Archives mensuelles : août 2012

Nouveaux radars à tronçons, pièges à… (suite)

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Le 24 août dernier, un premier article ici-même se faisait l’écho de l’illégalité soupçonnée de ces nouveaux radars-tronçons qui, le prétend-on, vont fleurir bientôt le long ou plutôt au-dessus de nos routes et autoroutes.

Illégalité à plus d’un titre, dont celui de leur non conformité avec les normes imposées avait été évoquée.

Aujourd’hui, 30 septembre 2012, la presse dans son ensemble confirme officiellement l’illégalité de ces nouveaux radars, du seul fait de leur non-homologation par non parution au Journal Officiel !

Mais l’article précédent d’Edithorial37 allait beaucoup plus loin, et invitait les spécialistes à investiguer un peu côté technique, et des conditions mêmes dans lesquelles a bien pu se faire l’homologation  de ces nouvelles « machines à sous ».

En effet, selon les informations qui ont couru jusqu’ici sur ce nouveau dispositif, un premier signalement (n° minéralogiques, date, heures, minutes, secondes) capté sous un premier portique, serait transmis par infrarouge à un second portique, distant d’exactement 2 kilomètres, qui ferait le même type de relevé et qui, grâce à un ordinateur, calculerait en simultané la vitesse moyenne de tous les véhicules passés entre ces deux points.

Or lorsque l’on connaît la portée maximum d’un signal par infrarouge et la capacité de ce dernier à se disperser dans l’air, sauf à utiliser un transport du signal par fibre optique ce qui n’est pas prouvé dans ce genre d’installation, on a des soucis à se faire quant à la fiabilité des calculs en question, surtout sur une distance de 2 kilomètres, et qui plus est si la portion contrôlée est légèrement ou significativement en ligne courbe, également s’il existe dans les parages le moindre objet réfléchissant…. Un écart de temps de transmission même infime, peut induire, sur une valeur aussi courte (2 Kms) et à des vitesses supérieures à 70 Km/h, des erreurs non négligeables pouvant fausser les résultats et pénaliser des automobilistes qui ne sont pas, en réalité, en infraction.

Il serait souhaitable que les pouvoirs publics communiquent davantage sur ce point technique.

Edithorial37

 

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Quelle résolution prendre ?

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Non, vous n’êtes pas occupés à choisir un appareil photo ou un mini caméscope, ni à vous soucier de la définition d’images, en pixels, de votre écran TV, de votre écran d’ordinateur ou de votre tablette tactile, non.

En cette (presque) fin de l’été, comme chaque année, qui n’a pas éprouvé l’envie et même soudain le besoin, sur les plages comme ailleurs, en haut d’un sentier de montagne ou en volant dans les airs, l’espace d’un instant, de repartir d’un autre pied à la rentrée, d’essayer de donner une autre orientation ou signification à sa vie ?

Cela s’explique par l’action des journées les plus longues de l’année, souvent les plus ensoleillées, sur le corps bien sûr, mais aussi sur le moral, le psychisme. Souvent on se sent pousser des ailes en été, et d’innombrables personnes « refont le monde » dans des discussions qui semblent interminables sur les plages, aux terrasses des cafés, un peu partout.

« c’est décidé, au retour je fais un régime et je m’y tiens« ;

– « c’est sûr, c’est la dernière fois que je fume: j’arrête définitivement dès mon retour de vacances« ;

– « Allez ! A la rentrée, j’arrête mon job, qui ne me plaît pas et où j’ai pas mal de problèmes: je créée mon activité« ;

– « C’est la dernière fois que je viens en vacances ici: 21 ans ça commence à faire ! J’ai envie de voyager un peu ! »

– « En rentrant, je refais toutes les tapisseries du rez de chaussée et des chambres: je ne peux plus les voir ! »

Combien de fois, ne vous êtes-vous pas fait l’une ou l’autre de ces réflexions, combien de fois n’avez-vous pas fait tel ou tel projet, en pensant « dur comme fer » que vous alliez modifier un aspect de votre vie, voire votre destin lui-même, comme ça, de votre seule volonté ? Et combien de fois avez-vous tenu votre pari ? Les statistiques diraient que bien peu souvent ces bonnes résolutions sont réellement suivies d’effets.

Il existe d’ailleurs dans l’année, d’autres périodes favorables à de telles promesses que l’on se fait à soi-même (mais que l’on ne tient pas forcément): à Noël, période privilégiée pour formuler des voeux, pour les autres mais aussi pour soi-même; aux dates anniversaires: la conscience de « reprendre » une année y est peut-être pour quelque chose…; le Printemps qui, chez la plupart des individus provoque un changement hormonal qui peut expliquer qu’à ce moment là également, « on se sente pousser des ailes« .

Peut-être alors, pourrions-nous conclure, comme le philosophe, que:

« vouloir vraiment c’est vouloir ce qu’on ne veut pas » (Renouvier).

Edithorial37

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Les nouveaux radars-tronçon: piège à ……

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Vient d’être inauguré près de Besançon, le premier radar-tronçon, avec deux caméras distantes de 2 Kms.

Automobilistes: ne vous laissez pas piéger et contestez systématiquement les contraventions qui résulteront de ce type de contrôle !

Pour comprendre, il faut savoir comment fonctionnent ces nouveaux radars (source; http://www.radars-auto.com):

Le fonctionnement du radar tronçon est le suivant.

Une première caméra enregistre le passage de toutes les voitures à l’entrée du tronçon contrôlé. Un ordinateur reconnait automatiquement la plaque d’immatriculation et enregistre l’heure exacte de passage au dixième de seconde près.

A la sortie du tronçon, une autre caméra enregistre le passage des véhicules et l’ordinateur enregistre la plaque et l’heure.

Connaissant la distance entre les deux caméras, l’ordinateur calcule la vitesse moyenne de circulation sur le tronçon et adresse automatiquement le PV en cas de dépassement de la vitesse autorisée.

Or, automobilistes, ce qui n’est précisé nulle part, sur aucun site internet pas même sur http://www.radars-tronçon.fr, ni dans aucun magazine, c’est que le dispositif ne semble comprendre qu’un seul ordinateur.

Logiquement donc, cet ordinateur doit nécessairement se situer au second point de contrôle, à la sortie, pour effectuer le calcul de la vitesse moyenne à partir des données des deux caméras, et logiquement toujours, il doit pour ça avoir reçu de la première caméra de contrôle (du premier contrôle), un signal d’identification des véhicules, sinon nous ne voyons pas comment l’ordinateur pourrait déterminer le calcul de la vitesse moyenne entre ces deux points.

Or c’est précisément là où ça se corse ! Les pouvoirs publics se gardent bien d’expliquer de quelle manière est transmis ce signal, de la première caméra,  à l’ordinateur qui est relié à la seconde caméra.

Quel type de signal est utilisé ? Selon quelle technologie (quelles ondes) ? Sur une distance de 2 Kms (même moins), ne risque-t-il pas alors d’y avoir une dispersion plus ou moins grande de ce signal, agissant significativement sur le temps calculé et risquant de fausser tous les résultats (qui plus est si le tronçon de contrôle est situé en ligne courbe ou légèrement courbe !…) ; les caméras ne peuvent-elles pas se dérégler, avec le temps (qui passe, mais aussi les intempéries) ; ne devront-ils pas de toute manière faire l’objet de contrôles plus fréquents que les radars classiques, par des organismes agréés ?

Voilà les raisons pour lesquelles il convient d’être non seulement vigilant, mais de contester la validité d’un tel type de mesures. Le fait que ces radars soient déjà en service dans d’autres pays ne prouve absolument rien et ne peut être en soi un gage de validité.

Edithorial37

 

 

 

 

 

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Les nouvelles mesures fiscales de cette fin août 2012

Le gouvernement pense en premier lieu « donner de l’air » à l’économie française, et aux entreprises, en rehaussant à deux reprises le plafond de dépôt sur les livrets A, source numéro 1 d’épargne de nos concitoyens, supposée aider les entreprises dans leurs besoins d’investissements.

Chacun appréciera, mais le niveau de richesse, ou plus exactement de « détention d’argent à placer en épargne » ayant considérablement baissé depuis plusieurs années, mouvement accentué ces derniers mois, cette mesure ne peut intéresser et encore, que les plus riches, d’où le peu de retentissement probable sur l’économie, et une déception à attendre sur les effets escomptés.

Ensuite, ce même gouvernement annonce un « Nième » coup de rabot sur l’ensemble des niches fiscales, qui entretemps, selon la définition qu’en donne maintenant le ministre concerné, constituent pêle-mêle l’ensemble de tout ce qui donnait lieu avant à réduction d’impôts, à charges déductibles sur le revenu global, à crédits d’impôts, tout ceci pour en limiter le bénéfice et l’impact à 10 000 € au total par an et par foyer fiscal, quelles que soient les composantes de ceux-ci. Le même ministre concerné justifie cette mesure par un exemple qui paraît ridiculement faire exception par rapport à la masse silencieuse des principaux contributeurs de l’impôt sur le revenu, c’est à dire toujours les mêmes, les classes moyennes ! Il cite en effet le cas de contribuables qui bénéficiaient jusqu’ici de « plusieurs centaines de milliers d’euros de réductions d’impôts »: il n’est pas besoin d’être grand Clerc pour savoir que cet exemple ne peut être extrait des couches moyennes de la population, et encore moins des moins favorisés…

Mais encore, avec les difficultés liées à la baisse constante du pouvoir d’achat, l’augmentation du chômage et des demandeurs d’emploi, partout mais surtout chez les jeunes, non seulement les habitudes de consommation ont toutes été revues à la baisse, mais en plus, dans de nombreux foyers, ce que l’on a nommé le « syndrome Tanguy » il y a quelque temps et qui a donné lieu à un film à succès, s’est réellement généralisé: dans de telles conditions, plafonner à 10 000 € le total des allègements d’impôts par an et par foyer, semble être une absurdité.

Ajoutons à cela qu’il n’est toujours pas question de relever les tranches du barème progressif de l’impôt sur le revenu, ce qui par effet de cliquet, revient à salaires stagnants, à générer une baisse constante du pouvoir d’achat des ménages, très mauvais signal lancé en direction de notre économie, des prétentions de relance de la croissance et des embauches.

Enfin, ce n’est pas par la mesure symbolique qu’il prend sur les prix à la pompe des carburants, que les consommateurs vont être incités à rouler plus et dépenser plus, bien au contraire: une nouvelle habitude est née: rares sont en effet ceux qui, désormais, font le plein de leur réservoir.

Ces « mesures« , en tous cas annoncées comme telles et supposées en adéquation avec les problèmes que rencontrent les français, ressemblent bien plus à des « mesurettes » sans incidence positive, ni sur les entreprises, ni sur l’économie en général, ni sur le portefeuille des français.

Edithorial37

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  A quoi bon débattre ?

 

 

A quoi bon débattre ?

 

Tiens ?  Beaucoup vont se dire en lisant ce titre : « en voilà une question ! ». Et à la réflexion, ils vont trouver qu’il n’est pas inutile de se la poser…

D’abord parce qu’il y a débat et débat. Il semblera évident pour tout le monde qu’il est des circonstances où le débat est non seulement utile, mais indispensable, incontournable. De multiples exemples illustreraient ce propos, mais prenons uniquement les fonctions politiques, celles de nos gouvernants, et celles du Parlement. Il faut des lois (et décrets d’application) pour régenter un Etat, et il ne peut être concevable qu’un pays légifère sans aucun débat, sans écouter les oppositions, sans amendements. Nous tomberions alors dans l’anarchie ou pire, l’autocratie.

Laissons donc de côté ce type de débats, et intéressons-nous à tous les autres. Pour avoir parcouru pendant plusieurs mois, sur plusieurs réseaux sociaux et en dehors de ceux-ci, les forums sur Internet, voici concrètement ce qu’inspirent les milliers de pages de commentaires, réactions, critiques, suggestions, faisant suite à un thème généralement « lancé » par un internaute, comme début de « discussion ».

On distinguera d’abord les « habitués » des débats, les irréductibles du brouillage, ceux qui vous torpillent des échanges en moins de deux, par des propos venimeux, des invectives n’ayant plus rien à voir avec le sujet abordé ;

Il y a ceux qui viennent lire le thème proposé, et les commentaires, puis se retirent sans observation : ni vu ni connu ;

La majorité, il faut le reconnaître, « entre » dans le débat avec une honnêteté intellectuelle irréprochable, simplement pour apporter sa pierre à l’édifice, ou encore faire bénéficier la communauté de son expérience personnelle, ou bien pour s’informer, tout simplement. Mais ce peut être tout aussi bien pour adresser à l’auteur du sujet de débat une demande d’éclaircissement ! La plupart du temps, à ce stade nous entrons dans des échanges plus ou moins cordiaux, plus ou moins vifs, plus ou moins policés, de points de vue.

Au même stade, les dérapages incontrôlés ne sont pas exclus, loin s’en faut, et même très souvent, les discussions s’enflammant, on constate certaines dérives, les internautes étant rendus à émettre leurs opinions souvent divergentes à propos d’un thème qui n’a plus qu’un lointain rapport avec celui de départ. Souvent, les internautes jouent entre eux le rôle de « modérateur » et remettent sur les rails, la discussion.

Mais se pose une question. Quelqu’un parmi vous, chères lectrices et chers lecteurs, a-t-il déjà eu l’occasion de connaître d’un débat clos, c’est-à-dire définitivement fermé, parce que par exemple il n’y avait plus rien à dire ? A-t-on déjà vu un débat se concluant par une phrase du genre : « c’était donc là, la vraie réponse à apporter à la question qui nous était posée initialement » ? Non, évidemment.

L’observation des groupes de discussion en réseaux par exemple, montre que les débats sont souvent fermés après un nombre assez variable d’échanges, par son initiateur, qui par lassitude ou parce que, momentanément, les lecteurs se trouvant « à court » d’arguments, il n’y a plus lieu à débattre. Pour autant, ces débats ne sont pas clos au sens défini précédemment. Ainsi il suffit par exemple qu’un nouveau membre parcourant le groupe dans lequel figure le débat, en lise toutes les réactions, et que par un trait de génie, pose une question à laquelle jamais personne n’avait songé jusque là, pour que ce débat là soit ré-ouvert.

Relancé, ce débat va de nouveau susciter une salve de réactions, sans jamais parvenir à une conclusion indiscutable, irréfutable, qui s’impose à tous et fasse que la discussion soit close.

C’est le propre d’un très grand nombre de thèmes, et le fait de la diversité des cultures, des raisonnements, des manières d’aborder le sujet, de le cadrer dans notre société, etc…

N’y a-t-il pas quelque chose de gênant, voire de stérile, dans le fait de se renvoyer interminablement des arguments dont aucun ne l’emportera jamais sur les autres ? Même le présent article et son titre racoleur « à quoi bon débattre ? » ne devrait pas manquer de provoquer ce phénomène assez étrange.

Justement, qu’en pense le lecteur ?

Edithorial37

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20 août 2012 · 19:29

Syrie: entre le « pas de deux Russo-Chinois » et les incantations de la diplomatie française…

Il y a peu, le gouvernement chinois est intervenu dans le conflit syrien, en demandant d’urgence une médiation internationale, sans plus de précision, tandis qu’à Moscou, Vladimir Poutine demeurait silencieux.

Nous avons vu la situation humanitaire catastrophique dans ce pays, avec le récent repli des unités de secours, dans un pays  assiégé, délabré, étranglé par les forces aux ordres de Bachar El Assad, lequel s’était dit il y a quelque temps résigné à quitter le pouvoir « dans des conditions dignes« … En réalité, il continue de faire massacrer les rebelles, et pour cela, il relève à l’évidence du Tribunal Pénal International.

A ce stade, plutôt confus, il est permis de se demander, en conscience, si tout a vraiment été tenté pour parvenir à l’expulsion du pouvoir, d’ El Assad.

En effet, la médiation chinoise, proposée sans contours bien précis, ressemble fort à défaut de précisions sur ce point, à l’attente d’El Assad, c’est à dire quitter certes le pouvoir et faire cesser les massacres, mais sans être le moins du monde inquiété, et surtout pas par le TPI.

Par ailleurs, le silence du Kremlin ne laisse rien augurer de bon, sans pressions extérieures, ce qui est le cas présentement. Ce ne sont pas en effet les incantations du ministre Fabius, demandant que le régime d’El Assad soit immédiatement détruit, qui changeront quoi que ce soit. François Fillon a marqué un point il y a quelques jours, quand il a exigé des gouvernements français et allemands, de faire pression sur Vladimir Poutine: il semble qu’il soit le maillon (relativement) « faible », susceptible d’entraîner une adhésion chinoise à une résolution des Nations Unies exigeant la reddition sans condition d’El Assad et de ses troupes.

Nous savons également, mais ce sera au TPI d’en juger, et sans doute dans une moindre mesure, que les rebelles ont également commis des crimes contre l’humanité.

En attendant, ce « pas de deux » de nos deux opposants, et la position « en retrait » de la France (et un silence remarqué de l’Allemagne), ne sont plus du tout supportables, et à l’extrême, peuvent faire de ces témoins qui ne se décident toujours pas à intervenir, des complices de ces crimes contre l’humanité.

Edithorial37

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La suffisance ou l’auto-suffisance des Britanniques après les J.O.

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Dans la plupart des quotidiens anglais, et de la part de trois journalistes de la BBC, pleuvent des critiques tout aussi incompréhensibles que stupides et injustifiées, sur les médias hexagonaux. Le motif ? La presse française dans son ensemble ne « déroule pas le tapis rouge » pour reprendre l’expression de son sympathique premier ministre qui en son temps a donné l’exemple en tentant de ridiculiser notre nouveau président au G 20, aux organisateurs outre Manche pour la totale réussite de ces Jeux.

La perfide Albion a encore frappé. Mais cette fois, inutilement. Là où elle croit déceler de la jalousie de la part de la France, il n’y a en fait rien.

C’est juste que la réussite organisationnelle de ces J.O. est d’une telle évidence, et qu’elle ne fait de doute pour personne, qu’il est superflu et même superfétatoire de le dire. C’est pourtant ce qu’ont choisi de faire les journaux allemands et américains, mais les journalistes de la BBC se gardent bien de préciser que ce sont là pratiquement les seuls pays à s’être cru obligés de mettre les organisateurs britanniques à l’honneur.

Curieux état d’esprit tout de même outre Manche… A son époque, le Général de Gaulle, qui avait séjourné à Londres parce que condamné (pour trahison) à l’exil en raison du régime de Vichy, ne s’y était pas trompé et avait eu tôt fait de dresser le portrait de nos voisins: des gens très spéciaux, tout comme les agents très spéciaux de Sa Gracieuse Majesté, beaucoup plus mesurée dans ses propos, elle,  et certainement d’une éducation irréprochable.

Depuis Richard Coeur de Lion en passant par les épisodes Napoléoniens, il semble que les sujets de Sa Gracieuse Majesté n’aient toujours pas digéré l’importance et la place justifiée qu’occupe notre pays dans le concert des Nations.

Edithorial.

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Bavure policière à New York, ou grave dérive de l’exécutif du président Obama

Aux USA, le pouvoir exécutif est tout entier aux mains du président Obama. chargé de  faire respecter l’ordre et la loi en ayant sous ses ordres les forces de police.

Or samedi 11 août dernier, en plein quartier touristique de Manhattan, en pleine affluence, un homme (noir) fumant un joint, a refusé d’obtempérer aux injonctions d’une armada de policiers new yorkais, avant de brandir… un couteau de cuisine, sans s’en servir pour autant, le malheureux n’en ayant pas eu le temps, faute de savoir s’il en avait réellement l’intention.

Face à une telle situation, tout un chacun est en droit de se poser 3 questions fondamentales:

1) les policiers américains étaient-ils directement menacés, autrement dit leur vie était-elle en jeu ? Y avait-il là situation de « légitime défense » ?;

2) leur riposte (12 coups de feu, dont 7 ayant mortellement atteint l’homme récalcitrant, et dont 3 à la poitrine), était-elle proportionnée à l’attaque ?

3) Le délit commis par l’homme abattu sous les yeux ébahis des badauds, méritait-il pareille issue ?

A la première de ces questions, la réponse est clairement non: les policiers n’étaient nullement directement menacés;

A la seconde question, la réponse est identique et découle de la première: l’homme n’ayant pas fait usage de son couteau (il ne l’a pas lancé en direction des agents, trop loin de lui, et ne s’en est pas servi pour prendre un passant en otage par exemple). Par conséquent: non, la riposte policière n’a absolument pas été proportionnée à l’attaque, puisque d’attaque, il n’y a pas eu;

La troisième question nous ramène à la législation américaine: la principale interdiction de fumer du cannabis est la Marihuana Tax Act de 1937, et prochainement, il pourrait bien être question de l’interdiction de fumer (cigarettes, cannabis) chez soi). Tuer de sang froid, par 7 coups de feu mortels, un homme de couleur noire et porteur d’un couteau de cuisine, au seul prétexte qu’il avait enfreint la loi, est-ce la réponse adaptée ? Là encore c’est non.

Ce qui sera malheureusement très vite classé comme un « fait divers » en dit long sur les libertés, le respect du droit à se défendre, sur l’état de l’idée de justice que se fait le pouvoir exécutif américain en place, Obama en tête. Cela fait à la fois peur et froid dans le dos, et fait craindre pour la démocratie mais aussi pour la paix qui a existé jusqu’ici entre races et origines différentes, les USA étant souvent montrés en exemple de cette intégration réussie.

La police new yorkaise, comme Californienne et dans les autres Etats, va devoir revoir et réformer ses méthodes d’appréhension et de traitement de ce type de problème de non-respect des lois, sans menaces, ni directes ni indirectes du prétendu « agresseur ».

Edithorial

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Les leçons des Jeux Olympiques: l’esprit sportif, la combativité dans le respect, la fraternité

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Le perchiste Renaud Lavillenie, et les handballeurs tricolores face aux Croates, sont les tous derniers exemples à montrer à toutes les générations: celles de la sportivité, de la combativité dans le plus pur respect des autres compétiteurs, de la solidarité et de la fraternité.

Lavillenie nous a donné hier soir 10 août, une sacrée leçon de volonté, de courage, d’audace, de ténacité, de pugnacité, et ce alors qu’il recevait sur ses frêles épaules la pression maximum de deux perchistes allemands. Il fallait avoir un mental super fort, et être hyper concentré et motivé, pour avoir réussi le saut prodigieux qui a renversé la situation à son avantage. En effet, menant jusque là dans la compétition, il venait d’être dépassé par les allemands , échouant à son premier essai à la même hauteur. Il eut alors l’intelligence de faire l’impasse sur les deux résultats lui restant, pour les reporter sur la hauteur suivante, non encore tentée par les perchistes germaniques, qui eux, disposaient de trois essais, qu’ils ont tous les trois manqués, tandis que Renaud, très concentré et vindicatif, puisant ses dernières forces au plus profond de lui-même, s’est élancé au deuxième et dernier essai vers la gloire, la consécration, la médaille d’or.

Ce qu’il est tout aussi merveilleux de savourer, ce sont les accolades fraternelles qui ont suivi entre les trois médaillés olympiques: autant en compétition, on ne se fait pas de cadeaux, mais toujours dans le respect des autres, autant une fois le verdict des scores affiché, on se serre la main avec le sourire, on reçoit une petite tape d’amitié sur l’épaule, tout ce qui fait « l’esprit sportif et olympique ». Il y a bien des sports, collectifs ou non, à commencer par le football, qui feraient bien de s’en inspirer.

Ce fut la même chose avec nos handballeurs: quelle joie de voir cette totale entente entre les joueurs, cette symbiose, cette sportivité, et quel bonheur de voir la reconnaissance des vaincus: aucune contestation, aucun esprit revanchard ou mauvais esprit. C’est ça le vrai sport. Ce sera cela également ce soir samedi avec nos sympathiques et brillantes basketteuses (les garçons n’ont pas démérité quoi qu’il en soit), lesquelles feront certainement une fois de plus preuve de combativité sans agressivité, dans le respect du sport et de l’équipe adverse.

Nous nous souviendrons aussi du sourire de Soumare, et en première partie des Jeux, du même « esprit de corps » et du même respect, de la même solidarité des nageuses et nageurs, judokas, rameurs, etc…

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