livre papier.

Pour autant, un livre papier vit, il possède une âme, il a aussi une senteur, qui dépend du papier utilisé par l’imprimeur, de l’encre, de son âge aussi, des endroits où il a « vécu ».

A l’inverse de la liseuse numérique, il existe avec le livre papier, le plaisir du « toucher »: ce plaisir vaut déjà avec un bel ouvrage neuf; il vaut d’autant plus avec un bel ouvrage d’art, et il vaut davantage lorsque le livre possède une « mémoire du passé », lorsqu’un ou des liens historiques le relient à un ou plusieurs personnages célèbres.

Le livre papier est donc fragile, et pour traverser les siècles et être à l’épreuve du temps, il doit, comme nous, les humains, se faire soigner de temps en temps. Il passe alors entre les mains expertes d’un « chirurgien – plasticien » du livre: c’est le relieur.

Lui seul est capable, en une soixantaine d’opérations, de défaire totalement un livre relié, et le ré-assembler (relier: religare en latin, qui signifie relier), et le doter d’une très solide couverture, d’un dos non moins solide, le tout recouvert soit de cuir soit de toile soit de papiers chamarés, et agrémenté de tranches dorées, d’enluminures, de fleurons, de titres dorés à l’or fin, voire de mosaïques et d’incrustations.

Ce très bel art qui remonte avant le Vème siècle avant Jésus Christ, a connu un premier essor à la Renaissance, avec des reliures à peu près semblables à celles d’aujourd’hui, puis son âge d’or au XV ème siècle, avec l’ajout des dorures, enluminures et mosaïques qui ont fait du simple livre relié avant tout par utilité, pour pouvoir le consulter sans l’abîmer, un livre relié – en même temps objet d’art, que l’on place fièrement sur un rayon de sa bibliothèque.

Il existe encore de nos jours environ 200 relieurs établis à leur compte en France, et on accède à ce très beau métier par plusieurs filières.

C’est ce qu’un auteur, lui-même fils de relieur d’Art, décrit minutieusement dans un livre à paraître bientôt, intitulé « Art de la Reliure et  Reliure d’Art »:

 

Un bel ouvrage à consulter pour en apprendre beaucoup sur ce métier très valorisant et passionnant, la reliure, et pourquoi pas, vouloir aller plus loin par la suite dans sa connaissance, afin éventuellement de le pratiquer soi-même !

Edithorial37

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Classé dans actualité société, arts, culture