Archives mensuelles : avril 2013

Relieur: un métier artisanal et d’art peu connu.

 

 

 

 

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Images ci-dessus:

  • pose d’un fleuron à chaud, sur feuille d’or fin, sur dos, entre deux nerfs;
  • livre, dos chagrin, plats papier reliure; 6 faux nerfs; 4 fleurons et un titre doré à l’or fin à chaud.

A l’heure des e-books, des tablettes tactiles et autres liseuses électroniques, le livre papier survit et vit même encore bien: une centaine de nouveaux titres paraissent chaque semaine en moyenne, des plus petits recueils aux « pavés » de 500 pages ou plus, des plus petits éditeurs aux plus grandes maisons d’édition, provoquant un certain engorgement des librairies et surfaces spécialisées de vente, dans lesquels on finit par remarquer la difficulté qu’il y a à établir une « hiérarchie » dans les ouvrages que choisissent de retenir les libraires, et à les mettre en valeur.

De ce point de vue, le livre numérique montre sans problème sa supériorité, à beaucoup d’égards:

  • désengorgement des points de vente;
  • plus grand choix offert aux lecteurs, lesquels peuvent feuilleter et lire des extraits avant d’acheter;
  • inaltérabilité du livre numérique, contrairement à la version papier, fragile;
  • immense possibilité de stockage en un volume très réduit, à l’opposé du livre papier.

Pour autant, un livre papier vit, il possède une âme, il a aussi une senteur, qui dépend du papier utilisé par l’imprimeur, de l’encre, de son âge aussi, des endroits où il a « vécu ».

A l’inverse de la liseuse numérique, il existe avec le livre papier, le plaisir du « toucher »: ce plaisir vaut déjà avec un bel ouvrage neuf; il vaut d’autant plus avec un bel ouvrage d’art, et il vaut davantage lorsque le livre possède une « mémoire du passé », lorsqu’un ou des liens historiques le relient à un ou plusieurs personnages célèbres.

Le livre papier est donc fragile, et pour traverser les siècles et être à l’épreuve du temps, il doit, comme nous, les humains, se faire soigner de temps en temps. Il passe alors entre les mains expertes d’un « chirurgien – plasticien » du livre: c’est le relieur.

Lui seul est capable, en une soixantaine d’opérations, de défaire totalement un livre relié, et le ré-assembler (relier: religare en latin, qui signifie relier), et le doter d’une très solide couverture, d’un dos non moins solide, le tout recouvert soit de cuir soit de toile soit de papiers chamarés, et agrémenté de tranches dorées, d’enluminures, de fleurons, de titres dorés à l’or fin, voire de mosaïques et d’incrustations.

Ce très bel art qui remonte avant le Vème siècle avant Jésus Christ, a connu un premier essor à la Renaissance, avec des reliures à peu près semblables à celles d’aujourd’hui, puis son âge d’or au XV ème siècle, avec l’ajout des dorures, enluminures et mosaïques qui ont fait du simple livre relié avant tout par utilité, pour pouvoir le consulter sans l’abîmer, un livre relié – en même temps objet d’art, que l’on place fièrement sur un rayon de sa bibliothèque.

Il existe encore de nos jours environ 200 relieurs établis à leur compte en France, et on accède à ce très beau métier par plusieurs filières.

C’est ce qu’un auteur, lui-même fils de relieur d’Art, décrit minutieusement dans un livre à paraître bientôt, intitulé « Art de la Reliure et  Reliure d’Art »:

 

Un bel ouvrage à consulter pour en apprendre beaucoup sur ce métier très valorisant et passionnant, la reliure, et pourquoi pas, vouloir aller plus loin par la suite dans sa connaissance, afin éventuellement de le pratiquer soi-même !

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Opération « portes ouvertes »…

C’est un peu ainsi que l’on pourrait baptiser l’opération « mains propres » qu’ont décidé de lancer notre président et son premier ministre…

– « Approchez, approchez, bonnes gens ! Regardez ! Voilà ce que nous déclarons posséder, déclarer et percevoir ! Nous sommes donc honnêtes ! »

Au risque d’en enfoncer d’autres, des portes ouvertes, disons seulement que:

  • la déclaration de patrimoine n’engage que son auteur, et demanderait, pour avoir un quelconque accent de sincérité, à être vérifiée, comme le sont chaque année quelques 40 000 déclarations de contribuables français, particuliers, sociétés, associations, commerçants, professions libérales, artistes, sportifs, etc…;
  • cette déclaration de patrimoine, à supposer qu’elle ait été faite avec sincérité, ne témoigne que d’un état d’enrichissement à un instant « T », mais pas « T + 6 (mois) ou « T + 5 (ans) »…;
  • cette même formalité n’intéresse en réalité pas les français. Ce qui les intéresse, c’est de savoir si « untel ou unetelle » est fiable, et dit toujours la vérité, ou si il ou elle ment comme il ou elle respire;
  • ce genre d’initiative risque fort de tourner au voyeurisme, et n’est qu’un écran de fumée qui fait oublier les Cahuzac, Moscovici, Fabius etc… En effet, sera-ce parce que nos ministres et élus auront publié leur patrimoine que M. Cahuzac en sera automatiquement lavé de tout soupçon ? Non bien sûr !
  • ce type d’initiative va très vite virer au cauchemar pour beaucoup:

             – les plus riches vont se trouver mal à l’aise aux côtés d’autres collègues qu’ils côtoient mais qu’ils croyaient riches également;

             – les moins riches vont se trouver très mal à l’aise et complexer par rapport à certains barons de la politique, qui sont incommensurablement plus fortunés qu’eux.

Il va se créer parmi tous ces politiques, qu’ils exercent des responsabilités au Gouvernement ou dans les couloirs des Assemblées, des dissensions, et une ambiance vite délétère, malsaine.

Avec ce dispositif, le président et son premier ministre n’ont rien réglé pour l’avenir. Ils n’ont pas davantage assaini le monde politique. Ils ne l’ont pas plus moralisé. Ils n’ont fait que de détourner « l’affaire Cahuzac (et consorts…) », et provoqué la convoitise de certains, la mauvaise conscience pour d’autres, le dégoût pour beaucoup.

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La « Pourriecratie », qui masque notre Vème République…

Et si c’était Mélenchon qui avait raison ? Il n’a de cesse d’appeler de ses voeux l’enterrement de la Vème et l’avènement d’une VI ème République propre, morale, digne, pour en finir avec cette longue succession, au gré de l’alternance droite – gauche, de scandales politico-financiers, indignes d’une démocratie comme la nôtre !

Il y a Cahuzac (et avant lui, bon nombre se sont succédé à la barre, et sont plus ou moins ressortis « blanchis », la machine judiciaire française étant devenue au fil du temps une « machine à blanchir » les femmes et hommes politiques, d’Etat ou pas), voici aujourd’hui qu’on évoque la possibilité pour Laurent Fabius, un autre « pilier » de l’actuel gouvernement, d’avoir « planqué » de l’argent sur un compte en Suisse !…., sans parler qu’on ne peut empêcher la rumeur de répercuter des doutes sur un peu tout le monde, du Président à P. Moscovici, même sans preuves !

Voyez bonnes gens, avec quel aplomb nos dirigeants mentent ! C’est à s’y tromper ! Je ne sais pas si c’est à l’ENA notamment qu’on apprend à mentir aussi bien, mais si tel est le cas, il faudrait peut-être fermer ces « grandes écoles » inutiles et en revenir aux fondamentaux, et à une sélection plus sévère (et approfondie), sans concession, de ceux qui ont tous en main une parcelle de pouvoir et qui ont les capacités de permettre ou d’interdire: i r r é p r o c h a b l e s : voilà ce que chacune et chacun se doit, désormais d’être réellement, pas dans la fourberie.

Et demain ? A qui le tour ?

Ce n’est malheureusement pas le jeu des devinettes à la mode, et qui fait rire les français, ceux qui se lèvent tôt le matin, qui rentrent tard le soir, qui « bossent », qui « triment », qui ne parviennent plus à rembourser les prêts, ceux chez qui il est facile d’aller chercher des « poux » dans la tête, pendant que d’autres défient fièrement les lois de la République, et se moquent pas mal du sort de leurs concitoyens. Ils ont la mentalité « Madoff », et leur devise pourrait être, détournée, celle des Mousquetaires: « un pour tous, tous pourris » !

Alors ce « grand coup de balai » auquel aspire tant J-L Mélenchon, ne serait-ce pas temps d’y songer, et de le passer ?

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Les « effets Cahuzac »

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Gardons nous de frapper un homme à terre ! L’affaire « Cahuzac – Mediapart » déshonore la classe politique française entend-on et lit-on. Et alors ? Les faits sont très graves, certes, mais ils sont loin d’être exceptionnels sous les lambris de la Vème République, et pareils scandales ont existé sous d’autres régimes !

Epargnons la cohorte de politiques « aux responsabilités », de droite comme de gauche, confondant ou ayant confondu politique et affaires, mêlés à des histoires de trafics d’influence, ou de trafics d’armes, ou encore de prises illégales d’intérêts, ou de financement occulte de partis, ou d’emplois fictifs, voire de blanchiment d’argent, etc, etc….  Ils (et elles) sont légion, et sur le nombre, seule une poignée a retenu l’attention des juges et purgé une peine: A. Carignon; M. Noir; H. Emmanuelli; A. Juppé; F. Léotard; et quelques autres, ce qui n’en a pas empêché certains, par la suite, de revenir « en politique » !

S’agissant de Jérôme Cahuzac, peut-être en sera-t-il finalement de même, de l’homme. Il peut bien être accusé de fourberie, de tromperie, et s’il ne s’agissait pas d’un ex-ministre (et non des moindres), mais d’un haut fonctionnaire, d’aucuns l’accuseraient volontiers de forfaiture.

Il y va surtout des « effets » portés par ce coup fatal.

  • sur la crédibilité du Premier Ministre et du Président de la République: ils savent décidément bien mal choisir leurs plus proches collaborateurs, et ne savent pas s’entourer;
  • sur l’image de notre pays aux yeux des autres gouvernements: même si certains d’entre eux ne sont pas non plus des modèles de vertu, cela ne fait pas du tout sérieux, dans « le concert des Nations », selon l’expression consacrée;
  • sur la crédibilité surtout de la politique fiscale engagée dans notre pays, qu’il s’agisse des simples contrôles fiscaux effectués auprès des citoyens, de ceux diligentés à l’encontre des entreprises, petites, moyennes ou grandes, ou de la lutte contre la fraude fiscale internationale, contre le blanchiment de l’argent sale (drogue, prostitution, etc…), en liaison avec Tracfin, contre l’évasion fiscale vers les paradis fiscaux, ou enfin de la lutte contre l’économie souterraine.

Comment en effet à présent, après les affaires Woerth, DSK, Cahuzac, et d’autres noms précédemment impliqués à la tête de Bercy, accepter la rigueur fiscale imposée au « citoyen lambda », la rigueur et la pression fiscale souvent imposées aux contrôles des entreprises (vérifications de comptabilité), des particuliers également (ECSFP), comment accepter ça, quand ceux qui exercent leur autorité de tutelle sur les services déconcentrés de contrôles de l’Etat, ne sont même pas capables d’être intègres et de montrer l’exemple ? C’est la fameuse réplique du « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais » !!! Et comment donner de la crédibilité et de l’autorité aux fonctionnaires dont les missions sont précisément d’exercer tous ces contrôles ? Comment la population française dans son ensemble, qu’elle soit actrice de l’économie ou simple consommatrice, peut-elle continuer à accepter une situation aussi intolérable et qui existe depuis trop longtemps maintenant, sans que quiconque ne se soit soucié un tant soit peu, et certainement pas le législateur ou encore la Cour des Comptes, si prompte habituellement à réagir et à taper sur le fonctionnement qu’elle juge souvent « délabré » des services publiques, de venir mettre de l’ordre une bonne fois pour toutes dans cette pagaille, dans cette gabegie ?

Va-t-il falloir, désormais, « mettre systématiquement et préventivement en examen », ou tout au moins soumettre à la « question » (pas la torture moyenâgeuse, mais la procédure parlementaire), chaque futur ministre, avant sa désignation officielle ?

Mais où allons nous ?….Et pourtant…. L’habit ne fait pas le moine, preuve en est une fois de plus, et il n’est plus possible du tout, de juger de la probité de quelqu’un sur sa bonne mine, son air sympathique, son aplomb. Faudra-t-il envisager dans l’avenir des tests ? Une enquête préliminaire (avant « embauche », en quelque sorte !…), ou encore une audition du type « Congrès américain » ?

Une chose est sûre: la Gauche qui passait jusqu’à présent pour plus moralisatrice que la droite, a du plomb dans l’aile ! Il va être temps qu’elle prenne ce problème « à bras le corps » !

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