Archives mensuelles : juin 2012

Les réseaux sociaux virtuels sont-ils un remède à la solitude ?

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PLusieurs centaines de millions d’internautes et d’accros des tweets et autres textos sur smartphones et autres appareils de communication, échangent chaque jour des milliards de messages, photos, vidéos.

Internet et les nouvelles technologies se sont incrustés partout, jusque dans les régions les plus reculées de la civilisation, les plus désertes. Aujourd’hui il est possible de communiquer facilement avec n’importe qui quasiment n’importe où, même en plein désert ou, sans aller jusque là, dans des contrées éloignées de toute ville un tant soit peu importante, rompant ainsi l‘isolement des personnes.

Les faits sont là en effet: Facebook avec plus de 500 millions de membres, Viadeo avec 45 millions de membres, Google+, LinkedIn, Tweeter, Smart Web (2 millions) pour ne citer qu’eux, permettent grâce aux ordinateurs, à l’Internet haut débit, aux téléphones mobiles 3G+ et maintenant 4G, de se relier n’importe où à son réseau favori, et de là, à tchatter, tweeter, envoyer messages, photos, vidéos en direct, et de se créer de nouvelles relations, de nouveaux contacts, suivant les affinités.

En cela, l’isolement des personnes (du moins de celles, jeunes ou âgées, aptes à savoir se servir de toutes ces technologies), tend à devenir un lointain souvenir.

Pour autant, chacun s’accorde à le reconnaître: les relations sont avant tout et restent à plus de 90% virtuelles, qu’elles soient purement amicales, ou professionnelles. Il y a bien malgré tout des exemples de contacts ainsi opérés, qui se sont par la suite poursuivis et concrétisés réellement. Mais dans l’ensemble, les échanges demeurent virtuels. Là également, d’aucun ne pourra prétendre qu’avec 1 000 contacts dans son carnet d’adresses, l’internaute est en mesure de correspondre régulièrement avec chacun de ceux-ci. Dans la réalité, seule une petite dizaine d’habitués se retrouvent être de vraies relations suivies, et fort peu conduisent à de vraies rencontres, physiquement parlant.

Or isolement et solitude sont deux notions voisines. L’isolement est le fait de se trouver isolé socialement des autres. La solitude est un état d’isolement. Pourtant on peut différencier l’isolement de la solitude.

En effet, l’isolement peut être géographique, technique, subi.

La solitude n’est pas nécessairement liée à la géographie ni aux problèmes techniques, et elle peut être subie, ou au contraire, voulue. C’est le cas de ceux qui chaque année éprouvent le besoin de faire une retraite dans un monastère ou autre endroit, pour se couper momentanément du stress de la vie courante; c’est la situation de certains métiers choisis justement en fonction de l’état de solitude qu’ils apportent: gardiens de phares en pleine mer (il y en a de moins en moins), berger dans les Alpages, marins, etc… Mais le plus souvent la solitude est plutôt subie, touchant autant des personnes jeunes que des personnes âgées, et ces nouvelles technologies, ces réseaux sociaux, ne sont alors que des « solutions en trompe – l’oeil« , ne procurant que des résultats éphémères, des « rencontres virtuelles » sans lendemain.

C’est là le paradoxe de ces nouvelles technologies de la communication: rompre l’isolement et faire se rapprocher des êtres qui, sans elles, ne se seraient sans doute jamais parlé, et dans le même temps, n’être qu’un miroir aux alouettes.

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La France défaite !

C’est l’un des pires matchs sinon le pire que l’équipe de France ait livré en compétition. Passes à l’adversaire, aucune attaque de la balle, on laisse jouer le camp adverse, qui aura ainsi mobilisé le ballon à 80%. Aucune envie de jouer apparemment, des passes trop longues, souvent trop fortes, une défense dispersée et incapable, à 7 ou 8, de contenir 5 ou 6 assaillants espagnols. Une équipe de France qui n’est même plus l’ombre d’elle-même, et qui n’a que ce qu’elle mérite, avec son élimination.

En effet, jamais, à aucun moment elle n’a inquiété en quoi que ce soit ses adversaires, se contentant de les regarder jouer ! Ajoutons à cela les fautes  fréquentes sur les joueurs ibèriques (sanctionnées par des cartons jaunes); c’est à se demander si nos joueurs savent encore jouer collectivement au football, s’ils jouent et s’entraînent vraiment ensemble, et dans les conditions d’un vrai match, avec une vraie opposition.

Laurent Blanc aura sa part de responsabilité également, il ne pourra pas en être exonéré, comme en son temps Domenech tant décrié, mais finalement…. Il faut croire en effet qu’il n’a pas su donner une âme à cette équipe, qu’il n’a pas su lui insuffler la rage de vaincre, l’esprit de conquête, à ces « enfants gâtés » du football, que rien décidément, rien, ne semble motiver.

Autant il est possible de croire à un certain talent individuel de ces joueurs dans leur club respectif, autant il est impossible de reconnaître le moindre talent à cette équipe « en déroute ». Tous ces joueurs sont extrêmement bien payés, tout le monde le sait, et derrière ça, resurgissent les mêmes problèmes: ces joueurs sont aujourd’hui bien davantage des « stars », des « V.I.P. », des « vedettes adulées » (dont beaucoup se font remarquer dans les publicités) que des pratiquants du ballon rond. A ce stade (sans jeu de mot), chacun d’eux, en conscience, devrait se reconnaître un devoir: celui de l’exemplarité, de l’image qu’ils transmettent à notre jeunesse. A  ce niveau de compétition, et quand en plus on se dit « athlète », on ne se traîne pas, l’âme en peine, sur un terrain, et les (rares) fois où l’on réussit à capturer la balle, on n’hésite pas trente secondes à se demander quoi en faire….

Elimination logique par conséquent: bravo aux Espagnols, qui sont apparus cependant un peu en-dessous de leur valeur, compte tenu du résultat final de la rencontre (2-0) et de la piètre « opposition » à laquelle ils ont eu à faire face.

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Accord a minima et de principe pour la croissance européenne

Ainsi Rome aura accouché d’un accord, plutôt déclaration de principe qui engage tout le monde et personne à la fois, a minima et à quatre (Espagne, Allemagne, France, Italie) afin que l’Europe consacre 1% de son P.I.B. à la relance de la croissance.

Quatre « décideurs » sur 24 ou 27 Etats membres, on ne peut pas vraiment parler de consensus, et encore moins d’accord.

De plus, ce n’est qu’un principe, une idée, lancée sans aucune suite à l’instant où elle est lancée: aucun des protagonistes n’a idée de l’art et la manière de parvenir à ce but: 1% du PIB de l’Europe !

Prenons par exemple la France, ou encore l’Italie: quels seront leur P.I.B. respectif en 2012 ? Au-dessus de zéro ? Qui, en définitive, par cette idée de provision égale à 1% du P.I.B. de l’Europe pour relancer la croissance, contribuera effectivement à cette provision ? Le lecteur appréciera. Le discours de clôture, qui se voulait en plus une « avancée significative » (un « signal fort » a déclaré la Chancelière allemande), ne dit mot non plus sur la manière dont les quatre initiateurs de cette « idée » imaginent comment, selon quels critères et au profit de quels Etats, et selon quels contrôles et garanties, se ferait la répartition de cette provision ou fonds de garantie pour la croissance !!!

Beaucoup de flou donc, et d’effets d’annonce, avec un vague sentiment que tout ceci est en réalité reculé « aux calendes grecques », et une curieuse impression de la façon dont se détermine la politique économique interventionniste de l’Europe, à quatre, sans concertation.

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Les vieux démons resurgissent…….

Il n’aura pas fallu beaucoup de matchs dans ce début d’Euro, pour voir l’équipe de France de football retrouver ses vieux démons, comme aux pires heures de son histoire, avec ce soir contre la Suède, un Laurent Blanc ressemblant étrangement à un certain Domenech…

Des passes directes approximatives, atterrissant souvent dans les pieds de l’adversaire, une ligne de défense qui avait déjà montré ses limites lors de la rencontre précédente pourtant remportée, mais qui là, a multiplié les erreurs, face à une équipe suédoise c’est vrai, véloce et motivée, pas mauvaise du tout. Seuls LLoris et Ribéri et Benzema se distinguent vraiment.

Se faire dominer ainsi (2-0) par le dernier du classement alors qu’on occupe, certes provisoirement la première place de notre groupe devant l’Angleterre, ça n’est déjà pas glorieux, mais si la France continue à jouer ainsi, elle n’ira pas très loin dans cet Euro, surtout contre l’Espagne samedi prochain !

Ce n’est pas en effet avec une ligne de défense-« passoire », une ligne d’attaque hésitante, jouant souvent en retrait voire « à reculons », avec des frappes même pas centrées ou passant très largement au-dessus des filets, que l’on pourra espérer progresser.

Laurent Blanc a donc du pain sur la planche: toute l’organisation de cette équipe est à revoir, de A à Z, …et vite !

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Cameron joue-t-il ouvertement la division ?

Au sommet du G20 de Los Cabos, on peut en effet estimer que le Premier ministre britannique a porté une lourde responsabilité, celle de montrer au monde entier, attentif à ce sommet (dont les USA, la Chine), un esprit de division, là où il faut au contraire montrer une grande solidarité, en attaquant de front la politique fiscale de F. Hollande.

C’est de plus profondément ridicule de la part de M. Cameron, lorsqu’on sait qu’il n’y a pas une politique fiscale commune dans les 27 Etats membres de l’Union européenne, et que de grandes disparités existent même, plus flagrantes encore, ailleurs qu’en France. Votre serviteur surprendrait peut-être en disant qu’en matière de fiscalité (domaine ô combien vaste s’il en est !), et que pour certains impôts spécifiques, la France peut faire figure de petit paradis fiscal, même encore aujourd’hui. Le nouveau président n’est pas tombé dans le piège de la surenchère verbale et a su maintenir, justement, l’ esprit de cohésion qu’il convenait d’avoir, pour maintenir la confiance dans l’économie européenne.

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La France est-elle encore une démocratie ? Quels sont les contre-pouvoirs existant ? ? ?

Le peuple souverain a tranché: il a décidé de donner à son nouveau président la majorité absolue pour lui permettre de gouverner sans encombre.Mais en concentrant à présent tous les pouvoirs (locaux, régionaux, Parlementaires), la démocratie ne risque-t-elle pas de se trouver mise à mal ?Selon la répartition géographique des forces de gauche, sans avoir besoin d’évoquer celles de l’extrême gauche, et selon leur répartition dans les différentes Institutions, sur le papier il y a effectivement un risque pour la démocratie.

Nos nouveaux gouvernants se trouvent donc investis de sans précédent dans l’histoire politique de notre pays.  Non seulement le nouveau gouvernement qui verra le jour très prochainement n’aura pas droit à la moindre erreur, mais en plus de cela, il aura l’obligation républicaine de faire respecter, dans les faits, la démocratie. Il devra donc, plus que jamais et plus que tout autre gouvernement ne l’a jamais fait, écouter l’opposition quelle qu’elle soit, d’où qu’elle vienne, écouter les opinions quelles qu’elles soient et d’où qu’elles viennent. Il aura constamment l’obligation d’associer toutes les forces vives  à ses décisions, par la concertation la plus grande, la plus large,  au risque sinon  de très vite se voir reprocher par les français, la confiscation de tous les pouvoirs.
Enfin les opposants auront intérêt évidemment à faire entendre leurs voix, et les contre-pouvoirs à se manifester:

  • le Conseil Constitutionnel en premier lieu, qui est de droite. Il jouit de grandes possibilités d’intervention, contraignantes,  d’amendement et d’abrogation (cf la loi sur le harcèlement sexuel) et sa saisine a été récemment étendue à un collège de citoyens;
  • la Cour des Comptes, qui sera toujours là pour tirer les signaux d’alarme;
  • les syndicats et partis, qui par les manifestations qu’ils organisent pourront peser sur l’opinion et influer sur le retrait ou la modification  des projets de loi;
  • les médias, le quatrième pouvoir, et une certaine presse, qui peut également influer sur la marche du  gouvernement;
  • les Institutions Européennes, lesquelles prévalent par certaines de leurs décisions sur celles du gouvernement français: elles peuvent très largement l’ entraver, ou le conduire  à renoncer à certaines réformes (ex: de la TVA; de la PAC, etc…).

Pour l’heure, c’est l’attentisme, mais il est clair que voilà une majorité écrasante, dont tous les actes vont être regardés « à la loupe », tant en France qu’à l’étranger, ce qui est le paradoxe de cette situation: avec une telle présence écrasante et majoritaire à tous les niveaux décisionnels de l’Etat, il semblerait logique de penser que MM Hollande et Ayrault n’auront absolument aucun mal à appliquer leur programme. Mais la réalité sera beaucoup moins simple qu’il n’en a l’air, et c’est sous une très étroite et constante surveillance, que ce gouvernement devra oeuvrer, avec, il faut le rappeler, l’interdiction de tout droit à l’erreur.

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