Archives mensuelles : janvier 2013

Mali: une bataille gagnée…., mais la guerre ?

Le Chef de l’Etat annonce aujourd’hui triomphalement qu’aidé des troupes françaises qui ont repris Tombouctou et le Nord du pays, grtand comme deux fois la France, les 3 000 soldats maliens sont en passe d’avoir gagné la bataille contre l’invasion terroriste islamiste d’AQMI au Mali.

Si les premières interventions militaires, les premières frappes françaises ont été meurtrières (des deux côtés), depuis 18 jours maintenant que cette offensive a été lancée, force est de constater, non sans étonnement d’ailleurs ni questionnements, que la reprise , des principaux points névralgiques du pays s’est effectuée pratiquement sans combats, sans affrontements, par la coalition militaire franco-malienne.

Le Chef de l’Etat français aurait-il tort de se réjouir aussi vite d’un tel « triomphe » ? N’avons-nous pas l’impression qu’en opérant comme elle l’a fait, l’armée française n’a fait que de donner « un coup de pied dans la fourmilière » d’AQMI, avec une sorte de risque « d’atomisation » de ce mouvement composite mais animé des mêmes intentions, vers et dans des pays limitrophes du Mali, pays dans lesquels l’Occident, et la France en particulier, possèdent des intérêts, sinon stratégiques, du moins économiques ?

Un mouvement islamique extrémiste aussi hétéroclite, fondu dans diverses populations, sera difficile à déceler: n’était-ce pas ce qu’il fallait éviter ? Bien sûr, provisoirement les maliens retrouvent peu à peu leurs libertés, mais… pour combien de temps ?

Ces djihadistes sont non seulement déterminés et bien armés et entraînés, ils connaissent beaucoup mieux le terrain que nos troupes, qui ont « débarqué » sur le sol malien avec…. des cartes périmées…., mais ils ont maintenant la faculté de disparaître aussi vite qu’ils sont apparus, et de se regrouper très rapidement, à n’importe quel endroit. Certes ils ont subi quelques pertes en hommes et matériels, mais à ce qu’il est possible de juger, cela ne paraît pas suffisamment important pour pouvoir prétendre avoir anéanti toute velléité et possibilité d’invasion du Centre Afrique par ces groupes terroristes.

Edithorial.

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Florence, Cassée….

Facile, dirons certains, c’est vrai…. Si nous nous réjouissons tous ce matin, les larmes aux yeux parfois, de la libération de Florence Cassez et de son retour imminent en France, parmi les siens, la décision de la Cour Suprême de Mexico de la libérer, la nuit dernière, après 7 années d’emprisonnement pour rien, l’accusation reposant sur un dossier vide ou plutôt émaillé de doutes, de trucages, de faux témoignages, d’allégations non démontrées, si elle tend à libérer un peu les relations entre notre pays et le Mexique, plutôt tendues depuis cette malheureuse affaire, ne solde pas pour autant cette dernière.

En effet, 7 années de geôle lorsqu’on est innocent, lorsque rien ne vient étayer l’accusation, lorsque l’obstination de certains a contribué à vouloir voir en Florence la coupable idéale, ce sont aussi 7 années de privation de libertés, de frustrations, 7 années coupée de sa famille, de ses parents et amis, 7 années sans travail, sans revenus, sans vie affective, sans rien.

Il y a non seulement un préjudice moral énorme, mais aussi humain, financier, que les avocats de Florence Cassez s’emploieront sans doute prochainement à estimer, afin de présenter la « facture » au Gouvernement mexicain, pour réparation des préjudices causés par des enquêtes policières bâclées ou « arrangées », des procès et appels des sentences qui ont pesé lourd sur le moral de la jeune femme et de sa famille, car dans le préjudice, il faudra distinguer celui – énorme – subi par Florence, mais également celui subi également par ses proches.

Enfin, la réparation financière ne fera pas tout. Notre compatriote aura très certainement besoin d’un soutien psychologique, car 7 années d’emprisonnement pour erreurs policières et judiciaires, et au Mexique de surcroît, ce n’est pas rien.

Souhaitons la bienvenue à Florence et qu’elle se ré-adapte à une vie normale de jeune femme, libre à présent.

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Le flair de Poutine, ou ce comique qui s’ignore….

Ainsi Vladimir a accordé la nationalité russe à Depardieu, qui ne sera donc plus « Depardiou » mais plutôt « Depardiof » ou « Depardieutchof »: et Brigitte Bardot, notre célèbre égérie cinématographique de lui emboîter le pas!

A n’en pas douter, Poutine nous exécute là un numéro comique, de « pince sans rire », de blagueur « à froid » (normal!…), digne des réminiscences du KGB et de la guerre froide, et sur le plan artistique s’apparentant aux prestations d’un Buster Keaton.

On peut dire en effet que le dirigeant du Kremlin n’ a pas son pareil pour dénicher pour son pays les « étoiles artistiques montantes », les « forces vives du spectacle », (rires évidement…), car en l’occurrence pour Depardiof ou Depardieutchof, il s’agirait plutôt « d’étoiles filantes », et pour certaines, « qui s’éteignent lentement et retombent » et on s’inquiète un peu de savoir quel sera le (ou la ) troisième exilé(e)…

Notre Vladimir a certainement une idée derrière la tête, et même sans doute plusieurs. Nous connaissons tous les liens historiques unissant la Grande Russie à la France, les liens d’amitié entre ces deux pays. Lorsque vous allez par exemple à Moscou, vous êtes frappés par le  nombre de moscovites connaissant et parlant parfaitement notre langue (cherchez l’inverse ici en France !…) et pas seulement, puisqu’ils connaissent l’histoire de la France mieux que bon nombre de nos concitoyens ! En accueillant Depardieu (et peut-être Brigitte Bardot) dans son pays, Poutine veut peut-être importer chez lui, une part du « rayonnement culturel et intellectuel  » de la France !… Et quel rayonnement ! (rires, évidemment…): en l’occurrence, venant du pays des Lumières, il s’agirait plutôt de lumières « basse énergie ».

Mais après tout qu’importe  ! Tandis que Brigitte Bardot (ce n’est pas encore fait, d’ailleurs) « s’étiolera » à Moscou, Depardiof (ou Depardieutchof) troquera son doucereux vin de table d’Anjou contre la Vodka et autres alcools très forts qui peuvent aussi éventuellement servir à la ménagère russe pour décaper, assainir et nettoyer, auxquels il s’abreuvera comme on l’imagine, et il pourra ainsi rouler « à tombeau ouvert »  sur son énième scooter, sur les routes le plus souvent enneigées, à droite, à gauche ou au milieu, alternativement et comme il le voudra, et tout son saoul [oui, les deux orthographes sont admises, avec soûl ], tout en déclamant ses tirades favorites, sans être embêté par qui que ce soit.

Depardieu devenu « grand voyageur » ! Depardieu découvrant le monde, le monde « invisible » (c’est à dire là où il est « invisible ») ! Mais ce monde est immense, et l’acteur a encore de quoi faire ! Il pourrait lui être conseillé par exemple les Inuits, d’autant que parmi eux, il aurait le choix entre diverses nationalités! Ah c’est sûr, ils ne connaissent pas le vin de table d’Anjou, et puis il y a également Raoni, qui pourrait peut-être faire quelque chose pour lui ! L’Amazonie c’est magnifique! Ah bien sûr, ça manque de cinoches et de réalisateurs, et il n’y a pas foule, mais…, et… pourquoi n’a-t-il pas demandé conseil à Florent Pagny, autre exilé fiscal ? La Patagonie, c’est chouette également, ces grandes étendues sauvages, avec le vent qui souffle 360 jours sur 365 à plus de 130 Kms/h, et où l’on s’ennuie merveilleusement, et il faut parcourir des milliers de Kms avant de rencontrer âme qui vive (mais ça manque aussi de cinoches, de réalisateurs, producteurs, tout)!

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