Archives de Catégorie: politique

Primaires des présidentielles : sexisme ?

URNE DE VOTE

Force est de le constater : la parité « hommes »-« femmes » ne sera pas respectée une fois encore, à l’occasion du choix des candidats lors des primaires, à droite comme à gauche si elles ont lieu, sauf au premier tour des élections présidentielles, où par hypothèse,  la candidate de l’extrême-droite sera présente.

Pourtant, en principe, il doit y avoir autant de votants potentiels féminins sur le nombre d’électeurs inscrits au plan national, que de votants potentiels masculins, et peut-être même, si on suit une certaine « logique statisticienne » démographique, légèrement plus, soit légèrement plus de 50%…

Si, donc, toutes les femmes de ce pays, lasses d’être déconsidérées, mises à l’écart, tenues pour quantités négligeables, décidaient au premier tour des présidentielles fin avril prochain de voter pour une femme, non seulement elles ne pourraient selon toute vraisemblance le faire que pour un nom : Marine Le Pen (FN),  mais ce faisant elles l’éliraient, sans l’ombre d’un doute !

Sexisme oui, sans doute : il n’est qu’à regarder le spectacle des primaires de la droite. S’il ne peut en être contesté l’impeccable organisation, en revanche tout le monde aura remarqué au premier tour, la seule présence de la vaillante mais malheureuse NKM (Nathalie Koscuskio Morizet), faisant face à un bataillon de candidats plutôt machistes, sa participation ayant été accueillie parfois, au mieux avec scepticime, et au pire sous certaines railleries, pour finir par être rapidement « évincée » du trio de tête.

Si l’on porte le regard à gauche, ça n’est guère mieux, a priori. Aujourd’hui, seule Marie-Noëlle Lienemann semble vouloir défendre le point de vue des femmes, au sein d’une pléthore là aussi, de prétendants masculins (l’article met à-part EEV). Bien sûr la liste des prétendants à la primaire de la gauche n’est pas close, il reste encore un peu de temps, mais nul ne voit, sans changement d’ici là, comment la seule Marie-Noëlle Lienemann pourrait valablement défendre ses chances, face à ses « rivaux » masculins.

Est-ce un manque d’intérêt des femmes pour la vie politique ? Sans doute pas, lorsqu’on remarque la présence de nombre d’entre elles au sein des gouvernements, de gauche comme de droite, qui se succèdent, lorsqu’on voit hors de France que les femmes sont largement capables de tenir les rênes du pouvoir comme Mme Merkel en Allemagne, ou comme aurait pu le faire Hillary Clinton, la candidate malchanceuse américaine. Est-ce le fruit d’un nombre insuffisant de femmes en politique ? Certainement, même si la situation s’améliore d’année en année ou plutôt, d’élections en élections, le Parlement par exemple et en particulier l’Assemblée Nationale comptant dans ses rangs de plus en plus de femmes, les présidences de commissions étant également confiées de plus en plus à des femmes. C’est sans doute aussi le signe que les mentalités sont difficiles et lentes à modifier dans notre pays, et qu’il faudra encore un peu de temps aux femmes pour s’imposer, à tous les niveaux, comme les égales de l’homme et pour ces derniers, d’en accepter le fait.

Edithorial37

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans actualité société, débats de société, politique

Drôle d’époque !…..

OLYMPUS DIGITAL CAMERA image Freeimage

Alors que la « Loi Travail » (qui se veut également être la « Loi El Khomeri ») se vide peu à peu de sa substance, sous l’impact des manifestations de rue, à Paris et dans plusieurs grandes villes, et des « Nuits debout », pacifiques à leur début, mais où se sont invités depuis régulièrement des bandes de casseurs, semant non seulement la pagaille et la peur, mais causant aussi des dégâts inestimables aux commerces avoisinants, aux automobiles proches également, aux équipements urbains, et causant des dommages physiques importants (outre sur des civils, on parle de plus de 300 policiers plus ou moins gravement blessés actuellement depuis l’intervention de ces hordes de sauvages qui ne sont là, manifestement, que pour « casser du flic », le français moyen (contribuable avant tout et qui paie trop souvent qu’à son tour les factures pour tous ces irresponsables de tous bords…) est en droit de s’interroger :

– ne sommes-nous pas, encore actuellement, en « état d’urgence » ? Certes, une réforme constitutionnelle visant à prolonger de plusieurs mois cet « état d’urgence » est à l’étude au Conseil d’Etat, avant transmission au Conseil constitutionnel, et son admission (on connaît les lenteurs administratives…), ce qui n’empêche nullement, entretemps les Préfets (et à Paris, il s’agit du Préfet de police) de prendre un arrêté interdisant dans un ou plusieurs quartiers sensibles, ou dans un périmètre donné, voire, dans toute la ville concernée, toute manifestation de rue propre à nuire à l’ordre public. Or force est de s’interroger sur l’inconséquence des préfets, sur leur laxisme apparent, puisque rien n’est fait en ce sens, tandis que la facture des blessés et des dégâts matériels s’allonge, sans parler des « manque à gagner » en termes de chiffres d’affaires, pour les commerces touchés ;

– ne sommes-nous pas en droit également de penser qu’un projet de loi, qui fait descendre dans les rues un peu partout dans le pays, des centaines de milliers de citoyens mécontents des dispositions de la « Loi El Khomeri » (nous ne parlons pas là, des « casseurs », qui ne pensent rien de ce projet de loi), est de manière patente une mauvaise loi, qu’il faut se hâter de « passer à la trappe », quitte à en reformuler une, mais cette fois-ci après avoir écouté toutes les voix intéressées par cette réforme du Code du travail, jeunes et moins jeunes, syndicats, afin qu’il y ait véritablement une concertation et que la nouvelle « mouture » en soit l’aboutissement, sans discussion !

– voilà que ressurgit, pour l’instant en filigrane, la menace déjà brandie et exécutée de la mise en oeuvre de l’article 49-3 de la Constitution, pour « passer une nouvelle fois en force » ! Seulement voilà, le 49-3 a déjà été utilisé, et il ne peut pas être systématiquement utilisé, car alors ce serait la confiscation pure et simple de la démocratie ! Son usage est heureusement limité et encadré. Mais lorsqu’on force un barrage, c’est bien qu’on brave un « interdit », que quelque chose ou quelqu’un fait obstacle à la voie que l’on veut suivre ! Ce serait le cas de la « Loi Travail » et prouverait s’il en était encore besoin, qu’il s’agit d’un très mauvais projet de loi, juste bon à « passer à la trappe » !

Pendant ce temps, des  Français souffrent de toutes ces tergiversations et violences, pour rien qui plus est.

Ils souffrent également par leur niveau de vie qui, pour des millions d’entre eux, des plus pauvres jusqu’au début de ceux que l’on désigne sous le vocable « classes moyennes« , non seulement stagne mais décroît, de voir s’étaler dans les Médias,  scandales, corruptions, rémunérations mirobolantes, qui ont depuis longtemps dépassé la « mesure » et puent l’indécence.

Ainsi le scandaleux Sepp Blatter, et son « ami » Michel Platini ! Autant on pouvait avoir du respect pour Platini le joueur de football, qui nous a enchantés par son passé de grand joueur, de virtuose du ballon rond, autant cette affaire de cachet à 2 millions d’euros perçus de S. Blatter au plus haut sommet de la FIFA pour une ténébreuse « mission » qui lui aurait été confiée, le tout sur fonds de corruption active à grande échelle à la direction de la FIFA, puisque la Justice américaine a déjà « épinglé » trente-neuf autres fraudeurs, nous révulse, et dépasse là encore l’indécence. Où est passée la morale, dans ce genre de situations ?

Certainement pas dans le football, quand on voit que le footballeur le mieux payé au monde, est L. Messi avec 65 millions d’euros bruts par an auxquels il faut ajouter les contrats publicitaires et autres sources de revenus dérivés, Zlatan Ibrahimovic lui, se « contentant » (si l’on peut dire) de 21,5 millions d’euros annuels en plus des revenus de ses contrats publicitaires, aucun joueur français ne se hissant dans le « Top 10 » mondial, mais pouvant pour certains revendiquer un salaire compris entre 500 000 euros et 1 million d’euros par mois tout de même… Là aussi , où se trouve la morale ?

Voyons alors du côté des entrepreneurs, et pas n’importe lesquels, ceux que la presse nomme souvent les « grands capitaines d’industrie » : « l’affaire Carlos Ghosn » empoisonne actuellement ce monde bien à-part, tout autant que le Gouvernement, et elle embarrasse le MEDEF par la voix de son dirigeant, Pierre Gattaz, qui se dit « non choqué » par le montant (plus de 7 millions d’euros de rémunération annuelle…), peut-être compte-tenu d’une hausse du chiffre d’affaires de Renault de 10% sur l’exercice 2015, mais « troublé, embarrassé » par la décision rapide du Conseil d’Administration qui, en effet, s’est empressé d’avaliser le montant (plus de 7 millions  €) alors même que la majorité des actionnaires s’était opposée la veille à une telle décision ! Une fois encore, la plupart de nos compatriotes se demanderont où sont passées dans cette affaire, la décence et la morale !

Dans une époque de plus en plus dominée par l’argent facile, l’argent souvent « sale », la corruption (active et passive), on est en droit d’attendre de ceux qui ont vraiment le pouvoir en mains, une « grande lessive« , une « prise en mains » énergique assortie de sanctions à l’encontre de celles et ceux qui détournent, profitent, abusent, contournent les lois, la décence, la morale, et détruisent ainsi tous les repères pour la jeunesse d’aujourd’hui, toutes les valeurs auxquelles nous sommes si attachés.

Edithorial37

Edithorial37 recommande le site : http://www.cdjf-casav.com

Poster un commentaire

Classé dans actualité société, argent et rémunérations, économie, débats de société, politique, sports

Ne les  » mélenchon  » pas tous !!!

S’il ne s’agissait là que d’un de ces vilains jeux de mots, il n’y aurait rien de répréhensible ; ce qui en revanche est plutôt gênant, et a fait tache ce week-end à La Courneuve à la fête de l’Huma, c’est l’opportuniste et volontiers agitateur et provocateur Jean-Luc Mélenchon, encore réputé être sympathisant de gauche, donner l’accolade à Jérôme Kerviel, ex-homme  » de la Finance « , celle-là même à laquelle le  » va-t’en guerre  » de l’époque François Hollande voulait s’attaquer…, et recevoir comme un héros celui qui, il est vrai, sans être totalement le  » lampiste « , a tout de même été l’exécutant et a été condamné pour cela, en liberté mais porteur d’un bracelet électronique.

Ce  » coup médiatique  » n’aura trompé personne, mais il décridibilise à la fois la gauche toute entière, et Jean-Luc Mélanchon lui-même, l’homme de tous les écarts, pourvu qu’il attire l’attention des médias, écarts de langage, écarts et même dans ce cas précis,  » grand-écart  » avec les relations privilégiées qu’il semble entretenir avec des personnes de la société civile, comme c’est le cas de M. Kerviel, encore une fois, venu du  » monde de la Finance « , auquel il est certes permis d’accorder un peu de sympathie (après tout, il n’est pas un criminel ; il n’a pas non plus été appréhendé pour trafic d’armes ou de stupéfiants, ni n’a exécuté qui que ce soit).

De plus, il est bien acquis dans l’opinion publique, que s’il a été exécutant, il était également le fusible qui devait sauter, et que tous les vrais protagonistes de  » l’affaire Kerviel  » n’ont jamais été entendus, Jérôme Kerviel leur servant d’exutoire et de paravent. C’était probablement pour lui, se taire ou risquer de perdre sa place. Il a choisi de se taire, et on peut le comprendre.

Finalement, il a tout de même perdu son emploi, mais ce n’est pas parce qu’il a entrepris récemment un périple à la limite du  » mystique « et du  » méditatif « , quand bien même il aurait accompli le voyage à genou jusqu’à Saint Jacques de Compostelle, qu’il ne laissera point dans les mémoires, l’image de celui qui a passé ces ordres démentiels, ayant conduit à des pertes de près de cinq milliards d’euros en 2008 par la Société Générale qui l’employait. Rappelons aussi que ses manipulations illégales ont coûté à l’Etat Français, donc aux contribuables, un milliard d’euros.

Ce singulier rapprochement à La Courneuve, a eu de quoi en surprendre plus d’un ! Certainement  » bonne opération  » pour J. Kerviel, il n’est pas sûr que ça en soit une pour J-L. Mélenchon ni pour la Gauche dans son ensemble. Par ses initiatives mal contrôlées, ses écarts de langage, J-L. Mélenchon engage parfois son propre mouvement d’idées dans des chemins de traverse qui ne sont pas dépourvus d’ornières…

Edithorial37

Poster un commentaire

Classé dans débats de société, politique

Ni droite, ni gauche, ni centre……

Dimanche prochain, les Français de métropole et d’Outre mer,  vont être appelés à voter, pour le premier tour des Municipales 2014.

Image (photo guglielmi.fr)

Qu’en est-il du sempiternel clivage droite – gauche pour l’opinion publique ? De ce balancement continuel droite – gauche que l’on nomme alternance ? Et qu’en est-il du Centre, qui devrait être le plus facile à situer, mais qui parfois a presque disparu de la scène politique, avant de réapparaître, écrasé entre les deux forces (droite/ gauche), et de ce fait plus ou moins excentré, un coup rejeté plus à droite, un autre rejeté plus à gauche, mais jamais au vrai centre ?

Ce ne sont pas les nombreux scandales en tous genres, qui ont émaillé la scène politique française depuis l’ère Pompidou jusqu’à ce jour, qui vont réconcilier nos concitoyens avec elle, même s’il s’agit cette fois, de « politique de clochers », théoriquement sans enjeu national.

Les récents déboires d’un Copé englué dans une affaire de trafic d’influence, avec des dissensions au sein même de son propre parti, d’un Sarkozy poursuivi par la presse – people et des soupçons de financements occultes, d’un Dassault dont l’immunité parlementaire a été levée dans le cadre d’une enquête sur des suppositions de fraude électorale et trafic d’influence, les grandes manoeuvres pour succéder à Delanoë à la Mairie de Paris, et qui font s’écharper MMes Hidalgo et Kosciusko – Morizet, les mêmes basses manoeuvres pour l’accession à la Mairie de Marseille, achèvent d’écoeurer le citoyen « lambda » de ce qui est, il faut bien le dire, à droite comme à gauche et au centre,  devenu un gigantesque panier de crabe où s’étrillent joyeusement les futurs « élus », souvent au détriment de véritables volontés de servir une ville, des citoyens, et davantage pour satisfaire un besoin plus carriériste.

Le citoyen « lambda », maintes fois éprouvé et échaudé, n’est dupe de rien et ne tombera probablement pas dans le « panneau » dimanche prochain, selon deux directions possibles:

  • celle d’une abstention record, très fréquemment observée pour un premier tour, surtout si la clémence du temps que l’on connaît actuellement se poursuit. En effet, beaucoup de nos compatriotes préfèreront sans doute la promenade, la sortie ou la réunion en famille ou entre amis, sous le soleil, au chemin vers les urnes, peu intéressés qu’ils sont devenus, par toute échéance électorale;
  • les courageux qui tiendront à accomplir leur devoir électoral, penseront peut-être qu’il est enfin temps de sonner la « mise à mort » de cette perpétuelle alternance « gauche – droite » qui a fait tant de mal dans notre pays, les uns passant leur temps une fois installés aux commandes, quelles qu’elles soient, à « détricoter » ce que les précédents ont fait, et vice versa. En effet, de plus en plus fleurissent dans nos communes, des listes mixtes, sans distinction de croyance ou d’appartenance politique, mais qui réunissent simplement des personnes de bon sens et de bonne volonté, capables de s’entendre sur un « programme commun » acceptable par tous.

Ne serait-ce pas là, car le « ras le bol de la politique politicienne en général » résonne dans toutes les contrées, accentué par les récentes affaires, et renforcé par l’impression de n’être plus gouvernés, au plan national, tout simplement parce que personne à part nos gouvernants eux-mêmes, ne perçoit réellement les effets positifs de leurs réformes, le temps de sonner le glas du clivage « gauche – droite » et de faire confiance à la synergie de listes ni de droite, ni de gauche, ni du centre, mais composées de femmes et d’hommes de croyances différentes certes, mais qui ont tous quelque chose de positif à apporter à la vie de leur commune ?

Il n’est en effet pas besoin d’être fin observateur, pour constater que, aussi bien l’UMP que le PS sont en perte de vitesse brutale et même en chute libre dans l’opinion. Nos gouvernants n’ont jamais atteint une cote de satisfaction aussi basse, et en face, l’opposition est empêtrée dans ses multiples affaires et contradictions, non crédible et même d’apparence « usée ».

Quant au centre, il n’est là qu’à titre symbolique, et déjà quelques fissures peuvent être perceptibles. Reste le FN, mais qui ne devrait pas profiter de la situation, en principe.

Si les votes devaient se reporter massivement sur ce type de listes « mixtes », (il faudra attendre évidemment les résultats du second tour), il sera intéressant pour les commentateurs et politologues, d’en évaluer les conséquences possibles sur les échéances électorales futures, qui pourraient alors donner lieu à une redéfinition totale du paysage politique français.

Edithorial37

Poster un commentaire

Classé dans actualité société, actualité société, économie, débats de société, politique

1 600 000 contributeurs supplémentaires en 2014 à l’impôt sur le revenu….

Image

Bercy est muet sur la question. Seul à Matignon, le Premier Ministre a eu le courage de prévenir que les impôts allaient encore augmenter pour les ménages, les moyens et même les plus modestes, en 2014, après que notre Président ait prétendu haut et fort devant la Nation, la main sur le coeur, que les impôts n’augmenteraient pas l’an prochain: « pause fiscale » a-t-il dit !….

Or nous savons depuis que par les effets pervers de plusieurs mesures combinées, du Budget 2014 qui vise à réduire l’endettement de notre pays, et la hausse de la TVA n’est pas la seule coupable de ces effets néfastes, il y a entre autres également l’écrêtement de l’avantage fiscal auquel donnait droit la demie-part de quotient familial, ce sont environ 1 600 000 foyers fiscaux, qui jusqu’à présent étaient exonérés de l’impôt sur le revenu (parce qu’ils ont des revenus modestes), qui pour la première fois vont payer de l’impôt sur le revenu. Ah bien sûr, l’Etat ne va pas leur demander de débourser une fortune ! Il n’empêche que, proportionnellement à leurs ressources et à leurs capacités de paiement, à leur pouvoir d’achat aussi, la quasi-totalité d’entre eux va se retrouver en mauvaise posture, financièrement parlant.

C’est l’occasion de constater qu’à situation fiscale constante, stable, voire parfaitement identique, à revenus stables d’une année sur la suivante, demander à des ménages qui se trouvaient en-dessous du seuil d’exigibilité de l’impôt, d’un seul coup de payer 200, 300, 400 € voire plus, est non seulement une anomalie, manifestement non anticipée par les services de la prévision de Bercy…, (on fait « profil bas » sur ce thème…), mais en plus une anomalie très fortement préjudiciable, d’abord aux intéressés eux-mêmes, qui pour beaucoup ne vont pas pouvoir payer, ou s’ils le font, ce sera au détriment d’autre chose, mais préjudiciable à l’économie tout simplement: c’est se tirer une balle dans le pied: c’est un coup de frein brutal sur la pédale alors qu’on écrase en même temps l’accélérateur. Cela plombe les pouvoirs d’achat de ces ménages (des autres également, mais les autres s’en sortiront un peu mieux), et cela plombe donc la consommation, par conséquent toute notre économie. Le peu de « reprise » soi-disant perçue, comme c’est curieux, encore par notre Président, sera inéluctablement anéanti par ces mesures. Faute d’une quelconque  mesure d’écrêtement pour éviter ça, il ne va plus rester à ces malheureux « nouveaux contributeurs et contribuables », comme recours, que celui qui est inscrit dans la loi depuis longtemps et codifié sous les articles L 247 et L 251 du Livre des Procédures Fiscales, qui ne peut pas être supprimé ou refusé, et qui se nomme le recours gracieux: le contribuable, sous certaines conditions à remplir, dont le fait de justifier d’un état de gêne financière patent, peut, par simple lettre, écrire au Directeur départemental des Finances Publiques dont il dépend pour solliciter de sa part (et de sa bienveillance), la plus large modération de son impôt, voire sa remise.

Le résultat n’est certes pas garanti, mais cela ne coûte qu’une lettre et un timbre, sachant par ailleurs que les décisions de rejet des demandes de recours gracieux sont susceptibles d’être contestées ensuite par voie du « recours pour excès de pouvoir ».

Gageons donc que l’année prochaine va sans doute connaître une certaine effervescence dans les cabinets d’avocats, ceux des experts-comptables, des juristes, des fiscalistes, et que la Direction Générale des Finances Publiques va probablement « crouler » sous les demandes de recours gracieux: imaginez environ un million de demandes de remises gracieuses ! Travail supplémentaire, qui va bien occuper les agents pour un bon moment, alors qu’ils sont déjà absorbés et débordés par d’autres tâches (et en nombre de plus en plus réduit, économies obligent !).  Du beau travail en perspective !…. Beaucoup, parmi ces demandes, n’auront donc pas pu être « traitées » dans les deux mois de leur dépôt. Or selon la loi, le silence de l’administration fiscale sur une telle demande, passé ce délai de deux mois, vaut rejet, et nous avons vu que le rejet peut alors être attaqué devant la juridiction compétente pour excès de pouvoir.

L’imposition nouvelle de ces foyers fiscaux modestes à très modestes a donc déjà à l’avance du plomb dans l’aile.

Edithorial37

http://www.cdjf-casav.com

Poster un commentaire

Classé dans actualité société, économie, Fiscalité, politique

Syrie: une diplomatie en « dents de scie »….

Image  Un pas en avant, deux en arrière. C’est à peu près l’allure des diplomaties des pays occidentaux, face à ce qu’il convient de faire pour dissuader une fois pour toutes le gouvernement syrien d’avoir recours aux armes chimiques de destruction massive, et qui touchent surtout les enfants.

Les USA comme toujours, donnent le ton et ont dans ce domaine le leadership. Le monde peut compter sur le refus d’avance et systématique de la Chine et de la Russie, pour toute intervention, mandat des U.N., approbation, dès lors que l’initiative ne vient pas d’eux. Les dirigeants de ces deux grands pays ne sont probablement pas moins sensibles que les autres au scandale que constitue l’usage massif d’armes chimiques pour détruire des populations, mais relégués comme ils le sont au rang de simples « consultants » à qui l’on consent à demander un avis, il n’apparaît pas très étonnant que la « coalition » contre la Syrie n’obtienne d’eux qu’un veto, un refus catégorique d’une participation quelconque,  et la désapprobation d’une opération militaire, fut-elle bien préparée.

De plus, les « forces » sur le terrain – et hors mandat de l’O.N.U. – sont cette fois-ci plutôt maigres, puisque hormis les USA, l’Europe ne sera présente que par la France, puisque que le Premier Ministre britannique Cameron a du céder à l’opinion publique anglaise, non acquise à une quelconque participation militaire, qui avance sur place un navire Frégate flambant neuf mais incapable de tirer le moindre missile sur la Syrie, peut-être le porte-avion Charles de Gaulle, mais pour cela, il faudrait qu’il soit déchargé et détourné de la mission pour laquelle il est normalement prévu de façon imminente, et une poignée de Mirages et de Rafales, capables de tirer des missiles à moyenne portée, et dans une zone tout juste hors de portée de la défense anti-aérienne syrienne. A la France s’ajouterait la Ligue arabe.

Pour quels enjeux ? Stratégiques, certainement. Conserver le leadership et, pour la France, gagner du terrain sur la Grande Bretagne, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, certainement aussi. Humanitaires avant tout, à n’en pas douter.

Reste que le terrain est « miné » et que cette région du globe est un baril de poudre: le Liban n’est pas loin, Israël non plus, et Bachar El Assad peut très bien pousser à son paroxysme sa propre folie meurtrière et destructrice, pour mettre « à feu et à sang » toute la région, et entraîner les « gendarmes » occidentaux bien plus loin que prévu.

La personnalité du dirigeant syrien est très complexe et bien connue des observateurs: « jusqu’auboutiste »,  on sait qu’il peut entraîner son pays et toute la région , et il le fera, dans le chaos total. Ceci explique peut-être les mises en garde chinoises et russes, la prudence britannique, le statut quo de grandes puissances comme l’Allemagne et bien d’autres. Bien malin en effet serait celui qui serait capable de prévoir aujourd’hui le comportement du dirigeant syrien face à une ou des attaques occidentales. Non seulement on peut craindre l’embrasement de toute une région militairement et géopolitiquement stratégique, mais aussi des vagues d’attentats en Europe contre nos intérêts et nos ressortissants.

Entre deux maux il faut choisir le moindre, dit-on… Là, on peut dire que le dirigeant syrien a presque toutes les cartes en main.

Edithorial37

Complément du 12 septembre 2013:

Depuis l’écriture de cet article, Vladimir Poutine a décidé de « prendre la main » sur le conflit syrien, et ainsi d’occuper le devant de la scène politique internationale, coupant ainsi l’herbe sous le pied du président Obama, et du même coup de F. Hollande dont les pas s’étaient peut-être imprudemment inscrits dans les siens, le suivant comme son ombre.

Voilà: sans faire oublier le moins du monde le fait que le président du Kremlin est un homme très rusé, et donc sans aucune naïveté ni crédulité sur ses réelles intentions, force est de constater que, ainsi que le mentionnait cet article, l’intention première de V. Poutine était de s’opposer au « leadership » américain, excédé et peut-être même vexé que les USA s’interposent dans chaque conflit comme étant les « gendarmes » du Monde. Poutine aura voulu tout à la fois montrer que l’URSS, grand pays également, pouvait très bien jouer également ce rôle, et ridiculiser le couple américano – français en montrant qu’il était possible de régler ce conflit sans avoir recours à la force armée, donc sans pertes humaines supplémentaires inutiles.

Cela dit, personne n’est dupe d’un certain obscurantisme qui entoure le dispositif de contrôle des armes chimiques préconisé par la Russie (il ne doit pas être très compliqué de déplacer et de cacher en des endroits secrets, des stocks de ces armes), et tout le monde connaît le rôle protecteur que semble jouer depuis longtemps la Russie sur la Syrie.

Il reste que V. Poutine a bien réussi son « coup médiatique », coupant sans coup férir l’élan d’Obama, et en écho celui de Hollande. Il est qu’on le veuille ou non aujourd’hui, dans la résolution du problème syrien, le personnage incontournable, dont on connaît la rigidité dès qu’il s’agit du vote d’une résolution des Nations Unies, ou d’une opération de frappe militaire. Il faudra compter de toute façon sur son veto (comme son homologue chinois), et se plier à ses conditions quant au contrôle du retrait et démantèlement des armes chimiques détenues par Bachar El Assad (sous les réserves déjà soulevées, de crédibilité).

Edithorial37

Poster un commentaire

Classé dans actualité société, actualité société, économie, débats de société, politique

Des déficits abyssaux devenus incontrôlables, comme ça a été le cas dans d’autres Etats membres de l’U.E. ; Bruxelles qui malicieusement fait pression pour faire encore plus, sachant qu’on s’apprête à dépasser les bornes du raisonnable : face aux dictats de Bruxelles, de l’Allemagne, de partenaires de l’UE et du FMI, en quoi pourrait consister, par exemple, une « politique » de « charlots » ?

Maîtriser la dépense publique, c’est très bien, mais ça ne suffit pas.

Restreindre les moyens de l’Etat, c’est bien, mais ça ne suffit pas, et c’est même franchement « à côté de la plaque » quand ça ne produit aucun effet véritable sur le redressement de notre économie, et qu’en plus les services publics s’en trouvent dégradés.

Supprimer les « niches » fiscales, c’est bien mais ça ne suffit pas, et c’est même franchement idiot et inutile lorsque, avant d’avoir été baptisées « niches », elles avaient une réelle utilité sociale, pour une certaine justice fiscale et sociale.

Ne pas relever les tranches du barème de l’impôt sur le revenu c’est bien, mais ça ne suffit pas, et c’est même carrément contre-productif : agissant sévèrement sur le pouvoir d’achat des ménages moyens jusqu’à ceux les plus défavorisés, c’est un coup de frein brutal pour ne pas dire un coup d’arrêt que l’on donne à la consommation : partant, le même effet se fait sentir sur la production, l’embauche, le chômage, les investissements, les fermetures et délocalisations d’entreprises.

Supprimer la grande majorité des charges déductibles du revenu global, comme supprimer la quasi-totalité des charges ouvrant droit à une réduction ou à un crédit d’impôt, par les fameux « coups de rabot », c’est bien, mais ça n’est pas suffisant et c’est même totalement imbécile, inique, irréfléchi. Si ces réductions ou crédits d’impôts ont été un jour instaurées, ce n’était pas pour le plaisir de distribuer des cadeaux fiscaux à certains, mais pour répondre à une politique, économique, favorisant l’achat de tel ou tel bien, la réalisation de tels ou tels travaux, ou de tels ou tels investissements, toutes choses dont la visée était de relancer à la fois la production dans les secteurs concernés, donc l’embauche et l’investissement, la consommation aussi, donc de faire rentrer de grandes quantités de recettes dans les caisses de l’Etat.

Obliger les gens à travailler beaucoup plus longtemps, c’est bien, mais ça n’est pas suffisant, et ça ne tient compte que de statistiques globales, non d’innombrables situations particulières. De plus penser que, parce que les statistiques disent qu’hommes et femmes vivent en moyenne plusieurs années de plus grâce aux progrès de la science, et en tirer la croyance que tous nos concitoyens sont obligatoirement concernés par ce bain de jouvence, c’est purement idiot là aussi : nombreux sont ceux qui n’ont pas, hélas, cette chance de vivre aussi longtemps et en bonne santé ! Si donc on prend la responsabilité de faire travailler les gens de façon à ce qu’ils ne puissent pas prendre leur retraite avant d’avoir fêté leur 70 ème anniversaire voire plus, il faudra certainement que nos entreprises prévoient dans leurs murs, la présence d’un médecin et d’un service médicalisé, avec défibrilateur, etc…

Retirer aux retraités et pensionnés la bonification due au nombre d’enfants qu’ils ont élevés, c’est bien mais ça ne sera pas suffisant, et de surcroît, anti-natalité : si une bonification a de longue date été instaurée, c’est pour les mêmes raison que le complément familial l’a été, ainsi que les allocations familiales ! Revenez sur ces dispositions, et dans quelques années, la France aura remplacé l’Allemagne, niveau natalité…, avec les conséquences nombreuses qui en découlent…

Diminuer la retraite ou pension de celles et ceux qui sont déjà inactifs, c’est bien mais ça ne suffira pas, et c’est là encore, contre-productif : les retraités et pensionnés sont parmi ceux qui consomment encore un peu, et pour les plus lotis d’entre eux, voyagent. Réduire de 15 ou 20% leur retraite serait, pour reprendre une expression qui se trouve dans le dictionnaire et le jargon politique : « minable ». C’est l’enterrement assuré de la consommation, et de nombreuses fermetures d’entreprises et de commerces, donc une hausse massive du chômage.

Que penser alors d’une « politique » gouvernementale dont le seul outil est le rabot ? Supprimer, tout le monde sait le faire : inutile d’avoir fait les Grandes Ecoles pour ça, ni de se regarder dans le blanc des yeux en face à face autour d’une table de conseil des ministres pendant des heures. C’est facile. Il faut se méfier de ce qui est facile. La facilité va souvent de pair avec l’incompétence, la volonté affichée de ne pas vouloir rechercher les vraies solutions, l’iniquité, l’injustice, pour ne pas dire simplement… la bêtise.

Comment peut-on croire, que tout gouvernement se prétendant sérieux, compétent, à l’écoute des administrés que nous sommes tous, appliquerait de telles « recettes » (qui se résument en fait à un seul et unique moyen : le rabotage) ?

Non ! Un gouvernement « aux responsabilités » (et responsable), se voulant sérieux, compétent, et juste, ne chercherait pas purement et simplement et uniquement à enlever, à reprendre d’une main ce qu’il a donné de l’autre (« donner c’est donner ; reprendre c’est voler »), faire des coupes sombres, raboter ! Il chercherait des voies novatrices, libérant enfin le marché du travail et de l’emploi, rendant enfin nos entreprises, petites, moyennes et grandes, et nos industries plus compétitives à l’international, il diminuerait significativement le poids des prélèvements obligatoires qui pèse sur tous les employeurs, pas de façon gratuite mais avec des contreparties, et à court terme, des embauches, des CDI, empêchant des cessations ou délocalisations, maintenant et créant des emplois, et à court terme donc, produisant les mêmes effets, la consommation des ménages serait relancée, l’économie repartirait réellement, avec au final des rentrées d’argent substantielles dans les caisses de l’Etat.

Car que fait en fin de compte un Etat qui sert les boulons de partout, coupe les robinets, rabote, rogne, restreint, revient sur les avantages acquis, sans jamais se préoccuper d’apporter aux pourvoyeurs d’emplois, comme aux employés, ouvriers, salariés en général, et aux retraités, LA bouffée d’oxygène qui permettrait d’accepter et de supporter tout cela ? Un Etat qui pratiquerait ainsi est un Etat qui s’appauvrirait lui-même, inévitablement.

 

Edithorial37

Poster un commentaire

Classé dans actualité société, économie, politique

Inverser la courbe du chômage avant la fin de cette année…

Image

Au cours de sa dernière conférence de presse, de même qu’à l’occasion de ses rencontres avec les partenaires européens, et de divers déplacements, y compris dans des entreprises qui menacent de déposer le bilan et de licencier en masse, le Président de la République n’a de cesse de marteler « qu’il s’est engagé à inverser la courbe du chômage avant la fin de cette année, et qu’il s’y tiendra ».

Nous allons entamer le mois de juin, et dans la continuité, les deux mois de grandes vacances, qui traditionnellement nous éloignent pour un court moment des soucis du quotidien. L’affirmation du Chef de l’Etat pourrait donc prêter à sourire, et même à rire, s’il n’y avait pas derrière cela, des vies et carrières menacées, des souffrances et du désespoir. Certains esprits malins pourraient même répondre, à ceux qui diraient que l’affirmation de M. Hollande n’a pas de sens, que si, au contraire, elle a un sens ! l’inversion d’une courbe: celle du chômage !

Inutile de se mettre en frais de rappels économiques théoriques, le bon sens devrait suffire. Aujourd’hui, il n’est perçu nulle part, dans aucun secteur , et dans aucune structure , le moindre commencement de début de frémissement de reprise de notre économie, et tout le monde cherche quelles mesures secrètes, invisibles apparemment, auraient bien pu être prises afin de favoriser le redémarrage de l’emploi des jeunes, des moins jeunes, et des seniors.

Avec les grandes vacances qui s’annoncent, cela nous reporte donc… à septembre prochain. Fort de ce constat, nul ne voit par quel miracle, les statistiques de septembre se trouveraient meilleures que les dernières publiées, catastrophiques.

On est par conséquent en droit de conclure que le Gouvernement, alerté par la poursuite des mauvais résultats, en particulier en matière d’emploi, tiendra obligatoirement à la rentrée de septembre un, voire plusieurs Conseils extraordinaires, afin d’examiner les mesures d’urgence à prendre.

Or M. Hollande a pris devant les Français, le pari d’inverser la courbe du chômage avant la fin de cette année. Ce n’est donc pas le 31 décembre qu’il va décider de ces mesures, ni le 30, ni même le 1er décembre, mais bien avant.

Mais il ne lui restera, début septembre prochain, que quatre mois pour gagner son pari. Encore ne se base-t-il que sur ce qu’il connaît de la situation du pays ! Car que sait-il de ce que sera l’économie mondiale, au cours des six prochains mois ? Que connaît-il des répercussions que celle-ci pourrait induire, en bien comme en mal, sur notre économie ?

Le Gouvernement peut légiférer par décrets, évidemment, mais si l’on additionne le temps passé en réunions (pour décider des mesures à prendre), celui passé à rédiger les textes, à les adopter puis à les faire appliquer, il n’y a aucune mesure qui, prise mi-septembre ou fin septembre, et a fortiori en octobre ou novembre, qui puisse avoir le temps de produire des effets positifs immédiats sur l’emploi avant le 31 décembre 2013.

Pour que M. Hollande gagne son pari, il ne resterait alors plus qu’une solution: modifier une fois de plus le mode et les règles de recensement et de comptage des chômeurs et demandeurs d’emploi: une autre manière, artificielle,  d’inverser la courbe du chômage.

Edithorial37

 

 

 

Poster un commentaire

Classé dans actualité société, économie, politique

La « Pourriecratie », qui masque notre Vème République…

Et si c’était Mélenchon qui avait raison ? Il n’a de cesse d’appeler de ses voeux l’enterrement de la Vème et l’avènement d’une VI ème République propre, morale, digne, pour en finir avec cette longue succession, au gré de l’alternance droite – gauche, de scandales politico-financiers, indignes d’une démocratie comme la nôtre !

Il y a Cahuzac (et avant lui, bon nombre se sont succédé à la barre, et sont plus ou moins ressortis « blanchis », la machine judiciaire française étant devenue au fil du temps une « machine à blanchir » les femmes et hommes politiques, d’Etat ou pas), voici aujourd’hui qu’on évoque la possibilité pour Laurent Fabius, un autre « pilier » de l’actuel gouvernement, d’avoir « planqué » de l’argent sur un compte en Suisse !…., sans parler qu’on ne peut empêcher la rumeur de répercuter des doutes sur un peu tout le monde, du Président à P. Moscovici, même sans preuves !

Voyez bonnes gens, avec quel aplomb nos dirigeants mentent ! C’est à s’y tromper ! Je ne sais pas si c’est à l’ENA notamment qu’on apprend à mentir aussi bien, mais si tel est le cas, il faudrait peut-être fermer ces « grandes écoles » inutiles et en revenir aux fondamentaux, et à une sélection plus sévère (et approfondie), sans concession, de ceux qui ont tous en main une parcelle de pouvoir et qui ont les capacités de permettre ou d’interdire: i r r é p r o c h a b l e s : voilà ce que chacune et chacun se doit, désormais d’être réellement, pas dans la fourberie.

Et demain ? A qui le tour ?

Ce n’est malheureusement pas le jeu des devinettes à la mode, et qui fait rire les français, ceux qui se lèvent tôt le matin, qui rentrent tard le soir, qui « bossent », qui « triment », qui ne parviennent plus à rembourser les prêts, ceux chez qui il est facile d’aller chercher des « poux » dans la tête, pendant que d’autres défient fièrement les lois de la République, et se moquent pas mal du sort de leurs concitoyens. Ils ont la mentalité « Madoff », et leur devise pourrait être, détournée, celle des Mousquetaires: « un pour tous, tous pourris » !

Alors ce « grand coup de balai » auquel aspire tant J-L Mélenchon, ne serait-ce pas temps d’y songer, et de le passer ?

 Edithorial

Poster un commentaire

Classé dans actualité société, économie, débats de société, politique

Les « effets Cahuzac »

Image

Gardons nous de frapper un homme à terre ! L’affaire « Cahuzac – Mediapart » déshonore la classe politique française entend-on et lit-on. Et alors ? Les faits sont très graves, certes, mais ils sont loin d’être exceptionnels sous les lambris de la Vème République, et pareils scandales ont existé sous d’autres régimes !

Epargnons la cohorte de politiques « aux responsabilités », de droite comme de gauche, confondant ou ayant confondu politique et affaires, mêlés à des histoires de trafics d’influence, ou de trafics d’armes, ou encore de prises illégales d’intérêts, ou de financement occulte de partis, ou d’emplois fictifs, voire de blanchiment d’argent, etc, etc….  Ils (et elles) sont légion, et sur le nombre, seule une poignée a retenu l’attention des juges et purgé une peine: A. Carignon; M. Noir; H. Emmanuelli; A. Juppé; F. Léotard; et quelques autres, ce qui n’en a pas empêché certains, par la suite, de revenir « en politique » !

S’agissant de Jérôme Cahuzac, peut-être en sera-t-il finalement de même, de l’homme. Il peut bien être accusé de fourberie, de tromperie, et s’il ne s’agissait pas d’un ex-ministre (et non des moindres), mais d’un haut fonctionnaire, d’aucuns l’accuseraient volontiers de forfaiture.

Il y va surtout des « effets » portés par ce coup fatal.

  • sur la crédibilité du Premier Ministre et du Président de la République: ils savent décidément bien mal choisir leurs plus proches collaborateurs, et ne savent pas s’entourer;
  • sur l’image de notre pays aux yeux des autres gouvernements: même si certains d’entre eux ne sont pas non plus des modèles de vertu, cela ne fait pas du tout sérieux, dans « le concert des Nations », selon l’expression consacrée;
  • sur la crédibilité surtout de la politique fiscale engagée dans notre pays, qu’il s’agisse des simples contrôles fiscaux effectués auprès des citoyens, de ceux diligentés à l’encontre des entreprises, petites, moyennes ou grandes, ou de la lutte contre la fraude fiscale internationale, contre le blanchiment de l’argent sale (drogue, prostitution, etc…), en liaison avec Tracfin, contre l’évasion fiscale vers les paradis fiscaux, ou enfin de la lutte contre l’économie souterraine.

Comment en effet à présent, après les affaires Woerth, DSK, Cahuzac, et d’autres noms précédemment impliqués à la tête de Bercy, accepter la rigueur fiscale imposée au « citoyen lambda », la rigueur et la pression fiscale souvent imposées aux contrôles des entreprises (vérifications de comptabilité), des particuliers également (ECSFP), comment accepter ça, quand ceux qui exercent leur autorité de tutelle sur les services déconcentrés de contrôles de l’Etat, ne sont même pas capables d’être intègres et de montrer l’exemple ? C’est la fameuse réplique du « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais » !!! Et comment donner de la crédibilité et de l’autorité aux fonctionnaires dont les missions sont précisément d’exercer tous ces contrôles ? Comment la population française dans son ensemble, qu’elle soit actrice de l’économie ou simple consommatrice, peut-elle continuer à accepter une situation aussi intolérable et qui existe depuis trop longtemps maintenant, sans que quiconque ne se soit soucié un tant soit peu, et certainement pas le législateur ou encore la Cour des Comptes, si prompte habituellement à réagir et à taper sur le fonctionnement qu’elle juge souvent « délabré » des services publiques, de venir mettre de l’ordre une bonne fois pour toutes dans cette pagaille, dans cette gabegie ?

Va-t-il falloir, désormais, « mettre systématiquement et préventivement en examen », ou tout au moins soumettre à la « question » (pas la torture moyenâgeuse, mais la procédure parlementaire), chaque futur ministre, avant sa désignation officielle ?

Mais où allons nous ?….Et pourtant…. L’habit ne fait pas le moine, preuve en est une fois de plus, et il n’est plus possible du tout, de juger de la probité de quelqu’un sur sa bonne mine, son air sympathique, son aplomb. Faudra-t-il envisager dans l’avenir des tests ? Une enquête préliminaire (avant « embauche », en quelque sorte !…), ou encore une audition du type « Congrès américain » ?

Une chose est sûre: la Gauche qui passait jusqu’à présent pour plus moralisatrice que la droite, a du plomb dans l’aile ! Il va être temps qu’elle prenne ce problème « à bras le corps » !

Edithorial37

Poster un commentaire

Classé dans actualité société, économie, débats de société, politique

Mali: une bataille gagnée…., mais la guerre ?

Le Chef de l’Etat annonce aujourd’hui triomphalement qu’aidé des troupes françaises qui ont repris Tombouctou et le Nord du pays, grtand comme deux fois la France, les 3 000 soldats maliens sont en passe d’avoir gagné la bataille contre l’invasion terroriste islamiste d’AQMI au Mali.

Si les premières interventions militaires, les premières frappes françaises ont été meurtrières (des deux côtés), depuis 18 jours maintenant que cette offensive a été lancée, force est de constater, non sans étonnement d’ailleurs ni questionnements, que la reprise , des principaux points névralgiques du pays s’est effectuée pratiquement sans combats, sans affrontements, par la coalition militaire franco-malienne.

Le Chef de l’Etat français aurait-il tort de se réjouir aussi vite d’un tel « triomphe » ? N’avons-nous pas l’impression qu’en opérant comme elle l’a fait, l’armée française n’a fait que de donner « un coup de pied dans la fourmilière » d’AQMI, avec une sorte de risque « d’atomisation » de ce mouvement composite mais animé des mêmes intentions, vers et dans des pays limitrophes du Mali, pays dans lesquels l’Occident, et la France en particulier, possèdent des intérêts, sinon stratégiques, du moins économiques ?

Un mouvement islamique extrémiste aussi hétéroclite, fondu dans diverses populations, sera difficile à déceler: n’était-ce pas ce qu’il fallait éviter ? Bien sûr, provisoirement les maliens retrouvent peu à peu leurs libertés, mais… pour combien de temps ?

Ces djihadistes sont non seulement déterminés et bien armés et entraînés, ils connaissent beaucoup mieux le terrain que nos troupes, qui ont « débarqué » sur le sol malien avec…. des cartes périmées…., mais ils ont maintenant la faculté de disparaître aussi vite qu’ils sont apparus, et de se regrouper très rapidement, à n’importe quel endroit. Certes ils ont subi quelques pertes en hommes et matériels, mais à ce qu’il est possible de juger, cela ne paraît pas suffisamment important pour pouvoir prétendre avoir anéanti toute velléité et possibilité d’invasion du Centre Afrique par ces groupes terroristes.

Edithorial.

Poster un commentaire

Classé dans actualité société, politique

Florence, Cassée….

Facile, dirons certains, c’est vrai…. Si nous nous réjouissons tous ce matin, les larmes aux yeux parfois, de la libération de Florence Cassez et de son retour imminent en France, parmi les siens, la décision de la Cour Suprême de Mexico de la libérer, la nuit dernière, après 7 années d’emprisonnement pour rien, l’accusation reposant sur un dossier vide ou plutôt émaillé de doutes, de trucages, de faux témoignages, d’allégations non démontrées, si elle tend à libérer un peu les relations entre notre pays et le Mexique, plutôt tendues depuis cette malheureuse affaire, ne solde pas pour autant cette dernière.

En effet, 7 années de geôle lorsqu’on est innocent, lorsque rien ne vient étayer l’accusation, lorsque l’obstination de certains a contribué à vouloir voir en Florence la coupable idéale, ce sont aussi 7 années de privation de libertés, de frustrations, 7 années coupée de sa famille, de ses parents et amis, 7 années sans travail, sans revenus, sans vie affective, sans rien.

Il y a non seulement un préjudice moral énorme, mais aussi humain, financier, que les avocats de Florence Cassez s’emploieront sans doute prochainement à estimer, afin de présenter la « facture » au Gouvernement mexicain, pour réparation des préjudices causés par des enquêtes policières bâclées ou « arrangées », des procès et appels des sentences qui ont pesé lourd sur le moral de la jeune femme et de sa famille, car dans le préjudice, il faudra distinguer celui – énorme – subi par Florence, mais également celui subi également par ses proches.

Enfin, la réparation financière ne fera pas tout. Notre compatriote aura très certainement besoin d’un soutien psychologique, car 7 années d’emprisonnement pour erreurs policières et judiciaires, et au Mexique de surcroît, ce n’est pas rien.

Souhaitons la bienvenue à Florence et qu’elle se ré-adapte à une vie normale de jeune femme, libre à présent.

Edithorial

Poster un commentaire

Classé dans actualité société, actualité société, politique

Retraité ou pensionné, en France: le nouveau « paria » ?

Notre pays compterait en 2012, tous régimes confondus, environ 16 millions de retraités et pensionnés. « D’heureux retraités et pensionnés », devrais-je écrire, si l’on en juge par la manière dont ces « inactifs », comme la société les nomme également, non sans, parfois, une certaine malice, sont (si l’on peut s’exprimer ainsi) « considérés », en particulier par les Pouvoirs publics, c’est à dire bien mal.

Tout va mal? C’est en partie à cause de ces profiteurs de retraités, qui jouissent paisiblement d’un repos qu’ils pensent avoir bien mérité, pendant qu’une majorité de leurs concitoyens s’épuisent dans leurs recherches d’emploi, pendant que d’autres, encore loin de la retraite, se retrouvent dehors du jour au lendemain parce que la fiscalité est moins lourde ailleurs que dans notre pays.

Il y a des déficits abyssaux à résorber? C’est en partie à cause de ces égoïstes de retraités, qui ne mettent pas la main  à la poche, alors qu’ils en ont les moyens, puisque, c’est bien connu, quand on est retraité, on se suffit à soi-même et vit avec presque rien: tout dans les économies!!!

L’économie française ne repart pas? L’équilibre de nos Caisses de Retraite, contrairement à ce que l’on nous affirmait à peine deux ans plus tôt, ne sera pas atteint en 2020, mais au contraire, c’est à un déficit de 20 milliards d’euros auquel nous aurons à faire face? C’est en partie de la faute de ces indifférents de retraités et pensionnés, qui ne pensent qu’à se payer des voyages à l’étranger! Après tout, ne leur demandons pas leur avis, et prenons dans leur poche, servons-nous!

Oui, ça c’est la façon de voir très simpliste pour ne pas dire plus, de nos gouvernants et de leurs (soi-disant) « conseillers ».

En 2012 par exemple – chiffres officiels – le montant moyen brut mensuel que perçoit un retraité est de 1 250 € !!!!!

Effectivement, avec une retraite aussi conséquente, ils doivent « s’en mettre plein les poches » ces égoïstes de retraités! Franchement: quelle indécence!

Car effectivement, indécence il y a: mais pas où l’on croit!

Rappelons tout d’abord les paroles qu’avait prononcé en public Nicolas Sarkozy, alors Président de la République, lors d’un déplacement en province: il avait estimé qu’en France, le niveau des retraites (tous régimes confondus encore une fois), était trop bas. Il n’a pas pour autant modifié la donne, et nous savons que l’évolution des retraites est loin d’avoir suivi le rythme de l’inflation!

Nous savons aussi qu’en France, il y a essentiellement des petites retraites, les « gros retraités », disons à partir de 3 000 € par mois et plus, représentant un très faible pourcentage.

Par ailleurs, les diverses augmentations qui se sont succédé au cours des derniers mois (4 augmentations successives des prix du gaz; augmentation des prix du fioul domestique; alignement du prix du diesel sur celui de l’essence sans plomb; hausse des tarifs d’assurance; déremboursements médicaux; hausse des tarifs des Mutuelles; hausse généralisée de divers produits de consommation courante, etc, etc…), ont sérieusement amputé le pouvoir d’achat, et par la même occasion le moral de ces retraités et pensionnés, lesquels ont bien souvent entamé leur Livret A pour s’en sortir.

Bien loin de là, donc, les voyages aux Bahamas, les escapades à Las Vegas ou Honolulu ! Les préoccupations de plus de 80% de nos retraités et pensionnés sont bien plus « terre à terre » que ça! Certains d’entre eux ne peuvent même plus, comme ils le faisaient il y a des années, aider financièrement leurs enfants, et gâter leurs petits enfants !

Eh bien, figure-vous que notre Gouvernement a, sérieusement, ces jours-ci, envisagé parmi les trois « pistes » qui lui étaient suggérées pour ramener à l’équilibre nos Caisses de Retraites, de choisir la plus facile pour lui, la plus injuste et la plus lâche aussi: prendre dans la poche, une nouvelle fois, de ces « nantis » de retraités et pensionnés !

C’est sûr que ce Gouvernement n’a pas à craindre de voir défiler dans les rues des grandes villes, banderoles à la main, tout ou partie des 16 millions de retraités, et encore moins de trouver parmi eux des « casseurs »!!!

Je rappelle les deux autres « pistes », brièvement:

– allonger la durée du temps de travail;

– aligner l’âge de départ à la retraite pour tout le monde à 63 ans. (Actuellement certaines catégories socio-professionnelles partent à 57 ans).

Les lecteurs jugeront…

Si la ligne droite est souvent la meilleure, la plus rapide et la plus sûre, la facilité ne l’est peut-être pas tant que ça.

En effet, c’est oublier que ces retraités et pensionnés contribuent largement (pour combien de temps encore ?) au succès du Livret A, lequel est supposé servir, entre autres, à l’octroi de prêts, notamment à nos entreprises, qui en ont bien besoin.

De plus, c’est aussi un fait connu que, jusqu’à maintenant du moins, les retraités et pensionnés consommaient, et contribuaient pour une part non négligeable dans la consommation, qui est un des moteurs de notre économie !

Leur pouvoir d’achat, en l’état d’être menacé d’une nouvelle amputation, risque fort d’apporter un coup de frein brutal à leur consommation !

Enfin, arithmétiquement tout au moins, à défaut de données précises et officielles, 16 millions de retraités représentent 16 millions d’électeurs, dont on peut raisonnablement estimer afin de ne froisser personne, pour respecter le clivage actuel droite/ gauche, que 8 millions d’entre eux sont susceptibles de faire partie de l’électorat de droite ou de gauche, et que, s’ils s’abstenaient de voter aux prochaines échéances majeures dans ce pays, en guise de protestation, ou s’ils votaient « blanc »……

Enfin il est permis de s’interroger sérieusement sur les réelles compétences de ces « experts » et autres « conseillers » ayant présidé aux dernières réformes de nos retraites, comme de ceux qui « s’interrogent actuellement » sur les équilibres budgétaires à l’horizon 2020, 2030, 2050…. Même si, c’est vrai, le monde ne cesse de bouger, et l’économie ouverte que nous connaissons ne cesse de nous jouer des tours, quel crédit peut-on légitimement accorder à des femmes et des hommes qui se fient les yeux bandés à des calculs informatisés établis suivant des « modèles » prévisionnels? En quoi ces derniers seraient-ils fiables et crédibles? Connaissent-ils l’avenir? Qui aujourd’hui dans ce monde, est sérieusement capable sans pouvoir être démenti ne serait-ce que dans un ou deux ans, ce que seront l’économie mondiale, et par rapport à elle, l’économie française en 2030 ?

Edithorial

Poster un commentaire

Classé dans actualité société, économie, débats de société, politique

« Citoyen » Depardieu …….

L’acteur ayant choisi de s’expatrier en Belgique pour des raisons uniquement fiscales, a créé l’évènement médiatique de la semaine, faisant même dans la provocation, en écho aux propos plus que subjectifs du premier ministre M. Ayrault et de son ministre de l’économie M. Sapin.

Gérard Depardieu en effet a choisi de s’engager dans une voie qui ne sera peut-être pas à son avantage, s’il persiste. Il déclare solennellement « rendre son passeport français » et se permet d’apostropher le premier ministre français comme il le ferait avec n’importe quel citoyen!

Il oublie qu’en 1988, à l’occasion de sa ré-élection à la Présidence de la République, François Miterrand – socialiste s’il en est – avait décerné la Légion d’Honneur à Gérard Depardieu.

Cette très haute distinction, censée récompenser un comportement citoyen exemplaire, ne devrait-elle pas lui être retirée sur le champ ?

L’acteur ne se grandit pas, en croisant ainsi le fer avec les autorités d’un pays qui l’a beaucoup aidé à devenir ce qu’il est aujourd’hui, même s’il y a également dans sa réussite certainement une part de lui-même.

S’il choisit aussi l’exil total – et pas seulement fiscal – il doit en toute logique rendre à la France ce qu’il lui doit, à commencer par sa Légion d’Honneur. Ensuite, il appartiendra aux belges d’apprécier s’ils ont hérité là, d’un grand acteur, d’un génie du cinéma comme les médias l’ont très souvent présenté, et comme un génie tout court.

Edithorial

 

Poster un commentaire

Classé dans actualité société, actualité société, débats de société, politique

Syrie: entre le « pas de deux Russo-Chinois » et les incantations de la diplomatie française…

Il y a peu, le gouvernement chinois est intervenu dans le conflit syrien, en demandant d’urgence une médiation internationale, sans plus de précision, tandis qu’à Moscou, Vladimir Poutine demeurait silencieux.

Nous avons vu la situation humanitaire catastrophique dans ce pays, avec le récent repli des unités de secours, dans un pays  assiégé, délabré, étranglé par les forces aux ordres de Bachar El Assad, lequel s’était dit il y a quelque temps résigné à quitter le pouvoir « dans des conditions dignes« … En réalité, il continue de faire massacrer les rebelles, et pour cela, il relève à l’évidence du Tribunal Pénal International.

A ce stade, plutôt confus, il est permis de se demander, en conscience, si tout a vraiment été tenté pour parvenir à l’expulsion du pouvoir, d’ El Assad.

En effet, la médiation chinoise, proposée sans contours bien précis, ressemble fort à défaut de précisions sur ce point, à l’attente d’El Assad, c’est à dire quitter certes le pouvoir et faire cesser les massacres, mais sans être le moins du monde inquiété, et surtout pas par le TPI.

Par ailleurs, le silence du Kremlin ne laisse rien augurer de bon, sans pressions extérieures, ce qui est le cas présentement. Ce ne sont pas en effet les incantations du ministre Fabius, demandant que le régime d’El Assad soit immédiatement détruit, qui changeront quoi que ce soit. François Fillon a marqué un point il y a quelques jours, quand il a exigé des gouvernements français et allemands, de faire pression sur Vladimir Poutine: il semble qu’il soit le maillon (relativement) « faible », susceptible d’entraîner une adhésion chinoise à une résolution des Nations Unies exigeant la reddition sans condition d’El Assad et de ses troupes.

Nous savons également, mais ce sera au TPI d’en juger, et sans doute dans une moindre mesure, que les rebelles ont également commis des crimes contre l’humanité.

En attendant, ce « pas de deux » de nos deux opposants, et la position « en retrait » de la France (et un silence remarqué de l’Allemagne), ne sont plus du tout supportables, et à l’extrême, peuvent faire de ces témoins qui ne se décident toujours pas à intervenir, des complices de ces crimes contre l’humanité.

Edithorial37

Poster un commentaire

Classé dans actualité société, actualité société, politique

Accord a minima et de principe pour la croissance européenne

Ainsi Rome aura accouché d’un accord, plutôt déclaration de principe qui engage tout le monde et personne à la fois, a minima et à quatre (Espagne, Allemagne, France, Italie) afin que l’Europe consacre 1% de son P.I.B. à la relance de la croissance.

Quatre « décideurs » sur 24 ou 27 Etats membres, on ne peut pas vraiment parler de consensus, et encore moins d’accord.

De plus, ce n’est qu’un principe, une idée, lancée sans aucune suite à l’instant où elle est lancée: aucun des protagonistes n’a idée de l’art et la manière de parvenir à ce but: 1% du PIB de l’Europe !

Prenons par exemple la France, ou encore l’Italie: quels seront leur P.I.B. respectif en 2012 ? Au-dessus de zéro ? Qui, en définitive, par cette idée de provision égale à 1% du P.I.B. de l’Europe pour relancer la croissance, contribuera effectivement à cette provision ? Le lecteur appréciera. Le discours de clôture, qui se voulait en plus une « avancée significative » (un « signal fort » a déclaré la Chancelière allemande), ne dit mot non plus sur la manière dont les quatre initiateurs de cette « idée » imaginent comment, selon quels critères et au profit de quels Etats, et selon quels contrôles et garanties, se ferait la répartition de cette provision ou fonds de garantie pour la croissance !!!

Beaucoup de flou donc, et d’effets d’annonce, avec un vague sentiment que tout ceci est en réalité reculé « aux calendes grecques », et une curieuse impression de la façon dont se détermine la politique économique interventionniste de l’Europe, à quatre, sans concertation.

Edithorial

http://cdjf-casav.com

Poster un commentaire

Classé dans actualité société, économie, politique

Cameron joue-t-il ouvertement la division ?

Au sommet du G20 de Los Cabos, on peut en effet estimer que le Premier ministre britannique a porté une lourde responsabilité, celle de montrer au monde entier, attentif à ce sommet (dont les USA, la Chine), un esprit de division, là où il faut au contraire montrer une grande solidarité, en attaquant de front la politique fiscale de F. Hollande.

C’est de plus profondément ridicule de la part de M. Cameron, lorsqu’on sait qu’il n’y a pas une politique fiscale commune dans les 27 Etats membres de l’Union européenne, et que de grandes disparités existent même, plus flagrantes encore, ailleurs qu’en France. Votre serviteur surprendrait peut-être en disant qu’en matière de fiscalité (domaine ô combien vaste s’il en est !), et que pour certains impôts spécifiques, la France peut faire figure de petit paradis fiscal, même encore aujourd’hui. Le nouveau président n’est pas tombé dans le piège de la surenchère verbale et a su maintenir, justement, l’ esprit de cohésion qu’il convenait d’avoir, pour maintenir la confiance dans l’économie européenne.

http://cdjf-casav.com

Poster un commentaire

Classé dans actualité société, économie, politique

La France est-elle encore une démocratie ? Quels sont les contre-pouvoirs existant ? ? ?

Le peuple souverain a tranché: il a décidé de donner à son nouveau président la majorité absolue pour lui permettre de gouverner sans encombre.Mais en concentrant à présent tous les pouvoirs (locaux, régionaux, Parlementaires), la démocratie ne risque-t-elle pas de se trouver mise à mal ?Selon la répartition géographique des forces de gauche, sans avoir besoin d’évoquer celles de l’extrême gauche, et selon leur répartition dans les différentes Institutions, sur le papier il y a effectivement un risque pour la démocratie.

Nos nouveaux gouvernants se trouvent donc investis de sans précédent dans l’histoire politique de notre pays.  Non seulement le nouveau gouvernement qui verra le jour très prochainement n’aura pas droit à la moindre erreur, mais en plus de cela, il aura l’obligation républicaine de faire respecter, dans les faits, la démocratie. Il devra donc, plus que jamais et plus que tout autre gouvernement ne l’a jamais fait, écouter l’opposition quelle qu’elle soit, d’où qu’elle vienne, écouter les opinions quelles qu’elles soient et d’où qu’elles viennent. Il aura constamment l’obligation d’associer toutes les forces vives  à ses décisions, par la concertation la plus grande, la plus large,  au risque sinon  de très vite se voir reprocher par les français, la confiscation de tous les pouvoirs.
Enfin les opposants auront intérêt évidemment à faire entendre leurs voix, et les contre-pouvoirs à se manifester:

  • le Conseil Constitutionnel en premier lieu, qui est de droite. Il jouit de grandes possibilités d’intervention, contraignantes,  d’amendement et d’abrogation (cf la loi sur le harcèlement sexuel) et sa saisine a été récemment étendue à un collège de citoyens;
  • la Cour des Comptes, qui sera toujours là pour tirer les signaux d’alarme;
  • les syndicats et partis, qui par les manifestations qu’ils organisent pourront peser sur l’opinion et influer sur le retrait ou la modification  des projets de loi;
  • les médias, le quatrième pouvoir, et une certaine presse, qui peut également influer sur la marche du  gouvernement;
  • les Institutions Européennes, lesquelles prévalent par certaines de leurs décisions sur celles du gouvernement français: elles peuvent très largement l’ entraver, ou le conduire  à renoncer à certaines réformes (ex: de la TVA; de la PAC, etc…).

Pour l’heure, c’est l’attentisme, mais il est clair que voilà une majorité écrasante, dont tous les actes vont être regardés « à la loupe », tant en France qu’à l’étranger, ce qui est le paradoxe de cette situation: avec une telle présence écrasante et majoritaire à tous les niveaux décisionnels de l’Etat, il semblerait logique de penser que MM Hollande et Ayrault n’auront absolument aucun mal à appliquer leur programme. Mais la réalité sera beaucoup moins simple qu’il n’en a l’air, et c’est sous une très étroite et constante surveillance, que ce gouvernement devra oeuvrer, avec, il faut le rappeler, l’interdiction de tout droit à l’erreur.

1 commentaire

Classé dans actualité société, politique