Primaires des présidentielles : sexisme ?

URNE DE VOTE

Force est de le constater : la parité « hommes »-« femmes » ne sera pas respectée une fois encore, à l’occasion du choix des candidats lors des primaires, à droite comme à gauche si elles ont lieu, sauf au premier tour des élections présidentielles, où par hypothèse,  la candidate de l’extrême-droite sera présente.

Pourtant, en principe, il doit y avoir autant de votants potentiels féminins sur le nombre d’électeurs inscrits au plan national, que de votants potentiels masculins, et peut-être même, si on suit une certaine « logique statisticienne » démographique, légèrement plus, soit légèrement plus de 50%…

Si, donc, toutes les femmes de ce pays, lasses d’être déconsidérées, mises à l’écart, tenues pour quantités négligeables, décidaient au premier tour des présidentielles fin avril prochain de voter pour une femme, non seulement elles ne pourraient selon toute vraisemblance le faire que pour un nom : Marine Le Pen (FN),  mais ce faisant elles l’éliraient, sans l’ombre d’un doute !

Sexisme oui, sans doute : il n’est qu’à regarder le spectacle des primaires de la droite. S’il ne peut en être contesté l’impeccable organisation, en revanche tout le monde aura remarqué au premier tour, la seule présence de la vaillante mais malheureuse NKM (Nathalie Koscuskio Morizet), faisant face à un bataillon de candidats plutôt machistes, sa participation ayant été accueillie parfois, au mieux avec scepticime, et au pire sous certaines railleries, pour finir par être rapidement « évincée » du trio de tête.

Si l’on porte le regard à gauche, ça n’est guère mieux, a priori. Aujourd’hui, seule Marie-Noëlle Lienemann semble vouloir défendre le point de vue des femmes, au sein d’une pléthore là aussi, de prétendants masculins (l’article met à-part EEV). Bien sûr la liste des prétendants à la primaire de la gauche n’est pas close, il reste encore un peu de temps, mais nul ne voit, sans changement d’ici là, comment la seule Marie-Noëlle Lienemann pourrait valablement défendre ses chances, face à ses « rivaux » masculins.

Est-ce un manque d’intérêt des femmes pour la vie politique ? Sans doute pas, lorsqu’on remarque la présence de nombre d’entre elles au sein des gouvernements, de gauche comme de droite, qui se succèdent, lorsqu’on voit hors de France que les femmes sont largement capables de tenir les rênes du pouvoir comme Mme Merkel en Allemagne, ou comme aurait pu le faire Hillary Clinton, la candidate malchanceuse américaine. Est-ce le fruit d’un nombre insuffisant de femmes en politique ? Certainement, même si la situation s’améliore d’année en année ou plutôt, d’élections en élections, le Parlement par exemple et en particulier l’Assemblée Nationale comptant dans ses rangs de plus en plus de femmes, les présidences de commissions étant également confiées de plus en plus à des femmes. C’est sans doute aussi le signe que les mentalités sont difficiles et lentes à modifier dans notre pays, et qu’il faudra encore un peu de temps aux femmes pour s’imposer, à tous les niveaux, comme les égales de l’homme et pour ces derniers, d’en accepter le fait.

Edithorial37

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Classé dans actualité société, débats de société, politique

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