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Primaires des présidentielles : sexisme ?

URNE DE VOTE

Force est de le constater : la parité « hommes »-« femmes » ne sera pas respectée une fois encore, à l’occasion du choix des candidats lors des primaires, à droite comme à gauche si elles ont lieu, sauf au premier tour des élections présidentielles, où par hypothèse,  la candidate de l’extrême-droite sera présente.

Pourtant, en principe, il doit y avoir autant de votants potentiels féminins sur le nombre d’électeurs inscrits au plan national, que de votants potentiels masculins, et peut-être même, si on suit une certaine « logique statisticienne » démographique, légèrement plus, soit légèrement plus de 50%…

Si, donc, toutes les femmes de ce pays, lasses d’être déconsidérées, mises à l’écart, tenues pour quantités négligeables, décidaient au premier tour des présidentielles fin avril prochain de voter pour une femme, non seulement elles ne pourraient selon toute vraisemblance le faire que pour un nom : Marine Le Pen (FN),  mais ce faisant elles l’éliraient, sans l’ombre d’un doute !

Sexisme oui, sans doute : il n’est qu’à regarder le spectacle des primaires de la droite. S’il ne peut en être contesté l’impeccable organisation, en revanche tout le monde aura remarqué au premier tour, la seule présence de la vaillante mais malheureuse NKM (Nathalie Koscuskio Morizet), faisant face à un bataillon de candidats plutôt machistes, sa participation ayant été accueillie parfois, au mieux avec scepticime, et au pire sous certaines railleries, pour finir par être rapidement « évincée » du trio de tête.

Si l’on porte le regard à gauche, ça n’est guère mieux, a priori. Aujourd’hui, seule Marie-Noëlle Lienemann semble vouloir défendre le point de vue des femmes, au sein d’une pléthore là aussi, de prétendants masculins (l’article met à-part EEV). Bien sûr la liste des prétendants à la primaire de la gauche n’est pas close, il reste encore un peu de temps, mais nul ne voit, sans changement d’ici là, comment la seule Marie-Noëlle Lienemann pourrait valablement défendre ses chances, face à ses « rivaux » masculins.

Est-ce un manque d’intérêt des femmes pour la vie politique ? Sans doute pas, lorsqu’on remarque la présence de nombre d’entre elles au sein des gouvernements, de gauche comme de droite, qui se succèdent, lorsqu’on voit hors de France que les femmes sont largement capables de tenir les rênes du pouvoir comme Mme Merkel en Allemagne, ou comme aurait pu le faire Hillary Clinton, la candidate malchanceuse américaine. Est-ce le fruit d’un nombre insuffisant de femmes en politique ? Certainement, même si la situation s’améliore d’année en année ou plutôt, d’élections en élections, le Parlement par exemple et en particulier l’Assemblée Nationale comptant dans ses rangs de plus en plus de femmes, les présidences de commissions étant également confiées de plus en plus à des femmes. C’est sans doute aussi le signe que les mentalités sont difficiles et lentes à modifier dans notre pays, et qu’il faudra encore un peu de temps aux femmes pour s’imposer, à tous les niveaux, comme les égales de l’homme et pour ces derniers, d’en accepter le fait.

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Drôle d’époque !…..

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Alors que la « Loi Travail » (qui se veut également être la « Loi El Khomeri ») se vide peu à peu de sa substance, sous l’impact des manifestations de rue, à Paris et dans plusieurs grandes villes, et des « Nuits debout », pacifiques à leur début, mais où se sont invités depuis régulièrement des bandes de casseurs, semant non seulement la pagaille et la peur, mais causant aussi des dégâts inestimables aux commerces avoisinants, aux automobiles proches également, aux équipements urbains, et causant des dommages physiques importants (outre sur des civils, on parle de plus de 300 policiers plus ou moins gravement blessés actuellement depuis l’intervention de ces hordes de sauvages qui ne sont là, manifestement, que pour « casser du flic », le français moyen (contribuable avant tout et qui paie trop souvent qu’à son tour les factures pour tous ces irresponsables de tous bords…) est en droit de s’interroger :

– ne sommes-nous pas, encore actuellement, en « état d’urgence » ? Certes, une réforme constitutionnelle visant à prolonger de plusieurs mois cet « état d’urgence » est à l’étude au Conseil d’Etat, avant transmission au Conseil constitutionnel, et son admission (on connaît les lenteurs administratives…), ce qui n’empêche nullement, entretemps les Préfets (et à Paris, il s’agit du Préfet de police) de prendre un arrêté interdisant dans un ou plusieurs quartiers sensibles, ou dans un périmètre donné, voire, dans toute la ville concernée, toute manifestation de rue propre à nuire à l’ordre public. Or force est de s’interroger sur l’inconséquence des préfets, sur leur laxisme apparent, puisque rien n’est fait en ce sens, tandis que la facture des blessés et des dégâts matériels s’allonge, sans parler des « manque à gagner » en termes de chiffres d’affaires, pour les commerces touchés ;

– ne sommes-nous pas en droit également de penser qu’un projet de loi, qui fait descendre dans les rues un peu partout dans le pays, des centaines de milliers de citoyens mécontents des dispositions de la « Loi El Khomeri » (nous ne parlons pas là, des « casseurs », qui ne pensent rien de ce projet de loi), est de manière patente une mauvaise loi, qu’il faut se hâter de « passer à la trappe », quitte à en reformuler une, mais cette fois-ci après avoir écouté toutes les voix intéressées par cette réforme du Code du travail, jeunes et moins jeunes, syndicats, afin qu’il y ait véritablement une concertation et que la nouvelle « mouture » en soit l’aboutissement, sans discussion !

– voilà que ressurgit, pour l’instant en filigrane, la menace déjà brandie et exécutée de la mise en oeuvre de l’article 49-3 de la Constitution, pour « passer une nouvelle fois en force » ! Seulement voilà, le 49-3 a déjà été utilisé, et il ne peut pas être systématiquement utilisé, car alors ce serait la confiscation pure et simple de la démocratie ! Son usage est heureusement limité et encadré. Mais lorsqu’on force un barrage, c’est bien qu’on brave un « interdit », que quelque chose ou quelqu’un fait obstacle à la voie que l’on veut suivre ! Ce serait le cas de la « Loi Travail » et prouverait s’il en était encore besoin, qu’il s’agit d’un très mauvais projet de loi, juste bon à « passer à la trappe » !

Pendant ce temps, des  Français souffrent de toutes ces tergiversations et violences, pour rien qui plus est.

Ils souffrent également par leur niveau de vie qui, pour des millions d’entre eux, des plus pauvres jusqu’au début de ceux que l’on désigne sous le vocable « classes moyennes« , non seulement stagne mais décroît, de voir s’étaler dans les Médias,  scandales, corruptions, rémunérations mirobolantes, qui ont depuis longtemps dépassé la « mesure » et puent l’indécence.

Ainsi le scandaleux Sepp Blatter, et son « ami » Michel Platini ! Autant on pouvait avoir du respect pour Platini le joueur de football, qui nous a enchantés par son passé de grand joueur, de virtuose du ballon rond, autant cette affaire de cachet à 2 millions d’euros perçus de S. Blatter au plus haut sommet de la FIFA pour une ténébreuse « mission » qui lui aurait été confiée, le tout sur fonds de corruption active à grande échelle à la direction de la FIFA, puisque la Justice américaine a déjà « épinglé » trente-neuf autres fraudeurs, nous révulse, et dépasse là encore l’indécence. Où est passée la morale, dans ce genre de situations ?

Certainement pas dans le football, quand on voit que le footballeur le mieux payé au monde, est L. Messi avec 65 millions d’euros bruts par an auxquels il faut ajouter les contrats publicitaires et autres sources de revenus dérivés, Zlatan Ibrahimovic lui, se « contentant » (si l’on peut dire) de 21,5 millions d’euros annuels en plus des revenus de ses contrats publicitaires, aucun joueur français ne se hissant dans le « Top 10 » mondial, mais pouvant pour certains revendiquer un salaire compris entre 500 000 euros et 1 million d’euros par mois tout de même… Là aussi , où se trouve la morale ?

Voyons alors du côté des entrepreneurs, et pas n’importe lesquels, ceux que la presse nomme souvent les « grands capitaines d’industrie » : « l’affaire Carlos Ghosn » empoisonne actuellement ce monde bien à-part, tout autant que le Gouvernement, et elle embarrasse le MEDEF par la voix de son dirigeant, Pierre Gattaz, qui se dit « non choqué » par le montant (plus de 7 millions d’euros de rémunération annuelle…), peut-être compte-tenu d’une hausse du chiffre d’affaires de Renault de 10% sur l’exercice 2015, mais « troublé, embarrassé » par la décision rapide du Conseil d’Administration qui, en effet, s’est empressé d’avaliser le montant (plus de 7 millions  €) alors même que la majorité des actionnaires s’était opposée la veille à une telle décision ! Une fois encore, la plupart de nos compatriotes se demanderont où sont passées dans cette affaire, la décence et la morale !

Dans une époque de plus en plus dominée par l’argent facile, l’argent souvent « sale », la corruption (active et passive), on est en droit d’attendre de ceux qui ont vraiment le pouvoir en mains, une « grande lessive« , une « prise en mains » énergique assortie de sanctions à l’encontre de celles et ceux qui détournent, profitent, abusent, contournent les lois, la décence, la morale, et détruisent ainsi tous les repères pour la jeunesse d’aujourd’hui, toutes les valeurs auxquelles nous sommes si attachés.

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Une « solution » en trompe-l’oeil…

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Un beau tour de « passe-passe »…

Vous en rêviez ? Le Président Hollande en rêvait ? Mais faire chuter la courbe du chômage n’a jamais été aussi simple ! C’est du moins ce qu’un économiste, Jacques Attali, prétend selon les sources BFMTV et RMC .

En fait, sa « solution  » n’a jamais été aussi simple ! Simpliste diront peut-être certains… En effet, il suffit, vous lisez bien, de faire en sorte que le plus grand nombre possible de chômeurs, 400 000, 500 000, voire bien davantage !, soit mis… en formation ! Que n’y avons-nous pas pensé plutôt !..

Une personne en formation, c’est un chômeur de moins !

C’est si simple, qu’on se demande bien pourquoi personne n’y avait songé jusqu’ici ! Pas sûr pour autant que les chômeurs apprécient la « solution ». Cette dernière ne semble pas reposer sur une analyse profonde des causes (qui sont multiples) de ce chômage de masse se maintenant à haut niveau, mais fait plutôt immédiatement penser à une « mesure-gadget« , ou encore à un tour de « magicien« , afin de faire baisser artificiellement et drastiquement le nombre de chômeurs dans notre pays l’an prochain (n’y aurait-il pas certaines élections… en 2017 ? et l’infléchissement du chômage ne serait-elle pas l’une des promesses de F. Hollande ?).

Il n’est pas certain que les chômeurs apprécient cette idée de « énième formation » pour beaucoup, d’autant que les contours de cette dernière ne sont pas précisés : en formation, certes, mais pour quoi faire, en fin de formation ? Certes, il existe sans doute un besoin de formation, et probablement dans des domaines bien spécifiques, et non de manière généralisée. Pour quelle durée ? Une formation dont le coût serait pris en charge par qui, car il n’est pas certain non plus que cela soit du goût du patronat, s’il faut mettre la main au portefeuille ; et cette formation, M. Attali est-il en mesure d’affirmer qu’à sa sortie, l’ex-chômeur formé se verrait proposer ipso facto un emploi (CDI de préférence) en rapport avec le niveau de qualification atteint (en particulier s’agissant de la rémunération), et sans avoir à attendre des mois et des années pour ça ?

En fait, cet économiste s’est-il réellement demandé quelles étaient les véritables freins actuels à l’embauche ? Il est permis de se le demander. En effet, les médias (et les patrons de TPE/PME) nous disent que 400 000 emplois seraient encore maintenant à pourvoir, sans pour autant trouver preneurs ! A côté de ça, existent et particulièrement au-travers des réseaux sociaux sur le web des milliers et des milliers de témoignages de personnes parfaitement qualifiées, disponibles, battantes, méritantes, dont beaucoup font même preuve d’ingéniosité pour mettre en avant et en valeur leurs atouts, dont les profils correspondent parfaitement à ceux recherchés, mais qui vont d’entretiens en entretiens inutiles, souvent conduits par des responsables RH « à-côté de la plaque » quand ça ne tient pas du délire, ou de dirigeants incapables de se décider, comme si tous ces rendez-vous donnés n’étaient qu’une vaste mascarade, sans vrai besoin, sans lendemain, le plus souvent sans retour d’ailleurs c’est à dire sans prendre la peine, par politesse ce qui n’a jamais été interdit,  d’informer le postulant, en somme, une gigantesque « mise en scène » qui vient justifier une courbe qui n’en finit pas de grimper. De tout cela, le sentiment que le patronat ne veut pas réellement embaucher prédomine, et s’il devait embaucher, il ne faudraitt pas espérer un CDI, la bête noire des chefs d’entreprises, excepté quelques « start-ups » jeunes et dynamiques, qui « jouent encore le jeu« .

Sortir un chômeur longue durée par exemple pour lui faire suivre une formation, supposons longue :

est-ce là vraiment ce qui va permettre à la personne en question de pouvoir vivre normalement ? Comment va-t-elle payer ses factures, son loyer, son chauffage, toutes ses charges, se nourrir, etc ? Est-ce avec ça qu’elle va pouvoir épargner ? Est-ce avec ça qu’elle va pouvoir faire des projets d’avenir ? Prenons un couple dans lequel chacun sera dans la même situation : pas de projet durant la formation, et tant qu’un vrai contrat de travail en CDI n’est pas trouvé en fin de formation !

Une inflexion de la courbe du chômage, avec de tels procédés sans doute, mais très probablement des coûts supplémentaires à la charge des entreprises, et un impact quasi nul sur la consommation et probablement sur l’emploi  lui-même !

La mesure préconisée ne s’attaquant pas aux vraies causes du fléau, il ne faudrait pas en attendre un impact positif sur les entreprises elles-mêmes (pendant qu’un ex-chômeur est en formation, il « n’est peut-être plus chômeur », mais il est totalement inopérant et improductif pour les entreprises), ni sur la consommation (avec quelle rémunération, pour ces ex-chômeurs en formation ?), ni sur l’économie. C’est donc un pur artifice, et une vue de l’esprit.

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Bison fûté va voir rouge !

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Est-ce par la grâce du redécoupage des Régions ? Toujours est-il qu’une bonne douzaine d’académies changent de zone (A, B ou C) dans le calendrier scolaire 2015-2016.

Or pour les vacances de la Toussaint, d’Hiver et celles de Printemps, on aurait pu penser qu’un certain équilibre serait recherché, afin d’éviter d’interminables bouchons, de nombreux accidents, souvent mortels, et aussi afin de faire en sorte que Bison fûté n’en perde pas la « boussole« , qu’il ne voie pas « rouge« , mais tenez-vous bien ! Si les zones A et C n’ont pas trop de soucis à se faire ( 9 académies en zone A, et 5 regroupées en zone C dont Paris), il va en être tout autrement de la zone B ! : pas moins de 12 académies qui partiront en même temps, et non des moindres ! :

  • Aix-Marseille
  • Amiens
  • Caen
  • Lille
  • Nancy-Metz
  • Nantes
  • Nice
  • Orléans-Tours
  • Reims
  • Rennes
  • Rouen
  • Strasbourg

On aurait voulu saturer volontairement les réseaux routiers durant ces périodes-là, qu’on ne s’y serait pas pris autrement ! Cela promet une jolie pagaille sur nos routes, à l’aller comme au retour, une police « sur les dents« , une baisse très probable du rendement de nos chers (oui, très chers…) radars dans ces moments-là car c’est certain, les forces de l’ordre auront du mal à verbaliser pour excès de vitesse, tant les bouchons seront interminables !

Voilà ce qui s’appelle du « judicieusement pensé » !….

Sans autres commentaires….

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Ni droite, ni gauche, ni centre ….. : fin et conséquences du premier tour de scrutin

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La semaine dernière, le précédent article, titrant  » ni droite, ni gauche, ni centre « , prédisait ceci:

  • un taux d’abstention record;
  • un ras le bol généralisé de nos compatriotes pour la politique politicienne;
  • un lien, en réalité, entre des échéances locales et nationales;
  • une volonté de nos concitoyens d’en finir avec la sempiternelle  » alternance  » Droite-gauche « , et celle de choisir une autre voie, et il était suggéré le report des intentions de votes sur des listes ni droite ni gauche ni centre, sur des listes  » hybrides  » en somme.

Quels constats tire-t-on de ce premier tour ?

  • nous avons bien eu le record du taux d’abstention;
  • cette désaffection pour des échéances locales traduit bien le  » ras le bol  » généralisé des Français qui ne croient plus en leurs représentants, en leurs élus;
  • cette abstention record, et la mise « hors-jeu » d’office de plusieurs centaines de candidats de l’actuelle majorité, renforcent l’idée qu’il se soit agi d’un  » vote-sanction « , compte-tenu de l’absence de résultats positifs et concrets allant dans le sens de l’amélioration de l’économie de notre pays, du niveau de vie de nos concitoyens, de la vraie réduction de la dette publique;
  • la fin de la bipolarisation (droite-gauche) dans notre pays, et l’avènement d’une tripolarisation : Marine Le Pen le disait hier soir sur les chaînes TV, en particulier sur TF1;
  • Une poussée extraordinaire du Front National, que mon précédent article avait sous-estimée, mais tout comme les militants et dirigeants du FN eux-mêmes, les premiers surpris de voir certains bastions tomber entre leurs mains comme en Bretagne, alors que rien, absolument rien,  ne le laissait prévoir, ainsi que n’a pas manqué de le souligner là encore Mme Le Pen.

Effectivement donc, nous assistons semble-t-il à la naissance d’un nouveau paysage politique dans notre pays, au plan local certes, mais qui ne sera pas sans conséquences sur les échéances futures , sous réserve de confirmation du second tour, car si certains barons de droite comme de gauche se sont vus réélus sans problèmes et à une large majorité dès le premier tour, il reste selon les régions et les villes, des batailles à se jouer (duels; triangulaires; quadrangulaires), et par exemple sur Marseille et Paris, la marge de manoeuvre entre les deux candidats qui vont s’affronter est mince, et tout reste possible : il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ! Dimanche prochain réserve encore bien des surprises !

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Vol MH370 pour…. ? Que des questionnements…

BOEING  Mystérieux vol MH370  !

Disparu depuis environ une semaine, sans laisser de traces, le Boeing de la Malaysia Airlines n’en finit pas de semer doutes, hypothèses en tous genres, spéculations diverses, à la fois de la part de pilotes chevronnés, des familles concernées par ce vol parti de Kuala Lumpur mais jamais arrivé……

nulle part, en tout cas pour le moment, questions que se posent également les autorités chinoises dont beaucoup de ressortissants faisaient partie de ce vol, et interrogations mêlées de stupéfaction dans le Monde entier.

Il est un certain nombre d’interrogations possibles en effet, même pour un non technicien, même pour un non pilote.

La première est celle-ci: comment se fait-il, s’il s’agit d’un détournement volontaire de l’avion, (qui permet d’évoquer l’hypothèse de l’intervention d’un groupe terroriste), personne, aucune salle de rédaction, nulle part, n’ait à ce jour reçu la moindre revendication du détournement de cet appareil ?

La seconde est celle-là: comment se fait-il qu’à bord, semble-t-il, de tous les avions de ligne, le transpondeur, qui émet en continu des signaux permettant aux radars au sol d’identifier l’appareil, puisse être sinon déconnecté, du moins déréglé et apparemment avec une facilité déconcertante, par n’importe quel pilote ou personne avertie ? Quelle est, alors, l’utilité première sur ces transpondeurs, de cette faculté de pouvoir les couper des écoutes radar, ce qui va complètement à l’encontre de ce pour quoi ils sont faits ?

La troisième est la suivante: on nous dit que l’avion, après avoir changé radicalement de cap, aurait pu voler encore environ sept heures. Comment est-ce possible pour un avion de cette envergure et cette charge (239 passagers à bord + la soute à bagages pleine et le poids du kérosène) volant à environ 150 mètres au-dessus du niveau de la mer, donc avec une portance moindre, obligeant le pilote à pousser en permanence les moteurs, ce qui aurait du normalement considérablement réduire l’autonomie restante en carburant, et interdire à l’ appareil de voler encore sept heures…

Le quatrième questionnement concerne le « silence radio » observé par toutes les autorités aériennes concernées des régions impliquées dans tout vol dans un rayon théorique de 3 500 Kms au départ de Kual Lumpur : aucun signalement dans le ciel, aucun bruit suspect, aucun atterrissage non prévu non plus, aucun repérage quel qu’il soit et par quelque autorité que ce soit d’un avion de cette envergure, rien.

La cinquième interrogation se rapporte au « silence radio » des passagers de l’avion : se trouvent-ils dans une zone non couverte par les liaisons satellitaires, ou dépourvues de points-relais des communications, ou si détournement il y a eu (et au fil des heures, ça semble bien être le cas), les pirates de l’air auraient-ils pu mettre en place un système de brouillage des communications ?

La sixième question est de savoir comment il se fait que personne, en tout cas apparemment, n’ait essayé d’appeler des passagers sur leur portable.

Une chose paraît au moins à peu près certaine : il ne peut s’être abîmé dans la mer dans la première zone de recherche, qui s’était concentrée dans l’axe du vol  vers Pékin. Reste à explorer toutes les autres possibilités, un vrai travail de fourmi, pour une disparition subite d’avion de ligne qui restera dans les annales.

En attendant, des familles souffrent de ne rien savoir, de ne pas comprendre ce qu’il a pu arriver à ce vol, aux leurs, et les moyens mis en oeuvre pour le retrouver paraissent bien dérisoires eu égard au fait, comme le précisent plusieurs magazines, que le boeing en question n’avait vraiment rien d’un « avion furtif »…

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Ni droite, ni gauche, ni centre……

Dimanche prochain, les Français de métropole et d’Outre mer,  vont être appelés à voter, pour le premier tour des Municipales 2014.

Image (photo guglielmi.fr)

Qu’en est-il du sempiternel clivage droite – gauche pour l’opinion publique ? De ce balancement continuel droite – gauche que l’on nomme alternance ? Et qu’en est-il du Centre, qui devrait être le plus facile à situer, mais qui parfois a presque disparu de la scène politique, avant de réapparaître, écrasé entre les deux forces (droite/ gauche), et de ce fait plus ou moins excentré, un coup rejeté plus à droite, un autre rejeté plus à gauche, mais jamais au vrai centre ?

Ce ne sont pas les nombreux scandales en tous genres, qui ont émaillé la scène politique française depuis l’ère Pompidou jusqu’à ce jour, qui vont réconcilier nos concitoyens avec elle, même s’il s’agit cette fois, de « politique de clochers », théoriquement sans enjeu national.

Les récents déboires d’un Copé englué dans une affaire de trafic d’influence, avec des dissensions au sein même de son propre parti, d’un Sarkozy poursuivi par la presse – people et des soupçons de financements occultes, d’un Dassault dont l’immunité parlementaire a été levée dans le cadre d’une enquête sur des suppositions de fraude électorale et trafic d’influence, les grandes manoeuvres pour succéder à Delanoë à la Mairie de Paris, et qui font s’écharper MMes Hidalgo et Kosciusko – Morizet, les mêmes basses manoeuvres pour l’accession à la Mairie de Marseille, achèvent d’écoeurer le citoyen « lambda » de ce qui est, il faut bien le dire, à droite comme à gauche et au centre,  devenu un gigantesque panier de crabe où s’étrillent joyeusement les futurs « élus », souvent au détriment de véritables volontés de servir une ville, des citoyens, et davantage pour satisfaire un besoin plus carriériste.

Le citoyen « lambda », maintes fois éprouvé et échaudé, n’est dupe de rien et ne tombera probablement pas dans le « panneau » dimanche prochain, selon deux directions possibles:

  • celle d’une abstention record, très fréquemment observée pour un premier tour, surtout si la clémence du temps que l’on connaît actuellement se poursuit. En effet, beaucoup de nos compatriotes préfèreront sans doute la promenade, la sortie ou la réunion en famille ou entre amis, sous le soleil, au chemin vers les urnes, peu intéressés qu’ils sont devenus, par toute échéance électorale;
  • les courageux qui tiendront à accomplir leur devoir électoral, penseront peut-être qu’il est enfin temps de sonner la « mise à mort » de cette perpétuelle alternance « gauche – droite » qui a fait tant de mal dans notre pays, les uns passant leur temps une fois installés aux commandes, quelles qu’elles soient, à « détricoter » ce que les précédents ont fait, et vice versa. En effet, de plus en plus fleurissent dans nos communes, des listes mixtes, sans distinction de croyance ou d’appartenance politique, mais qui réunissent simplement des personnes de bon sens et de bonne volonté, capables de s’entendre sur un « programme commun » acceptable par tous.

Ne serait-ce pas là, car le « ras le bol de la politique politicienne en général » résonne dans toutes les contrées, accentué par les récentes affaires, et renforcé par l’impression de n’être plus gouvernés, au plan national, tout simplement parce que personne à part nos gouvernants eux-mêmes, ne perçoit réellement les effets positifs de leurs réformes, le temps de sonner le glas du clivage « gauche – droite » et de faire confiance à la synergie de listes ni de droite, ni de gauche, ni du centre, mais composées de femmes et d’hommes de croyances différentes certes, mais qui ont tous quelque chose de positif à apporter à la vie de leur commune ?

Il n’est en effet pas besoin d’être fin observateur, pour constater que, aussi bien l’UMP que le PS sont en perte de vitesse brutale et même en chute libre dans l’opinion. Nos gouvernants n’ont jamais atteint une cote de satisfaction aussi basse, et en face, l’opposition est empêtrée dans ses multiples affaires et contradictions, non crédible et même d’apparence « usée ».

Quant au centre, il n’est là qu’à titre symbolique, et déjà quelques fissures peuvent être perceptibles. Reste le FN, mais qui ne devrait pas profiter de la situation, en principe.

Si les votes devaient se reporter massivement sur ce type de listes « mixtes », (il faudra attendre évidemment les résultats du second tour), il sera intéressant pour les commentateurs et politologues, d’en évaluer les conséquences possibles sur les échéances électorales futures, qui pourraient alors donner lieu à une redéfinition totale du paysage politique français.

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Quelle qualité pour la plupart de nos acteurs de cinéma et théâtre, et nos chanteurs ?

Le don pour le cinéma, ou pour jouer un rôle important dans des séries télévisées, ou pour monter sur les planches, est-il inné ? On peut s’interroger de la même manière pour la chanson.

Il est permis en effet de se demander ce qui fait que quelqu’un, qui n’a pris aucun cours, se révèle « génial » au premier tour de manivelle, sans avoir besoin d’une quelconque direction d’acteur. On peut penser aux sagas bien connues des Brasseur, Sardou, Delon et à bien d’autres évidemment. Est-ce « génétique » ?

Il est permis d’être sceptique, quand on voit les derniers exemples en date: Julien Courbet qui, parce qu’il anime des émissions de radio et de télévision, se trouve des talents d’imitateur et de comédien de théâtre, avec son one man show. C’est la même chose avec Anne Sophie Lapix qui, sauf erreur, n’a jamais suivi d’école d’art dramatique ou de comédie, et qui se lance également dans l’aventure, après avoir été présentatrice TV. C’est aussi le cas dernièrement de Laurent Géra qui, d’imitateur qu’il est, et sans avoir jamais suivi le moindre cours (à quoi servent donc aujourd’hui les écoles, comme le Cours Simon ?), joue un rôle principal dans un film et est, paraît-il « génial », ayant trouvé de lui-même les attitudes, postures, etc.

On reste dubitatif. Bien évidemment, les exceptions peuvent exister, et des génies spontanés peuvent se révéler, mais à ce point là…

Ne serait-ce pas tout de même en partie, le fait tout simplement pour ces nouveaux acteurs et chanteurs, d’être déjà connus, à quelque titre que ce soit ?

Homme politique (ex: Bernard Tapie; Michel Noir); sportif (ex: Cantona et d’autres); journaliste (Lapix et d’autres également), et on pourrait multiplier les exemples. Sans enlever le mérite des unes, des uns et des autres, disons que sans doute, le fait d’avoir déjà un nom, d’avoir fait parler de soi dans l’actualité aide, vraisemblablement. C’est vrai aussi pour la publication de livres: souvent il suffit d’avoir été ou témoin ou acteur ou victime d’un fait de société pour qu’un grand éditeur s’intéresse à l’intéressé(e) et publie à des centaines de milliers d’exemplaires son histoire.

Au cinéma c’est pareil: quel que soit le film, quelle que soit l’histoire et même la qualité de la mise en scène et du tournage, il suffit qu’une personne non connue jusqu’alors comme actrice ou acteur (pilote automobile, footballeur, politique, journaliste par exemple) soit engagé dans un film et, dès sa sortie, il fait comme on dit aujourd’hui le « buzz » et, malgré la crise, des millions de spectateurs se précipitent vers les cinémas, rien que pour ça !

Tous nos acteurs, qu’ils soient de cinéma ou de théâtre, tout comme nos chanteurs, se revendiquent plus ou moins de l’héritage de nos anciens acteurs et chanteurs, ceux qui ont marqué de leur empreinte profonde plusieurs générations: les Raimu, Michel Simon, Bourvil, Gérard Philippe, De Funès, et beaucoup d’actrices également, et chez les chanteurs Edith Piaf, Léo Ferré, Brassens, Jean Ferrat, et beaucoup, beaucoup d’autres. A cette époque, très rares étaient celles et ceux qui venaient comme ça, « sans bagage », et le passage par une école de formation était quasiment « obligatoire », il n’y avait guère de place pour l’amateurisme.

Aujourd’hui, qui plus est si l’on a un nom, il est possible de chanter sans avoir appris vraiment à chanter à partir du moment où l’intéressé(e) ne chante pas comme une casserole, il est permis de jouer dans des séries TV, et de là, au cinéma ! De même, avec l’informatique et certains logiciels, il est même permis de composer des musiques sans avoir appris la théorie musicale, sans être musicien !

Et la qualité dans tout ça ? Peut-on comparer les artistes d’aujourd’hui à ceux d’après guerre ?

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1 600 000 contributeurs supplémentaires en 2014 à l’impôt sur le revenu….

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Bercy est muet sur la question. Seul à Matignon, le Premier Ministre a eu le courage de prévenir que les impôts allaient encore augmenter pour les ménages, les moyens et même les plus modestes, en 2014, après que notre Président ait prétendu haut et fort devant la Nation, la main sur le coeur, que les impôts n’augmenteraient pas l’an prochain: « pause fiscale » a-t-il dit !….

Or nous savons depuis que par les effets pervers de plusieurs mesures combinées, du Budget 2014 qui vise à réduire l’endettement de notre pays, et la hausse de la TVA n’est pas la seule coupable de ces effets néfastes, il y a entre autres également l’écrêtement de l’avantage fiscal auquel donnait droit la demie-part de quotient familial, ce sont environ 1 600 000 foyers fiscaux, qui jusqu’à présent étaient exonérés de l’impôt sur le revenu (parce qu’ils ont des revenus modestes), qui pour la première fois vont payer de l’impôt sur le revenu. Ah bien sûr, l’Etat ne va pas leur demander de débourser une fortune ! Il n’empêche que, proportionnellement à leurs ressources et à leurs capacités de paiement, à leur pouvoir d’achat aussi, la quasi-totalité d’entre eux va se retrouver en mauvaise posture, financièrement parlant.

C’est l’occasion de constater qu’à situation fiscale constante, stable, voire parfaitement identique, à revenus stables d’une année sur la suivante, demander à des ménages qui se trouvaient en-dessous du seuil d’exigibilité de l’impôt, d’un seul coup de payer 200, 300, 400 € voire plus, est non seulement une anomalie, manifestement non anticipée par les services de la prévision de Bercy…, (on fait « profil bas » sur ce thème…), mais en plus une anomalie très fortement préjudiciable, d’abord aux intéressés eux-mêmes, qui pour beaucoup ne vont pas pouvoir payer, ou s’ils le font, ce sera au détriment d’autre chose, mais préjudiciable à l’économie tout simplement: c’est se tirer une balle dans le pied: c’est un coup de frein brutal sur la pédale alors qu’on écrase en même temps l’accélérateur. Cela plombe les pouvoirs d’achat de ces ménages (des autres également, mais les autres s’en sortiront un peu mieux), et cela plombe donc la consommation, par conséquent toute notre économie. Le peu de « reprise » soi-disant perçue, comme c’est curieux, encore par notre Président, sera inéluctablement anéanti par ces mesures. Faute d’une quelconque  mesure d’écrêtement pour éviter ça, il ne va plus rester à ces malheureux « nouveaux contributeurs et contribuables », comme recours, que celui qui est inscrit dans la loi depuis longtemps et codifié sous les articles L 247 et L 251 du Livre des Procédures Fiscales, qui ne peut pas être supprimé ou refusé, et qui se nomme le recours gracieux: le contribuable, sous certaines conditions à remplir, dont le fait de justifier d’un état de gêne financière patent, peut, par simple lettre, écrire au Directeur départemental des Finances Publiques dont il dépend pour solliciter de sa part (et de sa bienveillance), la plus large modération de son impôt, voire sa remise.

Le résultat n’est certes pas garanti, mais cela ne coûte qu’une lettre et un timbre, sachant par ailleurs que les décisions de rejet des demandes de recours gracieux sont susceptibles d’être contestées ensuite par voie du « recours pour excès de pouvoir ».

Gageons donc que l’année prochaine va sans doute connaître une certaine effervescence dans les cabinets d’avocats, ceux des experts-comptables, des juristes, des fiscalistes, et que la Direction Générale des Finances Publiques va probablement « crouler » sous les demandes de recours gracieux: imaginez environ un million de demandes de remises gracieuses ! Travail supplémentaire, qui va bien occuper les agents pour un bon moment, alors qu’ils sont déjà absorbés et débordés par d’autres tâches (et en nombre de plus en plus réduit, économies obligent !).  Du beau travail en perspective !…. Beaucoup, parmi ces demandes, n’auront donc pas pu être « traitées » dans les deux mois de leur dépôt. Or selon la loi, le silence de l’administration fiscale sur une telle demande, passé ce délai de deux mois, vaut rejet, et nous avons vu que le rejet peut alors être attaqué devant la juridiction compétente pour excès de pouvoir.

L’imposition nouvelle de ces foyers fiscaux modestes à très modestes a donc déjà à l’avance du plomb dans l’aile.

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Syrie: une diplomatie en « dents de scie »….

Image  Un pas en avant, deux en arrière. C’est à peu près l’allure des diplomaties des pays occidentaux, face à ce qu’il convient de faire pour dissuader une fois pour toutes le gouvernement syrien d’avoir recours aux armes chimiques de destruction massive, et qui touchent surtout les enfants.

Les USA comme toujours, donnent le ton et ont dans ce domaine le leadership. Le monde peut compter sur le refus d’avance et systématique de la Chine et de la Russie, pour toute intervention, mandat des U.N., approbation, dès lors que l’initiative ne vient pas d’eux. Les dirigeants de ces deux grands pays ne sont probablement pas moins sensibles que les autres au scandale que constitue l’usage massif d’armes chimiques pour détruire des populations, mais relégués comme ils le sont au rang de simples « consultants » à qui l’on consent à demander un avis, il n’apparaît pas très étonnant que la « coalition » contre la Syrie n’obtienne d’eux qu’un veto, un refus catégorique d’une participation quelconque,  et la désapprobation d’une opération militaire, fut-elle bien préparée.

De plus, les « forces » sur le terrain – et hors mandat de l’O.N.U. – sont cette fois-ci plutôt maigres, puisque hormis les USA, l’Europe ne sera présente que par la France, puisque que le Premier Ministre britannique Cameron a du céder à l’opinion publique anglaise, non acquise à une quelconque participation militaire, qui avance sur place un navire Frégate flambant neuf mais incapable de tirer le moindre missile sur la Syrie, peut-être le porte-avion Charles de Gaulle, mais pour cela, il faudrait qu’il soit déchargé et détourné de la mission pour laquelle il est normalement prévu de façon imminente, et une poignée de Mirages et de Rafales, capables de tirer des missiles à moyenne portée, et dans une zone tout juste hors de portée de la défense anti-aérienne syrienne. A la France s’ajouterait la Ligue arabe.

Pour quels enjeux ? Stratégiques, certainement. Conserver le leadership et, pour la France, gagner du terrain sur la Grande Bretagne, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, certainement aussi. Humanitaires avant tout, à n’en pas douter.

Reste que le terrain est « miné » et que cette région du globe est un baril de poudre: le Liban n’est pas loin, Israël non plus, et Bachar El Assad peut très bien pousser à son paroxysme sa propre folie meurtrière et destructrice, pour mettre « à feu et à sang » toute la région, et entraîner les « gendarmes » occidentaux bien plus loin que prévu.

La personnalité du dirigeant syrien est très complexe et bien connue des observateurs: « jusqu’auboutiste »,  on sait qu’il peut entraîner son pays et toute la région , et il le fera, dans le chaos total. Ceci explique peut-être les mises en garde chinoises et russes, la prudence britannique, le statut quo de grandes puissances comme l’Allemagne et bien d’autres. Bien malin en effet serait celui qui serait capable de prévoir aujourd’hui le comportement du dirigeant syrien face à une ou des attaques occidentales. Non seulement on peut craindre l’embrasement de toute une région militairement et géopolitiquement stratégique, mais aussi des vagues d’attentats en Europe contre nos intérêts et nos ressortissants.

Entre deux maux il faut choisir le moindre, dit-on… Là, on peut dire que le dirigeant syrien a presque toutes les cartes en main.

Edithorial37

Complément du 12 septembre 2013:

Depuis l’écriture de cet article, Vladimir Poutine a décidé de « prendre la main » sur le conflit syrien, et ainsi d’occuper le devant de la scène politique internationale, coupant ainsi l’herbe sous le pied du président Obama, et du même coup de F. Hollande dont les pas s’étaient peut-être imprudemment inscrits dans les siens, le suivant comme son ombre.

Voilà: sans faire oublier le moins du monde le fait que le président du Kremlin est un homme très rusé, et donc sans aucune naïveté ni crédulité sur ses réelles intentions, force est de constater que, ainsi que le mentionnait cet article, l’intention première de V. Poutine était de s’opposer au « leadership » américain, excédé et peut-être même vexé que les USA s’interposent dans chaque conflit comme étant les « gendarmes » du Monde. Poutine aura voulu tout à la fois montrer que l’URSS, grand pays également, pouvait très bien jouer également ce rôle, et ridiculiser le couple américano – français en montrant qu’il était possible de régler ce conflit sans avoir recours à la force armée, donc sans pertes humaines supplémentaires inutiles.

Cela dit, personne n’est dupe d’un certain obscurantisme qui entoure le dispositif de contrôle des armes chimiques préconisé par la Russie (il ne doit pas être très compliqué de déplacer et de cacher en des endroits secrets, des stocks de ces armes), et tout le monde connaît le rôle protecteur que semble jouer depuis longtemps la Russie sur la Syrie.

Il reste que V. Poutine a bien réussi son « coup médiatique », coupant sans coup férir l’élan d’Obama, et en écho celui de Hollande. Il est qu’on le veuille ou non aujourd’hui, dans la résolution du problème syrien, le personnage incontournable, dont on connaît la rigidité dès qu’il s’agit du vote d’une résolution des Nations Unies, ou d’une opération de frappe militaire. Il faudra compter de toute façon sur son veto (comme son homologue chinois), et se plier à ses conditions quant au contrôle du retrait et démantèlement des armes chimiques détenues par Bachar El Assad (sous les réserves déjà soulevées, de crédibilité).

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Le cauchemar de Fukushima

Image photo: http://www.photosearch.com

Une question de fierté ?

Dans quelques mois, cela fera deux ans qu’est survenue la plus grande catastrophe dans une centrale nucléaire après celle de Tchernobyl.

Au début, les autorités nippones se sont voulues rassurantes: il n’y avait aucun danger de radiations, aucun risque pour la santé, et la société Tepco, qui gère cette centrale (TEPCO, pour Tokyo Electric Power), affirmait haut et fort que lui et ses équipes maîtrisaient la situation.

Et puis il y a eu les premières fuites de radioactivité que l’on connaît, dans l’atmosphère, à la suite de l’explosion d’un premier, puis d’un second réacteur. L’Empire du Soleil Levant, Empereur en tête, a redressé la tête et refusé les aides internationales, se disant capables de faire face. En fait, le monde entier a assisté à une série de « bricolages » inefficaces et non sans dangers mortels, beaucoup y ayant laissé la vie.

Voilà aujourd’hui que, comme un volcan qu’on croit éteint, comme Tchernobyl qu’on croit inerte alors que la radioactivité continue de saper les sols et sous-sols et tout l’environnement, que Tepco annonce un autre type de fuite, liquide cette fois, dans ses réservoirs ayant servi à stocker l’eau qui a contribué au refroidissement des deux réacteurs endommagés.

Encore une fois, Tepco affiche sans faillir sa certitude: aucune inquiétude: elle maîtrise…

Il est cependant permis d’en douter quand on voit l’eau contaminée continuer de s’échapper, malgré les « rustines » appliquées en toute hâte, et la colère contenue du gouvernement japonais qui, lui, semble enfin avoir pris la mesure de l’incompétence et de l’inefficacité de la société TEPCO.

Mais un autre danger bien plus grand, menace l’humanité, pour plusieurs générations, menace la biodiversité aussi, les fonds marins, les espèces animales y vivant: le Pacifique est régulièrement depuis des mois souillé journellement par des centaines de milliers de litres d’eau radioactive, sans que quiconque n’ait jusqu’à présent fait quoi que ce soit.

Faire appel à l’aide internationale ? A quoi bon ! Les japonais sont bien capables de régler ce problèmes !

Là encore, il est permis d’en douter, encore davantage. Et la solution avancée par TEPCO n’est pas faite pour nous rassurer: geler les écoulements radioactifs se jetant dans l’océan… L’ampleur de la tâche, les moyens titanesques qu’il faudrait mettre en oeuvre pour y parvenir, le temps également que cela demanderait, sans aucune garantie que ce soit LA solution, tout cela fait froid dans le dos, tout comme les certitudes nippones, l’assurance bonhomme des techniciens de TEPCO, la relative confiance et tranquillité du peuple japonais, le calme qui semble régner alors qu’en réalité c’est la tempête…

Le cauchemar de Fukushima se poursuivra, tant que la fierté du peuple japonais fera qu’elle n’admettra pas l’aide de puissances étrangères.

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CARNET DE VACANCES (2)

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Ci-dessus quelques photos de la mer, en zone de baignade, quasiment chaque jour, au gré des vents…., plage d’Aiguebelle (commune du Lavandou, Var).

Bon appétit pour celles et ceux qui regardent en mangeant…..

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L’infléchissement de la courbe du chômage (2)

Je reviens sur l’article que j’ai publié avant les vacances. Notre Président nous explique avec beaucoup de pédagogie et, semble-t-il, de conviction personnelle…, tandis que nous abordons bientôt août et son cortège de départs en vacances, qu’il réussira à infléchir la courbe du chômage avant le 31 décembre 2013.

De rares économistes se sont risqués à avancer sur le même terrain que lui. Bien sur qu’on aimerait tous que le rêve devienne réalité, qu’une bonne fée fasse repartir la machine économique !

Mais je demeure persuadé que le pari audacieux de notre Président ne peut se faire qu’à partir d’artifices, tels qu’une modification du mode de comptage des demandeurs d’emploi. Quatre mois pour relever le défi, c’est à la fois long et…. court ! Ce ne sont pas les « contrats d’avenir » qui feront office de « baguette magique » en la matière !

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Rajout du 27 septembre 2013

Après avoir écrit par deux fois, dont la dernière le 28 juillet 2013, que l’inversion de la courbe du chômage ne pourrait être rendue possible que par un subtil tour de « passe passe » chez Pôle Emploi, au niveau du comptage des demandeurs d’emploi, les évènements de ces derniers jours, avec la publication en demi-teinte d’une légère inclinaison de cette courbe, par le fait très théorique d’une perte de 77 000 chômeurs, confirment les propos d’Edithorial37 et lui donnent raison: en demi-teinte la nouvelle de l’infléchissement de la courbe du chômage, parce que tout simplement, Pôle Emploi n’a pas recensé, pour des raisons diverses et obscures, quelques 55 000 personnes réputées faire encore partie des demandeurs d’emploi, simplement parce qu’elles auraient cessé de se faire connaître auprès de leur agence Pôle Emploi !

Tout le monde aura fait le calcul: 77 000 – 55 000 = en réalité…., 22 000 chômeurs supplémentaires ce mois: il n’y a donc pas de supposé infléchissement de la courbe du chômage.

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CARNET DE VACANCES…

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Sous les palmiers, la palme des incivilités, entorses aux règlements et signes de mauvaise volonté…

Les incivilités commençant grosso modo à Toulon, elles sont communes dans le Var, département que je connais bien depuis maintenant vingt – huit ans; les entorses aux règlements sont le fait à peu près d’un commerçant sur deux, et la mauvaise volonté également. S’y ajoute le caractère peu amène de certains commerçants, le Var vivant pourtant essentiellement du tourisme. Par conséquent, même s’il dépense peu, ou moins que les autres années, le vacancier qui sillonne ce département contribue à faire vivre celles et ceux qui y travaillent.

Cela dit, votre serviteur a bien conscience que malheureusement, la Var n’a pas l’apanage dans lesdits domaines.

Voici un petit florilège de faits ou réflexions notées en ce mois de juillet. Un droit de réponse est bien entendu ouvert à toute personne qui se sentirait visée.

J’attribuerai sans hésiter la palme à ce commerçant d’une jolie petite ville du littoral varois, sise entre Le Lavandou et Cavalaire, et qui pourrait pourtant avoir « bonne presse » s’il le voulait ! Non content d’afficher qu’il n’accepte plus cumulativement les chèques, et les cartes bancaires si la somme à payer est inférieure à vingt euros, ce qui est anormal dans la mesure où imposer un seuil de vingt euros revient à une forme de « vente forcée », dès lors qu’on refuse par ailleurs les chèques, (nul n’est tenu de se balader avec cinquante ou 100 euros en espèces sur lui, aussi, bien entendu, certains diront « et les espèces alors ? « , mais nul ne peut obliger un client à ne payer qu’en espèces, s’il n’a pas d’autre moyen de paiement que le chèque ou la carte bancaire ). Le problème est bien là: pour un commerçant sur deux, la règle d’or semble être  » aboulez les espèces, sinon rien ».

J’ai donc entendu ce sympathique commerçant appelé à la rescousse parce qu’un client, n’ayant sur lui que chèques et carte bancaire, en était à dix – neuf euros au lieu de vingt, la caissière ne voulait pas lui prendre sa carte.

Ce bon commerçant, donc, dit exactement à ce client, d’une manière très peu cavalière: (sic):  » c’est comme ça; ici on fait ce qu’on veut; encore un mot et vous prenez la porte » !!!!….

Autre exemple d’amabilité, si chère à ce beau pays varois, cette commerçante également, tenancière d’un restaurant. Il n’y avait pas deux secondes que je m’étais arrêté devant le menu, afin d’en lire le contenu, que je me fis littéralement agresser verbalement par une furie, me prenant pour un benêt qui aurait eu  peur que la carte lui  » explose » à la figure…

Dernier exemple, ce restaurant qui pourtant était encore excellent l’an dernier: nous avons tout de suite vu que nous embêtions la serveuse qui, visiblement, avait envie de faire tout autre chose, et ce fut tout à l’avenant: déception sur toute la ligne.

Des voisins de plage m’ont rapporté la réflexion entendue de l’exploitant d’une boutique en ville: (sic): « ah vivement septembre, qu’on ait la paix » !!!!

La France va mal, les crises sont passées et passent encore par là, les temps sont durs pour tout le monde, et là où hier il n’y avait peut – être pas d’effort à faire, aujourd’hui, c’est le contraire, et pour parvenir à s’en sortir, il faut en faire, des efforts justement, à commencer en matière d’amabilité.

Curieux que la moitié des personnes concernées ne l’aient pas compris, tout comme les magasins qui ferment leur rideau à dix – neuf heures pile, quand ce n’est pas dix – huit heures quarante cinq ou cinquante….

Pas étonnant après qu’on entende dire que le commerce fonctionne mal…

Dieu merci, la vie est bien faite, et d’autres exemples viennent contrebalancer les précédents: des commerçants toujours, qui une fois que vous avez payé, vous offrent le digestif, ou encore d’autres qui vous offrent un paréo ou un autre article, et qui ont le sourire, eux, pas comme les premiers.

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Des déficits abyssaux devenus incontrôlables, comme ça a été le cas dans d’autres Etats membres de l’U.E. ; Bruxelles qui malicieusement fait pression pour faire encore plus, sachant qu’on s’apprête à dépasser les bornes du raisonnable : face aux dictats de Bruxelles, de l’Allemagne, de partenaires de l’UE et du FMI, en quoi pourrait consister, par exemple, une « politique » de « charlots » ?

Maîtriser la dépense publique, c’est très bien, mais ça ne suffit pas.

Restreindre les moyens de l’Etat, c’est bien, mais ça ne suffit pas, et c’est même franchement « à côté de la plaque » quand ça ne produit aucun effet véritable sur le redressement de notre économie, et qu’en plus les services publics s’en trouvent dégradés.

Supprimer les « niches » fiscales, c’est bien mais ça ne suffit pas, et c’est même franchement idiot et inutile lorsque, avant d’avoir été baptisées « niches », elles avaient une réelle utilité sociale, pour une certaine justice fiscale et sociale.

Ne pas relever les tranches du barème de l’impôt sur le revenu c’est bien, mais ça ne suffit pas, et c’est même carrément contre-productif : agissant sévèrement sur le pouvoir d’achat des ménages moyens jusqu’à ceux les plus défavorisés, c’est un coup de frein brutal pour ne pas dire un coup d’arrêt que l’on donne à la consommation : partant, le même effet se fait sentir sur la production, l’embauche, le chômage, les investissements, les fermetures et délocalisations d’entreprises.

Supprimer la grande majorité des charges déductibles du revenu global, comme supprimer la quasi-totalité des charges ouvrant droit à une réduction ou à un crédit d’impôt, par les fameux « coups de rabot », c’est bien, mais ça n’est pas suffisant et c’est même totalement imbécile, inique, irréfléchi. Si ces réductions ou crédits d’impôts ont été un jour instaurées, ce n’était pas pour le plaisir de distribuer des cadeaux fiscaux à certains, mais pour répondre à une politique, économique, favorisant l’achat de tel ou tel bien, la réalisation de tels ou tels travaux, ou de tels ou tels investissements, toutes choses dont la visée était de relancer à la fois la production dans les secteurs concernés, donc l’embauche et l’investissement, la consommation aussi, donc de faire rentrer de grandes quantités de recettes dans les caisses de l’Etat.

Obliger les gens à travailler beaucoup plus longtemps, c’est bien, mais ça n’est pas suffisant, et ça ne tient compte que de statistiques globales, non d’innombrables situations particulières. De plus penser que, parce que les statistiques disent qu’hommes et femmes vivent en moyenne plusieurs années de plus grâce aux progrès de la science, et en tirer la croyance que tous nos concitoyens sont obligatoirement concernés par ce bain de jouvence, c’est purement idiot là aussi : nombreux sont ceux qui n’ont pas, hélas, cette chance de vivre aussi longtemps et en bonne santé ! Si donc on prend la responsabilité de faire travailler les gens de façon à ce qu’ils ne puissent pas prendre leur retraite avant d’avoir fêté leur 70 ème anniversaire voire plus, il faudra certainement que nos entreprises prévoient dans leurs murs, la présence d’un médecin et d’un service médicalisé, avec défibrilateur, etc…

Retirer aux retraités et pensionnés la bonification due au nombre d’enfants qu’ils ont élevés, c’est bien mais ça ne sera pas suffisant, et de surcroît, anti-natalité : si une bonification a de longue date été instaurée, c’est pour les mêmes raison que le complément familial l’a été, ainsi que les allocations familiales ! Revenez sur ces dispositions, et dans quelques années, la France aura remplacé l’Allemagne, niveau natalité…, avec les conséquences nombreuses qui en découlent…

Diminuer la retraite ou pension de celles et ceux qui sont déjà inactifs, c’est bien mais ça ne suffira pas, et c’est là encore, contre-productif : les retraités et pensionnés sont parmi ceux qui consomment encore un peu, et pour les plus lotis d’entre eux, voyagent. Réduire de 15 ou 20% leur retraite serait, pour reprendre une expression qui se trouve dans le dictionnaire et le jargon politique : « minable ». C’est l’enterrement assuré de la consommation, et de nombreuses fermetures d’entreprises et de commerces, donc une hausse massive du chômage.

Que penser alors d’une « politique » gouvernementale dont le seul outil est le rabot ? Supprimer, tout le monde sait le faire : inutile d’avoir fait les Grandes Ecoles pour ça, ni de se regarder dans le blanc des yeux en face à face autour d’une table de conseil des ministres pendant des heures. C’est facile. Il faut se méfier de ce qui est facile. La facilité va souvent de pair avec l’incompétence, la volonté affichée de ne pas vouloir rechercher les vraies solutions, l’iniquité, l’injustice, pour ne pas dire simplement… la bêtise.

Comment peut-on croire, que tout gouvernement se prétendant sérieux, compétent, à l’écoute des administrés que nous sommes tous, appliquerait de telles « recettes » (qui se résument en fait à un seul et unique moyen : le rabotage) ?

Non ! Un gouvernement « aux responsabilités » (et responsable), se voulant sérieux, compétent, et juste, ne chercherait pas purement et simplement et uniquement à enlever, à reprendre d’une main ce qu’il a donné de l’autre (« donner c’est donner ; reprendre c’est voler »), faire des coupes sombres, raboter ! Il chercherait des voies novatrices, libérant enfin le marché du travail et de l’emploi, rendant enfin nos entreprises, petites, moyennes et grandes, et nos industries plus compétitives à l’international, il diminuerait significativement le poids des prélèvements obligatoires qui pèse sur tous les employeurs, pas de façon gratuite mais avec des contreparties, et à court terme, des embauches, des CDI, empêchant des cessations ou délocalisations, maintenant et créant des emplois, et à court terme donc, produisant les mêmes effets, la consommation des ménages serait relancée, l’économie repartirait réellement, avec au final des rentrées d’argent substantielles dans les caisses de l’Etat.

Car que fait en fin de compte un Etat qui sert les boulons de partout, coupe les robinets, rabote, rogne, restreint, revient sur les avantages acquis, sans jamais se préoccuper d’apporter aux pourvoyeurs d’emplois, comme aux employés, ouvriers, salariés en général, et aux retraités, LA bouffée d’oxygène qui permettrait d’accepter et de supporter tout cela ? Un Etat qui pratiquerait ainsi est un Etat qui s’appauvrirait lui-même, inévitablement.

 

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Inverser la courbe du chômage avant la fin de cette année…

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Au cours de sa dernière conférence de presse, de même qu’à l’occasion de ses rencontres avec les partenaires européens, et de divers déplacements, y compris dans des entreprises qui menacent de déposer le bilan et de licencier en masse, le Président de la République n’a de cesse de marteler « qu’il s’est engagé à inverser la courbe du chômage avant la fin de cette année, et qu’il s’y tiendra ».

Nous allons entamer le mois de juin, et dans la continuité, les deux mois de grandes vacances, qui traditionnellement nous éloignent pour un court moment des soucis du quotidien. L’affirmation du Chef de l’Etat pourrait donc prêter à sourire, et même à rire, s’il n’y avait pas derrière cela, des vies et carrières menacées, des souffrances et du désespoir. Certains esprits malins pourraient même répondre, à ceux qui diraient que l’affirmation de M. Hollande n’a pas de sens, que si, au contraire, elle a un sens ! l’inversion d’une courbe: celle du chômage !

Inutile de se mettre en frais de rappels économiques théoriques, le bon sens devrait suffire. Aujourd’hui, il n’est perçu nulle part, dans aucun secteur , et dans aucune structure , le moindre commencement de début de frémissement de reprise de notre économie, et tout le monde cherche quelles mesures secrètes, invisibles apparemment, auraient bien pu être prises afin de favoriser le redémarrage de l’emploi des jeunes, des moins jeunes, et des seniors.

Avec les grandes vacances qui s’annoncent, cela nous reporte donc… à septembre prochain. Fort de ce constat, nul ne voit par quel miracle, les statistiques de septembre se trouveraient meilleures que les dernières publiées, catastrophiques.

On est par conséquent en droit de conclure que le Gouvernement, alerté par la poursuite des mauvais résultats, en particulier en matière d’emploi, tiendra obligatoirement à la rentrée de septembre un, voire plusieurs Conseils extraordinaires, afin d’examiner les mesures d’urgence à prendre.

Or M. Hollande a pris devant les Français, le pari d’inverser la courbe du chômage avant la fin de cette année. Ce n’est donc pas le 31 décembre qu’il va décider de ces mesures, ni le 30, ni même le 1er décembre, mais bien avant.

Mais il ne lui restera, début septembre prochain, que quatre mois pour gagner son pari. Encore ne se base-t-il que sur ce qu’il connaît de la situation du pays ! Car que sait-il de ce que sera l’économie mondiale, au cours des six prochains mois ? Que connaît-il des répercussions que celle-ci pourrait induire, en bien comme en mal, sur notre économie ?

Le Gouvernement peut légiférer par décrets, évidemment, mais si l’on additionne le temps passé en réunions (pour décider des mesures à prendre), celui passé à rédiger les textes, à les adopter puis à les faire appliquer, il n’y a aucune mesure qui, prise mi-septembre ou fin septembre, et a fortiori en octobre ou novembre, qui puisse avoir le temps de produire des effets positifs immédiats sur l’emploi avant le 31 décembre 2013.

Pour que M. Hollande gagne son pari, il ne resterait alors plus qu’une solution: modifier une fois de plus le mode et les règles de recensement et de comptage des chômeurs et demandeurs d’emploi: une autre manière, artificielle,  d’inverser la courbe du chômage.

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Relieur: un métier artisanal et d’art peu connu.

 

 

 

 

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Images ci-dessus:

  • pose d’un fleuron à chaud, sur feuille d’or fin, sur dos, entre deux nerfs;
  • livre, dos chagrin, plats papier reliure; 6 faux nerfs; 4 fleurons et un titre doré à l’or fin à chaud.

A l’heure des e-books, des tablettes tactiles et autres liseuses électroniques, le livre papier survit et vit même encore bien: une centaine de nouveaux titres paraissent chaque semaine en moyenne, des plus petits recueils aux « pavés » de 500 pages ou plus, des plus petits éditeurs aux plus grandes maisons d’édition, provoquant un certain engorgement des librairies et surfaces spécialisées de vente, dans lesquels on finit par remarquer la difficulté qu’il y a à établir une « hiérarchie » dans les ouvrages que choisissent de retenir les libraires, et à les mettre en valeur.

De ce point de vue, le livre numérique montre sans problème sa supériorité, à beaucoup d’égards:

  • désengorgement des points de vente;
  • plus grand choix offert aux lecteurs, lesquels peuvent feuilleter et lire des extraits avant d’acheter;
  • inaltérabilité du livre numérique, contrairement à la version papier, fragile;
  • immense possibilité de stockage en un volume très réduit, à l’opposé du livre papier.

Pour autant, un livre papier vit, il possède une âme, il a aussi une senteur, qui dépend du papier utilisé par l’imprimeur, de l’encre, de son âge aussi, des endroits où il a « vécu ».

A l’inverse de la liseuse numérique, il existe avec le livre papier, le plaisir du « toucher »: ce plaisir vaut déjà avec un bel ouvrage neuf; il vaut d’autant plus avec un bel ouvrage d’art, et il vaut davantage lorsque le livre possède une « mémoire du passé », lorsqu’un ou des liens historiques le relient à un ou plusieurs personnages célèbres.

Le livre papier est donc fragile, et pour traverser les siècles et être à l’épreuve du temps, il doit, comme nous, les humains, se faire soigner de temps en temps. Il passe alors entre les mains expertes d’un « chirurgien – plasticien » du livre: c’est le relieur.

Lui seul est capable, en une soixantaine d’opérations, de défaire totalement un livre relié, et le ré-assembler (relier: religare en latin, qui signifie relier), et le doter d’une très solide couverture, d’un dos non moins solide, le tout recouvert soit de cuir soit de toile soit de papiers chamarés, et agrémenté de tranches dorées, d’enluminures, de fleurons, de titres dorés à l’or fin, voire de mosaïques et d’incrustations.

Ce très bel art qui remonte avant le Vème siècle avant Jésus Christ, a connu un premier essor à la Renaissance, avec des reliures à peu près semblables à celles d’aujourd’hui, puis son âge d’or au XV ème siècle, avec l’ajout des dorures, enluminures et mosaïques qui ont fait du simple livre relié avant tout par utilité, pour pouvoir le consulter sans l’abîmer, un livre relié – en même temps objet d’art, que l’on place fièrement sur un rayon de sa bibliothèque.

Il existe encore de nos jours environ 200 relieurs établis à leur compte en France, et on accède à ce très beau métier par plusieurs filières.

C’est ce qu’un auteur, lui-même fils de relieur d’Art, décrit minutieusement dans un livre à paraître bientôt, intitulé « Art de la Reliure et  Reliure d’Art »:

 

Un bel ouvrage à consulter pour en apprendre beaucoup sur ce métier très valorisant et passionnant, la reliure, et pourquoi pas, vouloir aller plus loin par la suite dans sa connaissance, afin éventuellement de le pratiquer soi-même !

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Opération « portes ouvertes »…

C’est un peu ainsi que l’on pourrait baptiser l’opération « mains propres » qu’ont décidé de lancer notre président et son premier ministre…

– « Approchez, approchez, bonnes gens ! Regardez ! Voilà ce que nous déclarons posséder, déclarer et percevoir ! Nous sommes donc honnêtes ! »

Au risque d’en enfoncer d’autres, des portes ouvertes, disons seulement que:

  • la déclaration de patrimoine n’engage que son auteur, et demanderait, pour avoir un quelconque accent de sincérité, à être vérifiée, comme le sont chaque année quelques 40 000 déclarations de contribuables français, particuliers, sociétés, associations, commerçants, professions libérales, artistes, sportifs, etc…;
  • cette déclaration de patrimoine, à supposer qu’elle ait été faite avec sincérité, ne témoigne que d’un état d’enrichissement à un instant « T », mais pas « T + 6 (mois) ou « T + 5 (ans) »…;
  • cette même formalité n’intéresse en réalité pas les français. Ce qui les intéresse, c’est de savoir si « untel ou unetelle » est fiable, et dit toujours la vérité, ou si il ou elle ment comme il ou elle respire;
  • ce genre d’initiative risque fort de tourner au voyeurisme, et n’est qu’un écran de fumée qui fait oublier les Cahuzac, Moscovici, Fabius etc… En effet, sera-ce parce que nos ministres et élus auront publié leur patrimoine que M. Cahuzac en sera automatiquement lavé de tout soupçon ? Non bien sûr !
  • ce type d’initiative va très vite virer au cauchemar pour beaucoup:

             – les plus riches vont se trouver mal à l’aise aux côtés d’autres collègues qu’ils côtoient mais qu’ils croyaient riches également;

             – les moins riches vont se trouver très mal à l’aise et complexer par rapport à certains barons de la politique, qui sont incommensurablement plus fortunés qu’eux.

Il va se créer parmi tous ces politiques, qu’ils exercent des responsabilités au Gouvernement ou dans les couloirs des Assemblées, des dissensions, et une ambiance vite délétère, malsaine.

Avec ce dispositif, le président et son premier ministre n’ont rien réglé pour l’avenir. Ils n’ont pas davantage assaini le monde politique. Ils ne l’ont pas plus moralisé. Ils n’ont fait que de détourner « l’affaire Cahuzac (et consorts…) », et provoqué la convoitise de certains, la mauvaise conscience pour d’autres, le dégoût pour beaucoup.

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La « Pourriecratie », qui masque notre Vème République…

Et si c’était Mélenchon qui avait raison ? Il n’a de cesse d’appeler de ses voeux l’enterrement de la Vème et l’avènement d’une VI ème République propre, morale, digne, pour en finir avec cette longue succession, au gré de l’alternance droite – gauche, de scandales politico-financiers, indignes d’une démocratie comme la nôtre !

Il y a Cahuzac (et avant lui, bon nombre se sont succédé à la barre, et sont plus ou moins ressortis « blanchis », la machine judiciaire française étant devenue au fil du temps une « machine à blanchir » les femmes et hommes politiques, d’Etat ou pas), voici aujourd’hui qu’on évoque la possibilité pour Laurent Fabius, un autre « pilier » de l’actuel gouvernement, d’avoir « planqué » de l’argent sur un compte en Suisse !…., sans parler qu’on ne peut empêcher la rumeur de répercuter des doutes sur un peu tout le monde, du Président à P. Moscovici, même sans preuves !

Voyez bonnes gens, avec quel aplomb nos dirigeants mentent ! C’est à s’y tromper ! Je ne sais pas si c’est à l’ENA notamment qu’on apprend à mentir aussi bien, mais si tel est le cas, il faudrait peut-être fermer ces « grandes écoles » inutiles et en revenir aux fondamentaux, et à une sélection plus sévère (et approfondie), sans concession, de ceux qui ont tous en main une parcelle de pouvoir et qui ont les capacités de permettre ou d’interdire: i r r é p r o c h a b l e s : voilà ce que chacune et chacun se doit, désormais d’être réellement, pas dans la fourberie.

Et demain ? A qui le tour ?

Ce n’est malheureusement pas le jeu des devinettes à la mode, et qui fait rire les français, ceux qui se lèvent tôt le matin, qui rentrent tard le soir, qui « bossent », qui « triment », qui ne parviennent plus à rembourser les prêts, ceux chez qui il est facile d’aller chercher des « poux » dans la tête, pendant que d’autres défient fièrement les lois de la République, et se moquent pas mal du sort de leurs concitoyens. Ils ont la mentalité « Madoff », et leur devise pourrait être, détournée, celle des Mousquetaires: « un pour tous, tous pourris » !

Alors ce « grand coup de balai » auquel aspire tant J-L Mélenchon, ne serait-ce pas temps d’y songer, et de le passer ?

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Les « effets Cahuzac »

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Gardons nous de frapper un homme à terre ! L’affaire « Cahuzac – Mediapart » déshonore la classe politique française entend-on et lit-on. Et alors ? Les faits sont très graves, certes, mais ils sont loin d’être exceptionnels sous les lambris de la Vème République, et pareils scandales ont existé sous d’autres régimes !

Epargnons la cohorte de politiques « aux responsabilités », de droite comme de gauche, confondant ou ayant confondu politique et affaires, mêlés à des histoires de trafics d’influence, ou de trafics d’armes, ou encore de prises illégales d’intérêts, ou de financement occulte de partis, ou d’emplois fictifs, voire de blanchiment d’argent, etc, etc….  Ils (et elles) sont légion, et sur le nombre, seule une poignée a retenu l’attention des juges et purgé une peine: A. Carignon; M. Noir; H. Emmanuelli; A. Juppé; F. Léotard; et quelques autres, ce qui n’en a pas empêché certains, par la suite, de revenir « en politique » !

S’agissant de Jérôme Cahuzac, peut-être en sera-t-il finalement de même, de l’homme. Il peut bien être accusé de fourberie, de tromperie, et s’il ne s’agissait pas d’un ex-ministre (et non des moindres), mais d’un haut fonctionnaire, d’aucuns l’accuseraient volontiers de forfaiture.

Il y va surtout des « effets » portés par ce coup fatal.

  • sur la crédibilité du Premier Ministre et du Président de la République: ils savent décidément bien mal choisir leurs plus proches collaborateurs, et ne savent pas s’entourer;
  • sur l’image de notre pays aux yeux des autres gouvernements: même si certains d’entre eux ne sont pas non plus des modèles de vertu, cela ne fait pas du tout sérieux, dans « le concert des Nations », selon l’expression consacrée;
  • sur la crédibilité surtout de la politique fiscale engagée dans notre pays, qu’il s’agisse des simples contrôles fiscaux effectués auprès des citoyens, de ceux diligentés à l’encontre des entreprises, petites, moyennes ou grandes, ou de la lutte contre la fraude fiscale internationale, contre le blanchiment de l’argent sale (drogue, prostitution, etc…), en liaison avec Tracfin, contre l’évasion fiscale vers les paradis fiscaux, ou enfin de la lutte contre l’économie souterraine.

Comment en effet à présent, après les affaires Woerth, DSK, Cahuzac, et d’autres noms précédemment impliqués à la tête de Bercy, accepter la rigueur fiscale imposée au « citoyen lambda », la rigueur et la pression fiscale souvent imposées aux contrôles des entreprises (vérifications de comptabilité), des particuliers également (ECSFP), comment accepter ça, quand ceux qui exercent leur autorité de tutelle sur les services déconcentrés de contrôles de l’Etat, ne sont même pas capables d’être intègres et de montrer l’exemple ? C’est la fameuse réplique du « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais » !!! Et comment donner de la crédibilité et de l’autorité aux fonctionnaires dont les missions sont précisément d’exercer tous ces contrôles ? Comment la population française dans son ensemble, qu’elle soit actrice de l’économie ou simple consommatrice, peut-elle continuer à accepter une situation aussi intolérable et qui existe depuis trop longtemps maintenant, sans que quiconque ne se soit soucié un tant soit peu, et certainement pas le législateur ou encore la Cour des Comptes, si prompte habituellement à réagir et à taper sur le fonctionnement qu’elle juge souvent « délabré » des services publiques, de venir mettre de l’ordre une bonne fois pour toutes dans cette pagaille, dans cette gabegie ?

Va-t-il falloir, désormais, « mettre systématiquement et préventivement en examen », ou tout au moins soumettre à la « question » (pas la torture moyenâgeuse, mais la procédure parlementaire), chaque futur ministre, avant sa désignation officielle ?

Mais où allons nous ?….Et pourtant…. L’habit ne fait pas le moine, preuve en est une fois de plus, et il n’est plus possible du tout, de juger de la probité de quelqu’un sur sa bonne mine, son air sympathique, son aplomb. Faudra-t-il envisager dans l’avenir des tests ? Une enquête préliminaire (avant « embauche », en quelque sorte !…), ou encore une audition du type « Congrès américain » ?

Une chose est sûre: la Gauche qui passait jusqu’à présent pour plus moralisatrice que la droite, a du plomb dans l’aile ! Il va être temps qu’elle prenne ce problème « à bras le corps » !

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