Archives de Catégorie: économie

Drôle d’époque !…..

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Alors que la « Loi Travail » (qui se veut également être la « Loi El Khomeri ») se vide peu à peu de sa substance, sous l’impact des manifestations de rue, à Paris et dans plusieurs grandes villes, et des « Nuits debout », pacifiques à leur début, mais où se sont invités depuis régulièrement des bandes de casseurs, semant non seulement la pagaille et la peur, mais causant aussi des dégâts inestimables aux commerces avoisinants, aux automobiles proches également, aux équipements urbains, et causant des dommages physiques importants (outre sur des civils, on parle de plus de 300 policiers plus ou moins gravement blessés actuellement depuis l’intervention de ces hordes de sauvages qui ne sont là, manifestement, que pour « casser du flic », le français moyen (contribuable avant tout et qui paie trop souvent qu’à son tour les factures pour tous ces irresponsables de tous bords…) est en droit de s’interroger :

– ne sommes-nous pas, encore actuellement, en « état d’urgence » ? Certes, une réforme constitutionnelle visant à prolonger de plusieurs mois cet « état d’urgence » est à l’étude au Conseil d’Etat, avant transmission au Conseil constitutionnel, et son admission (on connaît les lenteurs administratives…), ce qui n’empêche nullement, entretemps les Préfets (et à Paris, il s’agit du Préfet de police) de prendre un arrêté interdisant dans un ou plusieurs quartiers sensibles, ou dans un périmètre donné, voire, dans toute la ville concernée, toute manifestation de rue propre à nuire à l’ordre public. Or force est de s’interroger sur l’inconséquence des préfets, sur leur laxisme apparent, puisque rien n’est fait en ce sens, tandis que la facture des blessés et des dégâts matériels s’allonge, sans parler des « manque à gagner » en termes de chiffres d’affaires, pour les commerces touchés ;

– ne sommes-nous pas en droit également de penser qu’un projet de loi, qui fait descendre dans les rues un peu partout dans le pays, des centaines de milliers de citoyens mécontents des dispositions de la « Loi El Khomeri » (nous ne parlons pas là, des « casseurs », qui ne pensent rien de ce projet de loi), est de manière patente une mauvaise loi, qu’il faut se hâter de « passer à la trappe », quitte à en reformuler une, mais cette fois-ci après avoir écouté toutes les voix intéressées par cette réforme du Code du travail, jeunes et moins jeunes, syndicats, afin qu’il y ait véritablement une concertation et que la nouvelle « mouture » en soit l’aboutissement, sans discussion !

– voilà que ressurgit, pour l’instant en filigrane, la menace déjà brandie et exécutée de la mise en oeuvre de l’article 49-3 de la Constitution, pour « passer une nouvelle fois en force » ! Seulement voilà, le 49-3 a déjà été utilisé, et il ne peut pas être systématiquement utilisé, car alors ce serait la confiscation pure et simple de la démocratie ! Son usage est heureusement limité et encadré. Mais lorsqu’on force un barrage, c’est bien qu’on brave un « interdit », que quelque chose ou quelqu’un fait obstacle à la voie que l’on veut suivre ! Ce serait le cas de la « Loi Travail » et prouverait s’il en était encore besoin, qu’il s’agit d’un très mauvais projet de loi, juste bon à « passer à la trappe » !

Pendant ce temps, des  Français souffrent de toutes ces tergiversations et violences, pour rien qui plus est.

Ils souffrent également par leur niveau de vie qui, pour des millions d’entre eux, des plus pauvres jusqu’au début de ceux que l’on désigne sous le vocable « classes moyennes« , non seulement stagne mais décroît, de voir s’étaler dans les Médias,  scandales, corruptions, rémunérations mirobolantes, qui ont depuis longtemps dépassé la « mesure » et puent l’indécence.

Ainsi le scandaleux Sepp Blatter, et son « ami » Michel Platini ! Autant on pouvait avoir du respect pour Platini le joueur de football, qui nous a enchantés par son passé de grand joueur, de virtuose du ballon rond, autant cette affaire de cachet à 2 millions d’euros perçus de S. Blatter au plus haut sommet de la FIFA pour une ténébreuse « mission » qui lui aurait été confiée, le tout sur fonds de corruption active à grande échelle à la direction de la FIFA, puisque la Justice américaine a déjà « épinglé » trente-neuf autres fraudeurs, nous révulse, et dépasse là encore l’indécence. Où est passée la morale, dans ce genre de situations ?

Certainement pas dans le football, quand on voit que le footballeur le mieux payé au monde, est L. Messi avec 65 millions d’euros bruts par an auxquels il faut ajouter les contrats publicitaires et autres sources de revenus dérivés, Zlatan Ibrahimovic lui, se « contentant » (si l’on peut dire) de 21,5 millions d’euros annuels en plus des revenus de ses contrats publicitaires, aucun joueur français ne se hissant dans le « Top 10 » mondial, mais pouvant pour certains revendiquer un salaire compris entre 500 000 euros et 1 million d’euros par mois tout de même… Là aussi , où se trouve la morale ?

Voyons alors du côté des entrepreneurs, et pas n’importe lesquels, ceux que la presse nomme souvent les « grands capitaines d’industrie » : « l’affaire Carlos Ghosn » empoisonne actuellement ce monde bien à-part, tout autant que le Gouvernement, et elle embarrasse le MEDEF par la voix de son dirigeant, Pierre Gattaz, qui se dit « non choqué » par le montant (plus de 7 millions d’euros de rémunération annuelle…), peut-être compte-tenu d’une hausse du chiffre d’affaires de Renault de 10% sur l’exercice 2015, mais « troublé, embarrassé » par la décision rapide du Conseil d’Administration qui, en effet, s’est empressé d’avaliser le montant (plus de 7 millions  €) alors même que la majorité des actionnaires s’était opposée la veille à une telle décision ! Une fois encore, la plupart de nos compatriotes se demanderont où sont passées dans cette affaire, la décence et la morale !

Dans une époque de plus en plus dominée par l’argent facile, l’argent souvent « sale », la corruption (active et passive), on est en droit d’attendre de ceux qui ont vraiment le pouvoir en mains, une « grande lessive« , une « prise en mains » énergique assortie de sanctions à l’encontre de celles et ceux qui détournent, profitent, abusent, contournent les lois, la décence, la morale, et détruisent ainsi tous les repères pour la jeunesse d’aujourd’hui, toutes les valeurs auxquelles nous sommes si attachés.

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La faim ne justifie pas les moyens…

© « Le Parisien » ; « RTL » ; « Google.street » ; « BFM TV.com » ; « Tweeter » ; « Pixabay » sont des marques déposées.

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Illustration : Pixabay

Selon Le Parisien, une Inspectrice de 25 ans, employée à la Chambre d’Agriculture aveyronnaise a été retrouvée noyée dans un étang, au nord de Naucelle et non loin de Rodez, dans l’Aveyron, y ayant été poussée par le frère d’un exploitant laitier, actuellement en garde à vue. La jeune femme se rendait fréquemment dans la ferme du frère, pour y procéder certes à des prélèvements sur le lait, mais surtout pour aider l’exploitant en lui prodiguant les conseils appropriés.

Les lecteurs intéressés pourront, en tant que de besoin, se reporter à l’article complet du Parisien en suivant ce lien : http://www.leparisien.fr/faits-divers/aveyron-une-inspectrice-meurt-poussee-dans-un-etang-par-un-agriculteur-17-02-2016-5553867.php

A ce stade des faits et de l’enquête, il convient de rester prudent sur les causes, hormis le fait que l’on peut assurer qu’elles ne peuvent être accidentelles. En effet, un homme est en garde à vue. Excepté un acte de folie de la part de ce dernier, qui pourrait expliquer mais en aucun cas justifier une telle atrocité, s’il s’agit d’un geste commis sciemment, froidement,  par un homme en pleine possession de ses facultés, on ne pourrait alors qu’être inquiets sur la possibilité que d’autres drames comme celui-ci ne surviennent  à l’avenir, comme autant de signaux désespérés, comme autant de mises en garde demeurées sans réponses, si l’on en juge par le climat actuel très tendu dans l’agriculture en général, dans les filières d’éleveurs en particulier, et pas seulement dans la filière porcine, et si l’on se rapporte aux nombreuses manifestations de protestations récentes, à grands renforts de  blocages aux accès routiers et autoroutiers par les agriculteurs en colère, déployant leurs tracteurs, bennes, remorques souvent chargées de foin, fumier ou de purin, afin d’être enfin entendus par les pouvoirs publics et en particulier par leur ministre de tutelle, Stéphane Le foll.

Une fois encore, il y a lieu d’être très prudents quant aux circonstances et motivations exactes du geste de toute manière inexcusable et odieux de l’homme entendu par les services de gendarmerie, mais qu’il soit donné ici l’occasion, d’une part d’adresser nos sincères condoléances à la famille de la jeune femme et d’avoir une pensée pour elle et sa famille, ainsi que pour tous les corps et fonctions de contrôles qui s’effectuent, dans ce pays, en tous domaines, délicates et souvent ingrates missions, mais qui sont rendues nécessaires par la loi, qu’il s’agisse de contrôles vétérinaires, ou qu’il s’agisse de contrôles de déclarations sociales (Urssaf), ou encore de contrôles d’identité, ou de contrôles fiscaux ou douaniers, par exemple, pour ne citer que ceux-là. Les personnels qui procèdent à ces interventions, assez souvent redoutées, ne font qu’exercer leur métier et appliquer la loi ou plutôt les lois.

Que ce soit également l’occasion de se demander si les agriculteurs, qu’on sait en grandes difficultés financières dans leur grande majorité, celle entre  autres  de perdre leur exploitation parce qu’ils croûlent sous les charges, n’ ont pas, à juste titre ?, le sentiment de n’être pas entendus par leur ministre, ou dans le cas contraire, que les annonces faites ne restent que des annonces, sans réalisations concrètes, sans lendemain. Chacun a pu entendre, sur les radios et chaînes TV, certains d’entre eux, qui ne cachaient pas leur situation, parfois au bord du « gouffre », alors qu’ils ont une famille à nourrir, des traites à honorer, des factures à payer.

Cet article n’est pas pour autant un « plaidoyer pour l’agriculture en détresse« , mais il met en garde contre les situations de blocages dans tout dialogue social, contre les états de désespoir pouvant exister et cependant méconnus, non recensés si ce n’est, pire, connus mais sous-estimés, et d’ailleurs probablement pas uniquement dans les métiers de l’agriculture. Il met également en garde sur les conséquences, notamment humaines,  que pourraient avoir de possibles actes extrêmes, isolés ou non, dictés par la colère et la désespérance.

Si la fin ne justifie pas les moyens, la faim pas davantage.

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Une « solution » en trompe-l’oeil…

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Un beau tour de « passe-passe »…

Vous en rêviez ? Le Président Hollande en rêvait ? Mais faire chuter la courbe du chômage n’a jamais été aussi simple ! C’est du moins ce qu’un économiste, Jacques Attali, prétend selon les sources BFMTV et RMC .

En fait, sa « solution  » n’a jamais été aussi simple ! Simpliste diront peut-être certains… En effet, il suffit, vous lisez bien, de faire en sorte que le plus grand nombre possible de chômeurs, 400 000, 500 000, voire bien davantage !, soit mis… en formation ! Que n’y avons-nous pas pensé plutôt !..

Une personne en formation, c’est un chômeur de moins !

C’est si simple, qu’on se demande bien pourquoi personne n’y avait songé jusqu’ici ! Pas sûr pour autant que les chômeurs apprécient la « solution ». Cette dernière ne semble pas reposer sur une analyse profonde des causes (qui sont multiples) de ce chômage de masse se maintenant à haut niveau, mais fait plutôt immédiatement penser à une « mesure-gadget« , ou encore à un tour de « magicien« , afin de faire baisser artificiellement et drastiquement le nombre de chômeurs dans notre pays l’an prochain (n’y aurait-il pas certaines élections… en 2017 ? et l’infléchissement du chômage ne serait-elle pas l’une des promesses de F. Hollande ?).

Il n’est pas certain que les chômeurs apprécient cette idée de « énième formation » pour beaucoup, d’autant que les contours de cette dernière ne sont pas précisés : en formation, certes, mais pour quoi faire, en fin de formation ? Certes, il existe sans doute un besoin de formation, et probablement dans des domaines bien spécifiques, et non de manière généralisée. Pour quelle durée ? Une formation dont le coût serait pris en charge par qui, car il n’est pas certain non plus que cela soit du goût du patronat, s’il faut mettre la main au portefeuille ; et cette formation, M. Attali est-il en mesure d’affirmer qu’à sa sortie, l’ex-chômeur formé se verrait proposer ipso facto un emploi (CDI de préférence) en rapport avec le niveau de qualification atteint (en particulier s’agissant de la rémunération), et sans avoir à attendre des mois et des années pour ça ?

En fait, cet économiste s’est-il réellement demandé quelles étaient les véritables freins actuels à l’embauche ? Il est permis de se le demander. En effet, les médias (et les patrons de TPE/PME) nous disent que 400 000 emplois seraient encore maintenant à pourvoir, sans pour autant trouver preneurs ! A côté de ça, existent et particulièrement au-travers des réseaux sociaux sur le web des milliers et des milliers de témoignages de personnes parfaitement qualifiées, disponibles, battantes, méritantes, dont beaucoup font même preuve d’ingéniosité pour mettre en avant et en valeur leurs atouts, dont les profils correspondent parfaitement à ceux recherchés, mais qui vont d’entretiens en entretiens inutiles, souvent conduits par des responsables RH « à-côté de la plaque » quand ça ne tient pas du délire, ou de dirigeants incapables de se décider, comme si tous ces rendez-vous donnés n’étaient qu’une vaste mascarade, sans vrai besoin, sans lendemain, le plus souvent sans retour d’ailleurs c’est à dire sans prendre la peine, par politesse ce qui n’a jamais été interdit,  d’informer le postulant, en somme, une gigantesque « mise en scène » qui vient justifier une courbe qui n’en finit pas de grimper. De tout cela, le sentiment que le patronat ne veut pas réellement embaucher prédomine, et s’il devait embaucher, il ne faudraitt pas espérer un CDI, la bête noire des chefs d’entreprises, excepté quelques « start-ups » jeunes et dynamiques, qui « jouent encore le jeu« .

Sortir un chômeur longue durée par exemple pour lui faire suivre une formation, supposons longue :

est-ce là vraiment ce qui va permettre à la personne en question de pouvoir vivre normalement ? Comment va-t-elle payer ses factures, son loyer, son chauffage, toutes ses charges, se nourrir, etc ? Est-ce avec ça qu’elle va pouvoir épargner ? Est-ce avec ça qu’elle va pouvoir faire des projets d’avenir ? Prenons un couple dans lequel chacun sera dans la même situation : pas de projet durant la formation, et tant qu’un vrai contrat de travail en CDI n’est pas trouvé en fin de formation !

Une inflexion de la courbe du chômage, avec de tels procédés sans doute, mais très probablement des coûts supplémentaires à la charge des entreprises, et un impact quasi nul sur la consommation et probablement sur l’emploi  lui-même !

La mesure préconisée ne s’attaquant pas aux vraies causes du fléau, il ne faudrait pas en attendre un impact positif sur les entreprises elles-mêmes (pendant qu’un ex-chômeur est en formation, il « n’est peut-être plus chômeur », mais il est totalement inopérant et improductif pour les entreprises), ni sur la consommation (avec quelle rémunération, pour ces ex-chômeurs en formation ?), ni sur l’économie. C’est donc un pur artifice, et une vue de l’esprit.

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Ni droite, ni gauche, ni centre……

Dimanche prochain, les Français de métropole et d’Outre mer,  vont être appelés à voter, pour le premier tour des Municipales 2014.

Image (photo guglielmi.fr)

Qu’en est-il du sempiternel clivage droite – gauche pour l’opinion publique ? De ce balancement continuel droite – gauche que l’on nomme alternance ? Et qu’en est-il du Centre, qui devrait être le plus facile à situer, mais qui parfois a presque disparu de la scène politique, avant de réapparaître, écrasé entre les deux forces (droite/ gauche), et de ce fait plus ou moins excentré, un coup rejeté plus à droite, un autre rejeté plus à gauche, mais jamais au vrai centre ?

Ce ne sont pas les nombreux scandales en tous genres, qui ont émaillé la scène politique française depuis l’ère Pompidou jusqu’à ce jour, qui vont réconcilier nos concitoyens avec elle, même s’il s’agit cette fois, de « politique de clochers », théoriquement sans enjeu national.

Les récents déboires d’un Copé englué dans une affaire de trafic d’influence, avec des dissensions au sein même de son propre parti, d’un Sarkozy poursuivi par la presse – people et des soupçons de financements occultes, d’un Dassault dont l’immunité parlementaire a été levée dans le cadre d’une enquête sur des suppositions de fraude électorale et trafic d’influence, les grandes manoeuvres pour succéder à Delanoë à la Mairie de Paris, et qui font s’écharper MMes Hidalgo et Kosciusko – Morizet, les mêmes basses manoeuvres pour l’accession à la Mairie de Marseille, achèvent d’écoeurer le citoyen « lambda » de ce qui est, il faut bien le dire, à droite comme à gauche et au centre,  devenu un gigantesque panier de crabe où s’étrillent joyeusement les futurs « élus », souvent au détriment de véritables volontés de servir une ville, des citoyens, et davantage pour satisfaire un besoin plus carriériste.

Le citoyen « lambda », maintes fois éprouvé et échaudé, n’est dupe de rien et ne tombera probablement pas dans le « panneau » dimanche prochain, selon deux directions possibles:

  • celle d’une abstention record, très fréquemment observée pour un premier tour, surtout si la clémence du temps que l’on connaît actuellement se poursuit. En effet, beaucoup de nos compatriotes préfèreront sans doute la promenade, la sortie ou la réunion en famille ou entre amis, sous le soleil, au chemin vers les urnes, peu intéressés qu’ils sont devenus, par toute échéance électorale;
  • les courageux qui tiendront à accomplir leur devoir électoral, penseront peut-être qu’il est enfin temps de sonner la « mise à mort » de cette perpétuelle alternance « gauche – droite » qui a fait tant de mal dans notre pays, les uns passant leur temps une fois installés aux commandes, quelles qu’elles soient, à « détricoter » ce que les précédents ont fait, et vice versa. En effet, de plus en plus fleurissent dans nos communes, des listes mixtes, sans distinction de croyance ou d’appartenance politique, mais qui réunissent simplement des personnes de bon sens et de bonne volonté, capables de s’entendre sur un « programme commun » acceptable par tous.

Ne serait-ce pas là, car le « ras le bol de la politique politicienne en général » résonne dans toutes les contrées, accentué par les récentes affaires, et renforcé par l’impression de n’être plus gouvernés, au plan national, tout simplement parce que personne à part nos gouvernants eux-mêmes, ne perçoit réellement les effets positifs de leurs réformes, le temps de sonner le glas du clivage « gauche – droite » et de faire confiance à la synergie de listes ni de droite, ni de gauche, ni du centre, mais composées de femmes et d’hommes de croyances différentes certes, mais qui ont tous quelque chose de positif à apporter à la vie de leur commune ?

Il n’est en effet pas besoin d’être fin observateur, pour constater que, aussi bien l’UMP que le PS sont en perte de vitesse brutale et même en chute libre dans l’opinion. Nos gouvernants n’ont jamais atteint une cote de satisfaction aussi basse, et en face, l’opposition est empêtrée dans ses multiples affaires et contradictions, non crédible et même d’apparence « usée ».

Quant au centre, il n’est là qu’à titre symbolique, et déjà quelques fissures peuvent être perceptibles. Reste le FN, mais qui ne devrait pas profiter de la situation, en principe.

Si les votes devaient se reporter massivement sur ce type de listes « mixtes », (il faudra attendre évidemment les résultats du second tour), il sera intéressant pour les commentateurs et politologues, d’en évaluer les conséquences possibles sur les échéances électorales futures, qui pourraient alors donner lieu à une redéfinition totale du paysage politique français.

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1 600 000 contributeurs supplémentaires en 2014 à l’impôt sur le revenu….

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Bercy est muet sur la question. Seul à Matignon, le Premier Ministre a eu le courage de prévenir que les impôts allaient encore augmenter pour les ménages, les moyens et même les plus modestes, en 2014, après que notre Président ait prétendu haut et fort devant la Nation, la main sur le coeur, que les impôts n’augmenteraient pas l’an prochain: « pause fiscale » a-t-il dit !….

Or nous savons depuis que par les effets pervers de plusieurs mesures combinées, du Budget 2014 qui vise à réduire l’endettement de notre pays, et la hausse de la TVA n’est pas la seule coupable de ces effets néfastes, il y a entre autres également l’écrêtement de l’avantage fiscal auquel donnait droit la demie-part de quotient familial, ce sont environ 1 600 000 foyers fiscaux, qui jusqu’à présent étaient exonérés de l’impôt sur le revenu (parce qu’ils ont des revenus modestes), qui pour la première fois vont payer de l’impôt sur le revenu. Ah bien sûr, l’Etat ne va pas leur demander de débourser une fortune ! Il n’empêche que, proportionnellement à leurs ressources et à leurs capacités de paiement, à leur pouvoir d’achat aussi, la quasi-totalité d’entre eux va se retrouver en mauvaise posture, financièrement parlant.

C’est l’occasion de constater qu’à situation fiscale constante, stable, voire parfaitement identique, à revenus stables d’une année sur la suivante, demander à des ménages qui se trouvaient en-dessous du seuil d’exigibilité de l’impôt, d’un seul coup de payer 200, 300, 400 € voire plus, est non seulement une anomalie, manifestement non anticipée par les services de la prévision de Bercy…, (on fait « profil bas » sur ce thème…), mais en plus une anomalie très fortement préjudiciable, d’abord aux intéressés eux-mêmes, qui pour beaucoup ne vont pas pouvoir payer, ou s’ils le font, ce sera au détriment d’autre chose, mais préjudiciable à l’économie tout simplement: c’est se tirer une balle dans le pied: c’est un coup de frein brutal sur la pédale alors qu’on écrase en même temps l’accélérateur. Cela plombe les pouvoirs d’achat de ces ménages (des autres également, mais les autres s’en sortiront un peu mieux), et cela plombe donc la consommation, par conséquent toute notre économie. Le peu de « reprise » soi-disant perçue, comme c’est curieux, encore par notre Président, sera inéluctablement anéanti par ces mesures. Faute d’une quelconque  mesure d’écrêtement pour éviter ça, il ne va plus rester à ces malheureux « nouveaux contributeurs et contribuables », comme recours, que celui qui est inscrit dans la loi depuis longtemps et codifié sous les articles L 247 et L 251 du Livre des Procédures Fiscales, qui ne peut pas être supprimé ou refusé, et qui se nomme le recours gracieux: le contribuable, sous certaines conditions à remplir, dont le fait de justifier d’un état de gêne financière patent, peut, par simple lettre, écrire au Directeur départemental des Finances Publiques dont il dépend pour solliciter de sa part (et de sa bienveillance), la plus large modération de son impôt, voire sa remise.

Le résultat n’est certes pas garanti, mais cela ne coûte qu’une lettre et un timbre, sachant par ailleurs que les décisions de rejet des demandes de recours gracieux sont susceptibles d’être contestées ensuite par voie du « recours pour excès de pouvoir ».

Gageons donc que l’année prochaine va sans doute connaître une certaine effervescence dans les cabinets d’avocats, ceux des experts-comptables, des juristes, des fiscalistes, et que la Direction Générale des Finances Publiques va probablement « crouler » sous les demandes de recours gracieux: imaginez environ un million de demandes de remises gracieuses ! Travail supplémentaire, qui va bien occuper les agents pour un bon moment, alors qu’ils sont déjà absorbés et débordés par d’autres tâches (et en nombre de plus en plus réduit, économies obligent !).  Du beau travail en perspective !…. Beaucoup, parmi ces demandes, n’auront donc pas pu être « traitées » dans les deux mois de leur dépôt. Or selon la loi, le silence de l’administration fiscale sur une telle demande, passé ce délai de deux mois, vaut rejet, et nous avons vu que le rejet peut alors être attaqué devant la juridiction compétente pour excès de pouvoir.

L’imposition nouvelle de ces foyers fiscaux modestes à très modestes a donc déjà à l’avance du plomb dans l’aile.

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Syrie: une diplomatie en « dents de scie »….

Image  Un pas en avant, deux en arrière. C’est à peu près l’allure des diplomaties des pays occidentaux, face à ce qu’il convient de faire pour dissuader une fois pour toutes le gouvernement syrien d’avoir recours aux armes chimiques de destruction massive, et qui touchent surtout les enfants.

Les USA comme toujours, donnent le ton et ont dans ce domaine le leadership. Le monde peut compter sur le refus d’avance et systématique de la Chine et de la Russie, pour toute intervention, mandat des U.N., approbation, dès lors que l’initiative ne vient pas d’eux. Les dirigeants de ces deux grands pays ne sont probablement pas moins sensibles que les autres au scandale que constitue l’usage massif d’armes chimiques pour détruire des populations, mais relégués comme ils le sont au rang de simples « consultants » à qui l’on consent à demander un avis, il n’apparaît pas très étonnant que la « coalition » contre la Syrie n’obtienne d’eux qu’un veto, un refus catégorique d’une participation quelconque,  et la désapprobation d’une opération militaire, fut-elle bien préparée.

De plus, les « forces » sur le terrain – et hors mandat de l’O.N.U. – sont cette fois-ci plutôt maigres, puisque hormis les USA, l’Europe ne sera présente que par la France, puisque que le Premier Ministre britannique Cameron a du céder à l’opinion publique anglaise, non acquise à une quelconque participation militaire, qui avance sur place un navire Frégate flambant neuf mais incapable de tirer le moindre missile sur la Syrie, peut-être le porte-avion Charles de Gaulle, mais pour cela, il faudrait qu’il soit déchargé et détourné de la mission pour laquelle il est normalement prévu de façon imminente, et une poignée de Mirages et de Rafales, capables de tirer des missiles à moyenne portée, et dans une zone tout juste hors de portée de la défense anti-aérienne syrienne. A la France s’ajouterait la Ligue arabe.

Pour quels enjeux ? Stratégiques, certainement. Conserver le leadership et, pour la France, gagner du terrain sur la Grande Bretagne, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, certainement aussi. Humanitaires avant tout, à n’en pas douter.

Reste que le terrain est « miné » et que cette région du globe est un baril de poudre: le Liban n’est pas loin, Israël non plus, et Bachar El Assad peut très bien pousser à son paroxysme sa propre folie meurtrière et destructrice, pour mettre « à feu et à sang » toute la région, et entraîner les « gendarmes » occidentaux bien plus loin que prévu.

La personnalité du dirigeant syrien est très complexe et bien connue des observateurs: « jusqu’auboutiste »,  on sait qu’il peut entraîner son pays et toute la région , et il le fera, dans le chaos total. Ceci explique peut-être les mises en garde chinoises et russes, la prudence britannique, le statut quo de grandes puissances comme l’Allemagne et bien d’autres. Bien malin en effet serait celui qui serait capable de prévoir aujourd’hui le comportement du dirigeant syrien face à une ou des attaques occidentales. Non seulement on peut craindre l’embrasement de toute une région militairement et géopolitiquement stratégique, mais aussi des vagues d’attentats en Europe contre nos intérêts et nos ressortissants.

Entre deux maux il faut choisir le moindre, dit-on… Là, on peut dire que le dirigeant syrien a presque toutes les cartes en main.

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Complément du 12 septembre 2013:

Depuis l’écriture de cet article, Vladimir Poutine a décidé de « prendre la main » sur le conflit syrien, et ainsi d’occuper le devant de la scène politique internationale, coupant ainsi l’herbe sous le pied du président Obama, et du même coup de F. Hollande dont les pas s’étaient peut-être imprudemment inscrits dans les siens, le suivant comme son ombre.

Voilà: sans faire oublier le moins du monde le fait que le président du Kremlin est un homme très rusé, et donc sans aucune naïveté ni crédulité sur ses réelles intentions, force est de constater que, ainsi que le mentionnait cet article, l’intention première de V. Poutine était de s’opposer au « leadership » américain, excédé et peut-être même vexé que les USA s’interposent dans chaque conflit comme étant les « gendarmes » du Monde. Poutine aura voulu tout à la fois montrer que l’URSS, grand pays également, pouvait très bien jouer également ce rôle, et ridiculiser le couple américano – français en montrant qu’il était possible de régler ce conflit sans avoir recours à la force armée, donc sans pertes humaines supplémentaires inutiles.

Cela dit, personne n’est dupe d’un certain obscurantisme qui entoure le dispositif de contrôle des armes chimiques préconisé par la Russie (il ne doit pas être très compliqué de déplacer et de cacher en des endroits secrets, des stocks de ces armes), et tout le monde connaît le rôle protecteur que semble jouer depuis longtemps la Russie sur la Syrie.

Il reste que V. Poutine a bien réussi son « coup médiatique », coupant sans coup férir l’élan d’Obama, et en écho celui de Hollande. Il est qu’on le veuille ou non aujourd’hui, dans la résolution du problème syrien, le personnage incontournable, dont on connaît la rigidité dès qu’il s’agit du vote d’une résolution des Nations Unies, ou d’une opération de frappe militaire. Il faudra compter de toute façon sur son veto (comme son homologue chinois), et se plier à ses conditions quant au contrôle du retrait et démantèlement des armes chimiques détenues par Bachar El Assad (sous les réserves déjà soulevées, de crédibilité).

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L’infléchissement de la courbe du chômage (2)

Je reviens sur l’article que j’ai publié avant les vacances. Notre Président nous explique avec beaucoup de pédagogie et, semble-t-il, de conviction personnelle…, tandis que nous abordons bientôt août et son cortège de départs en vacances, qu’il réussira à infléchir la courbe du chômage avant le 31 décembre 2013.

De rares économistes se sont risqués à avancer sur le même terrain que lui. Bien sur qu’on aimerait tous que le rêve devienne réalité, qu’une bonne fée fasse repartir la machine économique !

Mais je demeure persuadé que le pari audacieux de notre Président ne peut se faire qu’à partir d’artifices, tels qu’une modification du mode de comptage des demandeurs d’emploi. Quatre mois pour relever le défi, c’est à la fois long et…. court ! Ce ne sont pas les « contrats d’avenir » qui feront office de « baguette magique » en la matière !

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Rajout du 27 septembre 2013

Après avoir écrit par deux fois, dont la dernière le 28 juillet 2013, que l’inversion de la courbe du chômage ne pourrait être rendue possible que par un subtil tour de « passe passe » chez Pôle Emploi, au niveau du comptage des demandeurs d’emploi, les évènements de ces derniers jours, avec la publication en demi-teinte d’une légère inclinaison de cette courbe, par le fait très théorique d’une perte de 77 000 chômeurs, confirment les propos d’Edithorial37 et lui donnent raison: en demi-teinte la nouvelle de l’infléchissement de la courbe du chômage, parce que tout simplement, Pôle Emploi n’a pas recensé, pour des raisons diverses et obscures, quelques 55 000 personnes réputées faire encore partie des demandeurs d’emploi, simplement parce qu’elles auraient cessé de se faire connaître auprès de leur agence Pôle Emploi !

Tout le monde aura fait le calcul: 77 000 – 55 000 = en réalité…., 22 000 chômeurs supplémentaires ce mois: il n’y a donc pas de supposé infléchissement de la courbe du chômage.

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CARNET DE VACANCES…

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Sous les palmiers, la palme des incivilités, entorses aux règlements et signes de mauvaise volonté…

Les incivilités commençant grosso modo à Toulon, elles sont communes dans le Var, département que je connais bien depuis maintenant vingt – huit ans; les entorses aux règlements sont le fait à peu près d’un commerçant sur deux, et la mauvaise volonté également. S’y ajoute le caractère peu amène de certains commerçants, le Var vivant pourtant essentiellement du tourisme. Par conséquent, même s’il dépense peu, ou moins que les autres années, le vacancier qui sillonne ce département contribue à faire vivre celles et ceux qui y travaillent.

Cela dit, votre serviteur a bien conscience que malheureusement, la Var n’a pas l’apanage dans lesdits domaines.

Voici un petit florilège de faits ou réflexions notées en ce mois de juillet. Un droit de réponse est bien entendu ouvert à toute personne qui se sentirait visée.

J’attribuerai sans hésiter la palme à ce commerçant d’une jolie petite ville du littoral varois, sise entre Le Lavandou et Cavalaire, et qui pourrait pourtant avoir « bonne presse » s’il le voulait ! Non content d’afficher qu’il n’accepte plus cumulativement les chèques, et les cartes bancaires si la somme à payer est inférieure à vingt euros, ce qui est anormal dans la mesure où imposer un seuil de vingt euros revient à une forme de « vente forcée », dès lors qu’on refuse par ailleurs les chèques, (nul n’est tenu de se balader avec cinquante ou 100 euros en espèces sur lui, aussi, bien entendu, certains diront « et les espèces alors ? « , mais nul ne peut obliger un client à ne payer qu’en espèces, s’il n’a pas d’autre moyen de paiement que le chèque ou la carte bancaire ). Le problème est bien là: pour un commerçant sur deux, la règle d’or semble être  » aboulez les espèces, sinon rien ».

J’ai donc entendu ce sympathique commerçant appelé à la rescousse parce qu’un client, n’ayant sur lui que chèques et carte bancaire, en était à dix – neuf euros au lieu de vingt, la caissière ne voulait pas lui prendre sa carte.

Ce bon commerçant, donc, dit exactement à ce client, d’une manière très peu cavalière: (sic):  » c’est comme ça; ici on fait ce qu’on veut; encore un mot et vous prenez la porte » !!!!….

Autre exemple d’amabilité, si chère à ce beau pays varois, cette commerçante également, tenancière d’un restaurant. Il n’y avait pas deux secondes que je m’étais arrêté devant le menu, afin d’en lire le contenu, que je me fis littéralement agresser verbalement par une furie, me prenant pour un benêt qui aurait eu  peur que la carte lui  » explose » à la figure…

Dernier exemple, ce restaurant qui pourtant était encore excellent l’an dernier: nous avons tout de suite vu que nous embêtions la serveuse qui, visiblement, avait envie de faire tout autre chose, et ce fut tout à l’avenant: déception sur toute la ligne.

Des voisins de plage m’ont rapporté la réflexion entendue de l’exploitant d’une boutique en ville: (sic): « ah vivement septembre, qu’on ait la paix » !!!!

La France va mal, les crises sont passées et passent encore par là, les temps sont durs pour tout le monde, et là où hier il n’y avait peut – être pas d’effort à faire, aujourd’hui, c’est le contraire, et pour parvenir à s’en sortir, il faut en faire, des efforts justement, à commencer en matière d’amabilité.

Curieux que la moitié des personnes concernées ne l’aient pas compris, tout comme les magasins qui ferment leur rideau à dix – neuf heures pile, quand ce n’est pas dix – huit heures quarante cinq ou cinquante….

Pas étonnant après qu’on entende dire que le commerce fonctionne mal…

Dieu merci, la vie est bien faite, et d’autres exemples viennent contrebalancer les précédents: des commerçants toujours, qui une fois que vous avez payé, vous offrent le digestif, ou encore d’autres qui vous offrent un paréo ou un autre article, et qui ont le sourire, eux, pas comme les premiers.

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Des déficits abyssaux devenus incontrôlables, comme ça a été le cas dans d’autres Etats membres de l’U.E. ; Bruxelles qui malicieusement fait pression pour faire encore plus, sachant qu’on s’apprête à dépasser les bornes du raisonnable : face aux dictats de Bruxelles, de l’Allemagne, de partenaires de l’UE et du FMI, en quoi pourrait consister, par exemple, une « politique » de « charlots » ?

Maîtriser la dépense publique, c’est très bien, mais ça ne suffit pas.

Restreindre les moyens de l’Etat, c’est bien, mais ça ne suffit pas, et c’est même franchement « à côté de la plaque » quand ça ne produit aucun effet véritable sur le redressement de notre économie, et qu’en plus les services publics s’en trouvent dégradés.

Supprimer les « niches » fiscales, c’est bien mais ça ne suffit pas, et c’est même franchement idiot et inutile lorsque, avant d’avoir été baptisées « niches », elles avaient une réelle utilité sociale, pour une certaine justice fiscale et sociale.

Ne pas relever les tranches du barème de l’impôt sur le revenu c’est bien, mais ça ne suffit pas, et c’est même carrément contre-productif : agissant sévèrement sur le pouvoir d’achat des ménages moyens jusqu’à ceux les plus défavorisés, c’est un coup de frein brutal pour ne pas dire un coup d’arrêt que l’on donne à la consommation : partant, le même effet se fait sentir sur la production, l’embauche, le chômage, les investissements, les fermetures et délocalisations d’entreprises.

Supprimer la grande majorité des charges déductibles du revenu global, comme supprimer la quasi-totalité des charges ouvrant droit à une réduction ou à un crédit d’impôt, par les fameux « coups de rabot », c’est bien, mais ça n’est pas suffisant et c’est même totalement imbécile, inique, irréfléchi. Si ces réductions ou crédits d’impôts ont été un jour instaurées, ce n’était pas pour le plaisir de distribuer des cadeaux fiscaux à certains, mais pour répondre à une politique, économique, favorisant l’achat de tel ou tel bien, la réalisation de tels ou tels travaux, ou de tels ou tels investissements, toutes choses dont la visée était de relancer à la fois la production dans les secteurs concernés, donc l’embauche et l’investissement, la consommation aussi, donc de faire rentrer de grandes quantités de recettes dans les caisses de l’Etat.

Obliger les gens à travailler beaucoup plus longtemps, c’est bien, mais ça n’est pas suffisant, et ça ne tient compte que de statistiques globales, non d’innombrables situations particulières. De plus penser que, parce que les statistiques disent qu’hommes et femmes vivent en moyenne plusieurs années de plus grâce aux progrès de la science, et en tirer la croyance que tous nos concitoyens sont obligatoirement concernés par ce bain de jouvence, c’est purement idiot là aussi : nombreux sont ceux qui n’ont pas, hélas, cette chance de vivre aussi longtemps et en bonne santé ! Si donc on prend la responsabilité de faire travailler les gens de façon à ce qu’ils ne puissent pas prendre leur retraite avant d’avoir fêté leur 70 ème anniversaire voire plus, il faudra certainement que nos entreprises prévoient dans leurs murs, la présence d’un médecin et d’un service médicalisé, avec défibrilateur, etc…

Retirer aux retraités et pensionnés la bonification due au nombre d’enfants qu’ils ont élevés, c’est bien mais ça ne sera pas suffisant, et de surcroît, anti-natalité : si une bonification a de longue date été instaurée, c’est pour les mêmes raison que le complément familial l’a été, ainsi que les allocations familiales ! Revenez sur ces dispositions, et dans quelques années, la France aura remplacé l’Allemagne, niveau natalité…, avec les conséquences nombreuses qui en découlent…

Diminuer la retraite ou pension de celles et ceux qui sont déjà inactifs, c’est bien mais ça ne suffira pas, et c’est là encore, contre-productif : les retraités et pensionnés sont parmi ceux qui consomment encore un peu, et pour les plus lotis d’entre eux, voyagent. Réduire de 15 ou 20% leur retraite serait, pour reprendre une expression qui se trouve dans le dictionnaire et le jargon politique : « minable ». C’est l’enterrement assuré de la consommation, et de nombreuses fermetures d’entreprises et de commerces, donc une hausse massive du chômage.

Que penser alors d’une « politique » gouvernementale dont le seul outil est le rabot ? Supprimer, tout le monde sait le faire : inutile d’avoir fait les Grandes Ecoles pour ça, ni de se regarder dans le blanc des yeux en face à face autour d’une table de conseil des ministres pendant des heures. C’est facile. Il faut se méfier de ce qui est facile. La facilité va souvent de pair avec l’incompétence, la volonté affichée de ne pas vouloir rechercher les vraies solutions, l’iniquité, l’injustice, pour ne pas dire simplement… la bêtise.

Comment peut-on croire, que tout gouvernement se prétendant sérieux, compétent, à l’écoute des administrés que nous sommes tous, appliquerait de telles « recettes » (qui se résument en fait à un seul et unique moyen : le rabotage) ?

Non ! Un gouvernement « aux responsabilités » (et responsable), se voulant sérieux, compétent, et juste, ne chercherait pas purement et simplement et uniquement à enlever, à reprendre d’une main ce qu’il a donné de l’autre (« donner c’est donner ; reprendre c’est voler »), faire des coupes sombres, raboter ! Il chercherait des voies novatrices, libérant enfin le marché du travail et de l’emploi, rendant enfin nos entreprises, petites, moyennes et grandes, et nos industries plus compétitives à l’international, il diminuerait significativement le poids des prélèvements obligatoires qui pèse sur tous les employeurs, pas de façon gratuite mais avec des contreparties, et à court terme, des embauches, des CDI, empêchant des cessations ou délocalisations, maintenant et créant des emplois, et à court terme donc, produisant les mêmes effets, la consommation des ménages serait relancée, l’économie repartirait réellement, avec au final des rentrées d’argent substantielles dans les caisses de l’Etat.

Car que fait en fin de compte un Etat qui sert les boulons de partout, coupe les robinets, rabote, rogne, restreint, revient sur les avantages acquis, sans jamais se préoccuper d’apporter aux pourvoyeurs d’emplois, comme aux employés, ouvriers, salariés en général, et aux retraités, LA bouffée d’oxygène qui permettrait d’accepter et de supporter tout cela ? Un Etat qui pratiquerait ainsi est un Etat qui s’appauvrirait lui-même, inévitablement.

 

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Inverser la courbe du chômage avant la fin de cette année…

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Au cours de sa dernière conférence de presse, de même qu’à l’occasion de ses rencontres avec les partenaires européens, et de divers déplacements, y compris dans des entreprises qui menacent de déposer le bilan et de licencier en masse, le Président de la République n’a de cesse de marteler « qu’il s’est engagé à inverser la courbe du chômage avant la fin de cette année, et qu’il s’y tiendra ».

Nous allons entamer le mois de juin, et dans la continuité, les deux mois de grandes vacances, qui traditionnellement nous éloignent pour un court moment des soucis du quotidien. L’affirmation du Chef de l’Etat pourrait donc prêter à sourire, et même à rire, s’il n’y avait pas derrière cela, des vies et carrières menacées, des souffrances et du désespoir. Certains esprits malins pourraient même répondre, à ceux qui diraient que l’affirmation de M. Hollande n’a pas de sens, que si, au contraire, elle a un sens ! l’inversion d’une courbe: celle du chômage !

Inutile de se mettre en frais de rappels économiques théoriques, le bon sens devrait suffire. Aujourd’hui, il n’est perçu nulle part, dans aucun secteur , et dans aucune structure , le moindre commencement de début de frémissement de reprise de notre économie, et tout le monde cherche quelles mesures secrètes, invisibles apparemment, auraient bien pu être prises afin de favoriser le redémarrage de l’emploi des jeunes, des moins jeunes, et des seniors.

Avec les grandes vacances qui s’annoncent, cela nous reporte donc… à septembre prochain. Fort de ce constat, nul ne voit par quel miracle, les statistiques de septembre se trouveraient meilleures que les dernières publiées, catastrophiques.

On est par conséquent en droit de conclure que le Gouvernement, alerté par la poursuite des mauvais résultats, en particulier en matière d’emploi, tiendra obligatoirement à la rentrée de septembre un, voire plusieurs Conseils extraordinaires, afin d’examiner les mesures d’urgence à prendre.

Or M. Hollande a pris devant les Français, le pari d’inverser la courbe du chômage avant la fin de cette année. Ce n’est donc pas le 31 décembre qu’il va décider de ces mesures, ni le 30, ni même le 1er décembre, mais bien avant.

Mais il ne lui restera, début septembre prochain, que quatre mois pour gagner son pari. Encore ne se base-t-il que sur ce qu’il connaît de la situation du pays ! Car que sait-il de ce que sera l’économie mondiale, au cours des six prochains mois ? Que connaît-il des répercussions que celle-ci pourrait induire, en bien comme en mal, sur notre économie ?

Le Gouvernement peut légiférer par décrets, évidemment, mais si l’on additionne le temps passé en réunions (pour décider des mesures à prendre), celui passé à rédiger les textes, à les adopter puis à les faire appliquer, il n’y a aucune mesure qui, prise mi-septembre ou fin septembre, et a fortiori en octobre ou novembre, qui puisse avoir le temps de produire des effets positifs immédiats sur l’emploi avant le 31 décembre 2013.

Pour que M. Hollande gagne son pari, il ne resterait alors plus qu’une solution: modifier une fois de plus le mode et les règles de recensement et de comptage des chômeurs et demandeurs d’emploi: une autre manière, artificielle,  d’inverser la courbe du chômage.

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La « Pourriecratie », qui masque notre Vème République…

Et si c’était Mélenchon qui avait raison ? Il n’a de cesse d’appeler de ses voeux l’enterrement de la Vème et l’avènement d’une VI ème République propre, morale, digne, pour en finir avec cette longue succession, au gré de l’alternance droite – gauche, de scandales politico-financiers, indignes d’une démocratie comme la nôtre !

Il y a Cahuzac (et avant lui, bon nombre se sont succédé à la barre, et sont plus ou moins ressortis « blanchis », la machine judiciaire française étant devenue au fil du temps une « machine à blanchir » les femmes et hommes politiques, d’Etat ou pas), voici aujourd’hui qu’on évoque la possibilité pour Laurent Fabius, un autre « pilier » de l’actuel gouvernement, d’avoir « planqué » de l’argent sur un compte en Suisse !…., sans parler qu’on ne peut empêcher la rumeur de répercuter des doutes sur un peu tout le monde, du Président à P. Moscovici, même sans preuves !

Voyez bonnes gens, avec quel aplomb nos dirigeants mentent ! C’est à s’y tromper ! Je ne sais pas si c’est à l’ENA notamment qu’on apprend à mentir aussi bien, mais si tel est le cas, il faudrait peut-être fermer ces « grandes écoles » inutiles et en revenir aux fondamentaux, et à une sélection plus sévère (et approfondie), sans concession, de ceux qui ont tous en main une parcelle de pouvoir et qui ont les capacités de permettre ou d’interdire: i r r é p r o c h a b l e s : voilà ce que chacune et chacun se doit, désormais d’être réellement, pas dans la fourberie.

Et demain ? A qui le tour ?

Ce n’est malheureusement pas le jeu des devinettes à la mode, et qui fait rire les français, ceux qui se lèvent tôt le matin, qui rentrent tard le soir, qui « bossent », qui « triment », qui ne parviennent plus à rembourser les prêts, ceux chez qui il est facile d’aller chercher des « poux » dans la tête, pendant que d’autres défient fièrement les lois de la République, et se moquent pas mal du sort de leurs concitoyens. Ils ont la mentalité « Madoff », et leur devise pourrait être, détournée, celle des Mousquetaires: « un pour tous, tous pourris » !

Alors ce « grand coup de balai » auquel aspire tant J-L Mélenchon, ne serait-ce pas temps d’y songer, et de le passer ?

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Les « effets Cahuzac »

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Gardons nous de frapper un homme à terre ! L’affaire « Cahuzac – Mediapart » déshonore la classe politique française entend-on et lit-on. Et alors ? Les faits sont très graves, certes, mais ils sont loin d’être exceptionnels sous les lambris de la Vème République, et pareils scandales ont existé sous d’autres régimes !

Epargnons la cohorte de politiques « aux responsabilités », de droite comme de gauche, confondant ou ayant confondu politique et affaires, mêlés à des histoires de trafics d’influence, ou de trafics d’armes, ou encore de prises illégales d’intérêts, ou de financement occulte de partis, ou d’emplois fictifs, voire de blanchiment d’argent, etc, etc….  Ils (et elles) sont légion, et sur le nombre, seule une poignée a retenu l’attention des juges et purgé une peine: A. Carignon; M. Noir; H. Emmanuelli; A. Juppé; F. Léotard; et quelques autres, ce qui n’en a pas empêché certains, par la suite, de revenir « en politique » !

S’agissant de Jérôme Cahuzac, peut-être en sera-t-il finalement de même, de l’homme. Il peut bien être accusé de fourberie, de tromperie, et s’il ne s’agissait pas d’un ex-ministre (et non des moindres), mais d’un haut fonctionnaire, d’aucuns l’accuseraient volontiers de forfaiture.

Il y va surtout des « effets » portés par ce coup fatal.

  • sur la crédibilité du Premier Ministre et du Président de la République: ils savent décidément bien mal choisir leurs plus proches collaborateurs, et ne savent pas s’entourer;
  • sur l’image de notre pays aux yeux des autres gouvernements: même si certains d’entre eux ne sont pas non plus des modèles de vertu, cela ne fait pas du tout sérieux, dans « le concert des Nations », selon l’expression consacrée;
  • sur la crédibilité surtout de la politique fiscale engagée dans notre pays, qu’il s’agisse des simples contrôles fiscaux effectués auprès des citoyens, de ceux diligentés à l’encontre des entreprises, petites, moyennes ou grandes, ou de la lutte contre la fraude fiscale internationale, contre le blanchiment de l’argent sale (drogue, prostitution, etc…), en liaison avec Tracfin, contre l’évasion fiscale vers les paradis fiscaux, ou enfin de la lutte contre l’économie souterraine.

Comment en effet à présent, après les affaires Woerth, DSK, Cahuzac, et d’autres noms précédemment impliqués à la tête de Bercy, accepter la rigueur fiscale imposée au « citoyen lambda », la rigueur et la pression fiscale souvent imposées aux contrôles des entreprises (vérifications de comptabilité), des particuliers également (ECSFP), comment accepter ça, quand ceux qui exercent leur autorité de tutelle sur les services déconcentrés de contrôles de l’Etat, ne sont même pas capables d’être intègres et de montrer l’exemple ? C’est la fameuse réplique du « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais » !!! Et comment donner de la crédibilité et de l’autorité aux fonctionnaires dont les missions sont précisément d’exercer tous ces contrôles ? Comment la population française dans son ensemble, qu’elle soit actrice de l’économie ou simple consommatrice, peut-elle continuer à accepter une situation aussi intolérable et qui existe depuis trop longtemps maintenant, sans que quiconque ne se soit soucié un tant soit peu, et certainement pas le législateur ou encore la Cour des Comptes, si prompte habituellement à réagir et à taper sur le fonctionnement qu’elle juge souvent « délabré » des services publiques, de venir mettre de l’ordre une bonne fois pour toutes dans cette pagaille, dans cette gabegie ?

Va-t-il falloir, désormais, « mettre systématiquement et préventivement en examen », ou tout au moins soumettre à la « question » (pas la torture moyenâgeuse, mais la procédure parlementaire), chaque futur ministre, avant sa désignation officielle ?

Mais où allons nous ?….Et pourtant…. L’habit ne fait pas le moine, preuve en est une fois de plus, et il n’est plus possible du tout, de juger de la probité de quelqu’un sur sa bonne mine, son air sympathique, son aplomb. Faudra-t-il envisager dans l’avenir des tests ? Une enquête préliminaire (avant « embauche », en quelque sorte !…), ou encore une audition du type « Congrès américain » ?

Une chose est sûre: la Gauche qui passait jusqu’à présent pour plus moralisatrice que la droite, a du plomb dans l’aile ! Il va être temps qu’elle prenne ce problème « à bras le corps » !

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La Française des Jeux, ses bénéfices colossaux, ses super-cagnottes et nos déficits abyssaux…

La Française des Jeux, Nationale s’il en est, est, c’est bien connu, une entreprise qui ne connaît pas la crise…, comme dans une célèbre chanson.

Tous les mois, voire plusieurs fois par mois, et parce que aucun joueur n’a gagné au 1er rang de ses loteries, la somme qui représentait le gros lot (Loto, Superloto, Keno, Euromillion) est mise dans une cagnotte et remise en jeu la fois suivante, et ainsi de suite.

Ce système conduit aux aberrations que tout le monde connaît: un beau jour, un seul gagnant va empocher une somme fabuleuse, dont il n’aura même pas idée tellement le montant donne le vertige et fait oublier les repères normaux des valeurs. Les malheureux qui, eux arriveront aux 2ème et 3ème rangs – et a fortiori – au-delà, ne devront se « contenter » que de…. miettes….

En ces temps difficiles, particulièrement même pour de nombreuses couches de la population, et en ces périodes où nos responsables politiques de tous bords se grattent la tête à la recherche de solutions leur permettant de combler tous ces déficits abyssaux de la France, de réduire significativement la dette publique, et ne trouvent pas mieux que de « racketter » une fois encore les braves gens, ceux dont les revenus sont plus que moyens, souvent guère supérieurs au SMIC, en se servant, en prenant directement dans leurs poches, la Française des Jeux, si riche, s’honorerait de « mettre au pot » du désendettement du pays, et non des sommes déjà suffisamment conséquentes comme ça de ses loteries, les gains non trouvés (actuellement remis en jeu sous la forme de « super-cagnottes », ainsi que les gains jamais réclamés (c’est rare mais ça arrive tout de même parfois).

Voilà un idée à méditer, la solidarité dans le combat contre l’endettement et la pauvreté devant être l’affaire de tous, et non seulement de certains. Il avait été question il y a peu de taxer les casinos: pourquoi la Française des Jeux ne montrerait pas l’exemple, le temps de réduire significativement la dette publique de la France ? Ensuite, elle pourrait reprendre ses anciennes habitudes, c’est à dire remettre en jeu les sommes non distribuées. Mais elle devrait aussi un jour ou l’autre, à mon sens, revoir de fond en comble ses grilles de répartition des gains, totalement iniques pratiquement dans tous ses jeux.

Aujourd’hui, qu’un chômeur gagne le gros lot et empoche 160 millions d’euros: tant mieux pour lui évidemment !, mais ça n’a plus de sens, ni pour lui (pour qui 50 millions auraient probablement suffi amplement), ni pour les « gagnants » des rangs suivants, qui n’ont de « gagnants » que le nom puisqu’ils recueillent… des « clopinettes », ce qui constitue un procédé assez limite, et proche peut-être de la malhonnêteté, en tout cas certainement de l’iniquité.

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Retraité ou pensionné, en France: le nouveau « paria » ?

Notre pays compterait en 2012, tous régimes confondus, environ 16 millions de retraités et pensionnés. « D’heureux retraités et pensionnés », devrais-je écrire, si l’on en juge par la manière dont ces « inactifs », comme la société les nomme également, non sans, parfois, une certaine malice, sont (si l’on peut s’exprimer ainsi) « considérés », en particulier par les Pouvoirs publics, c’est à dire bien mal.

Tout va mal? C’est en partie à cause de ces profiteurs de retraités, qui jouissent paisiblement d’un repos qu’ils pensent avoir bien mérité, pendant qu’une majorité de leurs concitoyens s’épuisent dans leurs recherches d’emploi, pendant que d’autres, encore loin de la retraite, se retrouvent dehors du jour au lendemain parce que la fiscalité est moins lourde ailleurs que dans notre pays.

Il y a des déficits abyssaux à résorber? C’est en partie à cause de ces égoïstes de retraités, qui ne mettent pas la main  à la poche, alors qu’ils en ont les moyens, puisque, c’est bien connu, quand on est retraité, on se suffit à soi-même et vit avec presque rien: tout dans les économies!!!

L’économie française ne repart pas? L’équilibre de nos Caisses de Retraite, contrairement à ce que l’on nous affirmait à peine deux ans plus tôt, ne sera pas atteint en 2020, mais au contraire, c’est à un déficit de 20 milliards d’euros auquel nous aurons à faire face? C’est en partie de la faute de ces indifférents de retraités et pensionnés, qui ne pensent qu’à se payer des voyages à l’étranger! Après tout, ne leur demandons pas leur avis, et prenons dans leur poche, servons-nous!

Oui, ça c’est la façon de voir très simpliste pour ne pas dire plus, de nos gouvernants et de leurs (soi-disant) « conseillers ».

En 2012 par exemple – chiffres officiels – le montant moyen brut mensuel que perçoit un retraité est de 1 250 € !!!!!

Effectivement, avec une retraite aussi conséquente, ils doivent « s’en mettre plein les poches » ces égoïstes de retraités! Franchement: quelle indécence!

Car effectivement, indécence il y a: mais pas où l’on croit!

Rappelons tout d’abord les paroles qu’avait prononcé en public Nicolas Sarkozy, alors Président de la République, lors d’un déplacement en province: il avait estimé qu’en France, le niveau des retraites (tous régimes confondus encore une fois), était trop bas. Il n’a pas pour autant modifié la donne, et nous savons que l’évolution des retraites est loin d’avoir suivi le rythme de l’inflation!

Nous savons aussi qu’en France, il y a essentiellement des petites retraites, les « gros retraités », disons à partir de 3 000 € par mois et plus, représentant un très faible pourcentage.

Par ailleurs, les diverses augmentations qui se sont succédé au cours des derniers mois (4 augmentations successives des prix du gaz; augmentation des prix du fioul domestique; alignement du prix du diesel sur celui de l’essence sans plomb; hausse des tarifs d’assurance; déremboursements médicaux; hausse des tarifs des Mutuelles; hausse généralisée de divers produits de consommation courante, etc, etc…), ont sérieusement amputé le pouvoir d’achat, et par la même occasion le moral de ces retraités et pensionnés, lesquels ont bien souvent entamé leur Livret A pour s’en sortir.

Bien loin de là, donc, les voyages aux Bahamas, les escapades à Las Vegas ou Honolulu ! Les préoccupations de plus de 80% de nos retraités et pensionnés sont bien plus « terre à terre » que ça! Certains d’entre eux ne peuvent même plus, comme ils le faisaient il y a des années, aider financièrement leurs enfants, et gâter leurs petits enfants !

Eh bien, figure-vous que notre Gouvernement a, sérieusement, ces jours-ci, envisagé parmi les trois « pistes » qui lui étaient suggérées pour ramener à l’équilibre nos Caisses de Retraites, de choisir la plus facile pour lui, la plus injuste et la plus lâche aussi: prendre dans la poche, une nouvelle fois, de ces « nantis » de retraités et pensionnés !

C’est sûr que ce Gouvernement n’a pas à craindre de voir défiler dans les rues des grandes villes, banderoles à la main, tout ou partie des 16 millions de retraités, et encore moins de trouver parmi eux des « casseurs »!!!

Je rappelle les deux autres « pistes », brièvement:

– allonger la durée du temps de travail;

– aligner l’âge de départ à la retraite pour tout le monde à 63 ans. (Actuellement certaines catégories socio-professionnelles partent à 57 ans).

Les lecteurs jugeront…

Si la ligne droite est souvent la meilleure, la plus rapide et la plus sûre, la facilité ne l’est peut-être pas tant que ça.

En effet, c’est oublier que ces retraités et pensionnés contribuent largement (pour combien de temps encore ?) au succès du Livret A, lequel est supposé servir, entre autres, à l’octroi de prêts, notamment à nos entreprises, qui en ont bien besoin.

De plus, c’est aussi un fait connu que, jusqu’à maintenant du moins, les retraités et pensionnés consommaient, et contribuaient pour une part non négligeable dans la consommation, qui est un des moteurs de notre économie !

Leur pouvoir d’achat, en l’état d’être menacé d’une nouvelle amputation, risque fort d’apporter un coup de frein brutal à leur consommation !

Enfin, arithmétiquement tout au moins, à défaut de données précises et officielles, 16 millions de retraités représentent 16 millions d’électeurs, dont on peut raisonnablement estimer afin de ne froisser personne, pour respecter le clivage actuel droite/ gauche, que 8 millions d’entre eux sont susceptibles de faire partie de l’électorat de droite ou de gauche, et que, s’ils s’abstenaient de voter aux prochaines échéances majeures dans ce pays, en guise de protestation, ou s’ils votaient « blanc »……

Enfin il est permis de s’interroger sérieusement sur les réelles compétences de ces « experts » et autres « conseillers » ayant présidé aux dernières réformes de nos retraites, comme de ceux qui « s’interrogent actuellement » sur les équilibres budgétaires à l’horizon 2020, 2030, 2050…. Même si, c’est vrai, le monde ne cesse de bouger, et l’économie ouverte que nous connaissons ne cesse de nous jouer des tours, quel crédit peut-on légitimement accorder à des femmes et des hommes qui se fient les yeux bandés à des calculs informatisés établis suivant des « modèles » prévisionnels? En quoi ces derniers seraient-ils fiables et crédibles? Connaissent-ils l’avenir? Qui aujourd’hui dans ce monde, est sérieusement capable sans pouvoir être démenti ne serait-ce que dans un ou deux ans, ce que seront l’économie mondiale, et par rapport à elle, l’économie française en 2030 ?

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Les nouvelles mesures fiscales de cette fin août 2012

Le gouvernement pense en premier lieu « donner de l’air » à l’économie française, et aux entreprises, en rehaussant à deux reprises le plafond de dépôt sur les livrets A, source numéro 1 d’épargne de nos concitoyens, supposée aider les entreprises dans leurs besoins d’investissements.

Chacun appréciera, mais le niveau de richesse, ou plus exactement de « détention d’argent à placer en épargne » ayant considérablement baissé depuis plusieurs années, mouvement accentué ces derniers mois, cette mesure ne peut intéresser et encore, que les plus riches, d’où le peu de retentissement probable sur l’économie, et une déception à attendre sur les effets escomptés.

Ensuite, ce même gouvernement annonce un « Nième » coup de rabot sur l’ensemble des niches fiscales, qui entretemps, selon la définition qu’en donne maintenant le ministre concerné, constituent pêle-mêle l’ensemble de tout ce qui donnait lieu avant à réduction d’impôts, à charges déductibles sur le revenu global, à crédits d’impôts, tout ceci pour en limiter le bénéfice et l’impact à 10 000 € au total par an et par foyer fiscal, quelles que soient les composantes de ceux-ci. Le même ministre concerné justifie cette mesure par un exemple qui paraît ridiculement faire exception par rapport à la masse silencieuse des principaux contributeurs de l’impôt sur le revenu, c’est à dire toujours les mêmes, les classes moyennes ! Il cite en effet le cas de contribuables qui bénéficiaient jusqu’ici de « plusieurs centaines de milliers d’euros de réductions d’impôts »: il n’est pas besoin d’être grand Clerc pour savoir que cet exemple ne peut être extrait des couches moyennes de la population, et encore moins des moins favorisés…

Mais encore, avec les difficultés liées à la baisse constante du pouvoir d’achat, l’augmentation du chômage et des demandeurs d’emploi, partout mais surtout chez les jeunes, non seulement les habitudes de consommation ont toutes été revues à la baisse, mais en plus, dans de nombreux foyers, ce que l’on a nommé le « syndrome Tanguy » il y a quelque temps et qui a donné lieu à un film à succès, s’est réellement généralisé: dans de telles conditions, plafonner à 10 000 € le total des allègements d’impôts par an et par foyer, semble être une absurdité.

Ajoutons à cela qu’il n’est toujours pas question de relever les tranches du barème progressif de l’impôt sur le revenu, ce qui par effet de cliquet, revient à salaires stagnants, à générer une baisse constante du pouvoir d’achat des ménages, très mauvais signal lancé en direction de notre économie, des prétentions de relance de la croissance et des embauches.

Enfin, ce n’est pas par la mesure symbolique qu’il prend sur les prix à la pompe des carburants, que les consommateurs vont être incités à rouler plus et dépenser plus, bien au contraire: une nouvelle habitude est née: rares sont en effet ceux qui, désormais, font le plein de leur réservoir.

Ces « mesures« , en tous cas annoncées comme telles et supposées en adéquation avec les problèmes que rencontrent les français, ressemblent bien plus à des « mesurettes » sans incidence positive, ni sur les entreprises, ni sur l’économie en général, ni sur le portefeuille des français.

Edithorial37

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Accord a minima et de principe pour la croissance européenne

Ainsi Rome aura accouché d’un accord, plutôt déclaration de principe qui engage tout le monde et personne à la fois, a minima et à quatre (Espagne, Allemagne, France, Italie) afin que l’Europe consacre 1% de son P.I.B. à la relance de la croissance.

Quatre « décideurs » sur 24 ou 27 Etats membres, on ne peut pas vraiment parler de consensus, et encore moins d’accord.

De plus, ce n’est qu’un principe, une idée, lancée sans aucune suite à l’instant où elle est lancée: aucun des protagonistes n’a idée de l’art et la manière de parvenir à ce but: 1% du PIB de l’Europe !

Prenons par exemple la France, ou encore l’Italie: quels seront leur P.I.B. respectif en 2012 ? Au-dessus de zéro ? Qui, en définitive, par cette idée de provision égale à 1% du P.I.B. de l’Europe pour relancer la croissance, contribuera effectivement à cette provision ? Le lecteur appréciera. Le discours de clôture, qui se voulait en plus une « avancée significative » (un « signal fort » a déclaré la Chancelière allemande), ne dit mot non plus sur la manière dont les quatre initiateurs de cette « idée » imaginent comment, selon quels critères et au profit de quels Etats, et selon quels contrôles et garanties, se ferait la répartition de cette provision ou fonds de garantie pour la croissance !!!

Beaucoup de flou donc, et d’effets d’annonce, avec un vague sentiment que tout ceci est en réalité reculé « aux calendes grecques », et une curieuse impression de la façon dont se détermine la politique économique interventionniste de l’Europe, à quatre, sans concertation.

Edithorial

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Cameron joue-t-il ouvertement la division ?

Au sommet du G20 de Los Cabos, on peut en effet estimer que le Premier ministre britannique a porté une lourde responsabilité, celle de montrer au monde entier, attentif à ce sommet (dont les USA, la Chine), un esprit de division, là où il faut au contraire montrer une grande solidarité, en attaquant de front la politique fiscale de F. Hollande.

C’est de plus profondément ridicule de la part de M. Cameron, lorsqu’on sait qu’il n’y a pas une politique fiscale commune dans les 27 Etats membres de l’Union européenne, et que de grandes disparités existent même, plus flagrantes encore, ailleurs qu’en France. Votre serviteur surprendrait peut-être en disant qu’en matière de fiscalité (domaine ô combien vaste s’il en est !), et que pour certains impôts spécifiques, la France peut faire figure de petit paradis fiscal, même encore aujourd’hui. Le nouveau président n’est pas tombé dans le piège de la surenchère verbale et a su maintenir, justement, l’ esprit de cohésion qu’il convenait d’avoir, pour maintenir la confiance dans l’économie européenne.

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