COVID-19 : mesures de confinement et paralysie de l’économie : aperçu des « pertes budgétaires collatérales » pour l’Etat !

radars-tronçons

La pandémie du COVID-19 et les mesures « drastiques » imposées par l’Etat et maintenues encore longtemps, en plus de la fermeture de tous les établissements non essentiels, les mises au chômage partiel, et surtout le « confinement » de toute la population, ont fait chuter non seulement la « production » et « l’emploi » mais aussi la consommation et la majeure partie des déplacements routiers et autoroutiers, aériens, et dans une moindre mesure, ferroviaires.

L’impact sur notre P.I.B. est encore incalculable mais certainement immense, auquel s’ajoutent toutes les mesures financières d’accompagnement et de soutien de l’Etat en direction des entreprises, surtout les PME et TPE mais également des particuliers, en faveur des plus démunis !

Or ce qu’on nous annonce ne doit être considéré que comme la « face émergée » de « l’iceberg » : avec  9% du P.I.B., on est très probablement loin du compte et en voici quelques exemples, parmi d’autres.

Les radars routiers et autoroutiers

L’Etat a investi – et entretient – dans un vaste parc de radars afin de traquer la fraude, les excès de vitesse, les « passages forcés » aux feux rouges ou aux « passages à niveau », etc. On compte en effet les « radars fixes », les « radars de chantiers », les « radars feux-rouges », les « radars de passages », les « radars mobiles », les « radars-tronçons », etc, etc….

Or depuis le 15 mars dernier au matin, on ne roule plus sur les autoroutes françaises – hormis les quelques camions de transport de marchandises habilités – et pas plus sur nos routes, nationales et départementales, si ce n’est pour faire un ou deux kilomètres pour faire ses courses alimentaires et nécessaires, ou aller consulter son médecin.

C’est là que le « bas blesse » ! Les radars ne « flashent plus », et des radars qui ne « flashent » plus ne rapportent plus rien dans les caisses de l’Etat ! Pire ! Ils deviennent une « charge » pour l’Etat, qui doit néanmoins continuer à les entretenir ! Or entretenir, par exemple :

  • un « radar fixe » coûte à l’Etat environ 21 000 euros par an ;
  • un « radar mobile » coûte à l’Etat environ 11 000 euros par an ;
  • un « radar feux-rouges » coûte à l’Etat environ 25 000 euros par an ;

Les « radars mobiles » demandent en outre le remplacement fréquent, régulier et l’entretien d’une trentaine de véhicules, qui par définition roulent beaucoup – moins voire plus du tout en ce moment – mais dont il faut continuer d’assurer l’entretien !

Certes en temps normal, sur quelques 650 millions d’euros (+/-) que rapportaient à l’Etat ces radars, environ 250 millions partaient à leur entretien, à l’administratif, à la rédaction des PV et leurs envois postaux etc. Mais avec cet arrêt brutal des déplacements routiers et autoroutiers, les caisses accusent un solde « négatif », compte-tenu de ce qui vient d’être exposé !

La TICPE (taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques)

Il s’agit de la fameuse taxe que chacun acquitte, en faisant le « plein » de carburant à la pompe (essence, diesel, gaz oil). C’est la « taxe carbone » ! Evidemment, il arrive encore que l’on remette un peu de carburant dans les réservoirs, mais plus personne ne refait le « plein » et pour cause ! On ne peut quasiment plus rouler !

Or cette discrète mais très lucrative TICPE rapporte d’ordinaire pas moins de 38 milliards d’euros au total par an, dont 19 milliards qui tombent directement dans l’escarcelle de l’Etat, la différence étant répartie entre les régions et les départements !

Encore une « recette-poule aux œufs d’or » qui échappe au budget de l’Etat !

La TVA

Ce sont quelques 130 milliards d’euros de TVA qui viennent chaque année grossir le budget de l’Etat. Sans données précises (il est encore difficile de chiffrer toutes les répercussions de cet arrêt brutal du commerce et des transactions, d’autant qu’une certaine activité commerciale perdure sur internet), on peut raisonnablement estimer la perte de recettes apportées par la TVA à 70%, soit environ 90 milliards d’euros, surtout si les échanges commerciaux, la production, le commerce, l’économie en somme, ne redémarre pas avant plusieurs semaines/ mois !

Au total, et rien que pour ces trois exemples cités, il est raisonnable d’estimer à environ 110 milliards d’euros la perte sèche de l’Etat, post « mesures de confinement et d’arrêt quasi-total de l’économie » ! Rapportée à son PIB (2 353 milliards d’euros) cela représente une perte de 4,7% du PIB, mais qui vient s’ajouter à celle due aux nombreuses « mesures d’aides financières » d’accompagnement versées par l’Etat !

Edithorial37

https://www.cdjf-casav.com

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Classé dans actualité société, économie, débats de société, Fiscalité, politique, santé

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